La dernière danse - Grand Prix Belgrade 1939
Début septembre 1939, Yougoslavie. Dominé par les écuries allemandes Auto Union et Mercedes (les Flèches d’argent) depuis le début des années 1930, le sport automobile, à l’instar des autres sports, sert aussi d’outil de propagande au régime nazi. Alors que l’Europe vacille et que la guerre devient tout aussi inévitable qu’imminente, le Grand prix de Belgrade du 3 septembre 1939 doit être l’occasion d’une nouvelle démonstration de force des monoplaces nazies. Mais avec l’invasion de la Pologne l’avant-veille et la déclaration de guerre le jour même il marquera la fin d’un âge d’or où les héros s’appelaient Nuvolari, Lang, Müller, Stück, von Brauchitsch, Caracciola… Pris dans la tourmente, les pilotes présents n’ont plus le cœur à courir, mais les chefs de la propagande les y obligeront de force. Avec cinq voitures au départ, le Grand Prix ne restera pas dans les annales du sport automobile, ce sera juste la dernière fois où les moteurs des bolides rugiront avant de laisser place à celui des Panzer et des Stuka… Une dernière danse avant que le crépuscule s’abatte sur le monde.
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| Date de parution | 25 Mars 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Si cette BD comporte des qualités évidentes, je ne suis pourtant pas parvenu à entrer dans la course. Les critiques semblent pourtant unanimes. Bon... C'est mon intérêt pour l'Histoire qui m'a porté à lire cette BD, et plus particulièrement cette période, ainsi que, je dois bien l'avouer, la nostalgie de l’enfance, temps béni où je passais une bonne partie de mon temps à lire et relire les manuels d’Histoire de la bibliothèque paternelle, ainsi qu’un album d’images Panini consacrés aux voitures anciennes qui avait été complété par mon frérot quelques années avant ma naissance... Nostalgie, nostalgie… Tout d’abord, je me dois de préciser que le dessin est engageant, sinon je n’aurais même pas pris la peine d’entamer cette lecture. Le trait de Youssef Daoudi est nerveux et très expressif. Servi par une mise en couleur choisie avec soin, il sait mettre le lecteur en appétit : au premier coup d’œil, on perçoit parfaitement l’énergie électrique qui devait régner à ce moment précis. Ensuite, la tourmente qui emporte alors le continent européen trouve dans l’organisation même du récit une très juste transcription. L’auteur en effet entrecoupe sa narration de pages plus historiques ou techniques. L’ensemble est dynamique et le lecteur se sent véritablement pris dans un tourbillon. Cela étant dit, force est de constater que cela n’a pas fonctionné sur moi, et je me trouve bien ennuyé. Tout cela créé aussi de la confusion. J’ai eu du mal à suivre le fil et à m’attacher aux personnages, tout comme j’ai eu du mal à comprendre leur parcours individuel, si bien que je ressors de ma lecture avec le sentiment d’avoir traversé un rêve haché. Enfin, je trouve que sur un sujet tout à fait similaire, le film Le Mans 66 apportait une dimension supplémentaire que je n'ai pas décelée ici. La dernière danse reste étrangement attendu dans son propos (alors qu'on était en droit d'attendre quelque chose) là où le film précité parvenait à surprendre par sa teneur politique (alors que je n'en attendais absolument rien). Pour conclure, et malgré les qualités certaines de l’album, je dirais simplement qu’il n’était pas pour moi. Les albums Panini sont