Outlaws
Spin-off de la série Orbital : l'aventure de la sœur de Caleb, hors-la-loi luttant contre les mafias extraterrestres.
Space Opera Spin-off
Espace confédéré. Année 2779. Un vaisseau mené par le commandant Grello arrive en vue de l'Astroport de Lugmila. À son bord : un chargement de clandestins échappés de leurs planètes respectives, qui se voient forcés de travailler six mois pour le terrible cartel des Cimes, mafia qui a organisé leur passage. Parmi ces hors-la-loi, une mystérieuse humaine, représentante d'une race honnie pour être la dernière à avoir intégré la Confédération. Taciturne et têtue, elle va se trouver au cœur d'une incroyable lutte de pouvoir d'où le cartel des Cimes pourrait ne pas sortir gagnant. Mais elle, peut-être...
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Editeur
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Genre
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Type
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| Date de parution | 19 Août 2022 |
| Statut histoire | Série terminée 3 tomes parus |
Les avis
Pas aussi bien que le reste d'Orbital. Eh oui, le risque, quand on réduit la focale, avec un seul héros et un seul problème d'ailleurs banal, le sort de certains dominés avec la mafia et l'immigration comme espoir assez vain, est que… eh bien justement, le monde est bien moins riche, attrayant ! Les dessins, eux, restent de qualité, et c'est bien heureux. Moi, je comprends pourquoi l'héroïne peu sympathique agrège autour d'elle : il y a une révolte latente chez les gens, sa colère peut entraîner en résonnance avec. Elle a certaines qualités de chef, et je rappelle en passant que les chefs ne sont pas toujours empathiques… Les gens les suivent parce qu'ils ne savent que faire, où aller, et qu'ils se mettent dans le sillage de qui suit un chemin. Enfin, sa jeunesse et son appartenance à la race humaine méprisée peuvent émouvoir des gens, par justice, parce qu'ils sont eux-mêmes méprisés ou pour le cumul de ces deux raisons. Par définition, dans les histoires héroïques, on favorise les cas où des gens réussissent des choses improbables. Cela ouvre l'imagination mais induit les gens en erreur, prenant l'exception pour la règle : comme on nettoie après les travaux, l'auteur devrait s'arranger pour rappeler qu'il n'en est rien. Créer un monde donne la responsabilité d'ouvrir à l'imaginaire, mais aussi de ne pas fermer les yeux sur la réalité du monde !
Outlaws est un spin-off de la série Orbital de Sylvain Runberg et Serge Pellé. Cette dernière suivait les agents Caleb et Mézoké dans leurs aventures spatiales au service de l'autorité galactique et au-delà. Outlaws, pour sa part, va suivre l'histoire de Kristina, la soeur de Caleb, entre le moment où on l'aperçoit brièvement dans l'introduction du premier tome d'Orbital jusqu'à leurs retrouvailles dans le tome 6. Et là où son frère se rangeait initialement du côté de l'ordre établi, Kristina, elle, se retrouve plus ou moins contrainte de suivre la voie de l'illégalité, formant son propre gang pour affronter les maffias extraterrestres. Outlaws laisse sur une impression mitigée. Les amateurs d'Orbital seront heureux de voir cet univers approfondi avec une facette différente des aventures de Caleb. On s'y retrouve, avec le même univers space opera, les mêmes races aliens, les mêmes technologies. Et si le dessin d'Eric Chabbert apparait ici moins fin que celui de Serge Pellé, son trait est similaire et ses couleurs quasiment identiques, ce qui est une vraie qualité. Mais pour ce qui est du premier tome de cette nouvelle série, son scénario n'est pas passionnant. Il s'avère convenu, reposant sur une trame stéréotypée de pauvres gars dominés et rackettés par une maffia sans scrupule jusqu'à ce que l'héroïne donne un coup de pied dans la fourmilière pour s'évader et parvenir à tracer son propre chemin, chemin qu'on ne verra que dans les tomes suivants. Cette fameuse Kristina n'est en outre pas très attachante, transportant avec elle sa colère permanente et attirant malgré tout on ne sait comment la sympathie de tels ou tels alliés sans qui elle ne semblerait pas pouvoir survivre bien longtemps tant elle parait instinctive et égocentrée. Le second tome laisse la même impression, poursuivant sur une intrigue convenue, rythmée par des péripéties sans relief et des affrontements de gangs. L’héroïne et ses deux compagnons s’en tirent essentiellement par des fuites ou des combines maladroites, ce qui rend l’ensemble prévisible. Des scènes trop téléphonées, un rythme poussif, une mise en scène pesante alourdie par des dialogues creux de personnages secondaires dispensables, et une héroïne qui reste difficile à apprécier, aboutissent à une lecture fade et peu enthousiasmante. Initialement attiré à l'idée de retrouver l'univers d'Orbital, cette série dérivée ne m'a pas convaincu du tout.
Je suis un grand amateur d’Orbital, une série qui m’a rapidement conquis, et qui marche sur les traces de Valerian et Laureline je trouve, sacré compliment que je fais là. Outlaws est donc un spin off de l’univers sf créé par Runberg et Pellé, on va suivre la sœur de Caleb qui aura un parcours plus chaotique que son aîné. Une série que je n’attendais pas spécialement mais je ne boude pas mon plaisir. Runberg surprend peu avec son scénario mais ça se lit tranquille. Un 1er tome qui fait le taf mais j’attends beaucoup de la suite, on connaît vers quoi l’héroïne tendra, j’espère être agréablement surpris sur l’évolution du personnage. Niveau graphisme pas facile de passer après Pellé mais Éric Chabbert s’en sort plus qu’avec les honneurs, j’ai été agréablement surpris. Il adapte ici son trait pour garder une cohérence graphique mais il impose sa patte, ses couleurs sont tout aussi charmeuses, challenge réussi. Un tome introductif un peu sage niveau histoire mais qui reste honorable pour les amateurs, j’espère juste une montée en puissance dans les prochains.
Je ne connais pas encore la série Orbital, à l’univers de laquelle semble appartenir « Outlaws ». Mais cela n’empêche pas de suivre l’intrigue, je n’ai pas été gêné par ma méconnaissance de la série mère. Pour ce tome introductif, disons qu’il fait honnêtement son boulot… en introduisant la série, sans plus. Il ne se passe en effet au final pas grand-chose et, si la narration est fluide et si ça se laisse lire agréablement, j’ai trouvé le scénario et la distribution des rôles pour le moment peu originaux, un sentiment de déjà-vu prédomine. Par exemple la cohabitation dans une sorte de bagne (ici dirigée par un groupe mafieux) de personnages de races et d’origines différentes, maltraités, le héros (ici une héroïne – seule humaine) réussissant à s’enfuir en ayant noué une alliance sur place. A voir ce que ça va donner par la suite, mais il faudra que Runberg fasse preuve de plus de créativité pour relancer l’intérêt du lecteur, un peu émoussé. Par contre, je trouve que dessin et colorisation sont bien fichus, je n’ai pas grand-chose à redire à leur propos.
J’adore la série mère Orbital, je me suis donc tout naturellement jeté sur le premier tome de ce spin-off. Je ne suis toutefois pas fan des personnages ados un peu rebelles et coléreux, et l’avis de Ro m’avait fait craindre le pire, mais non, je ressors ravis de ma lecture. Il ne s’agit que d’un tome 1, forcément introductif, mais j’ai trouvé l’intrigue intéressante et bien construite. La thématique du commerce humain de l’immigration clandestine fait habilement écho à notre société, et le personnage de Kristina est finalement attachant. Le dessin d’Eric Chabbert est d’excellente qualité, et dans la lignée de celui Serge Pellé sur la série mère. Un excellent premier tome, je lirai certainement la suite.
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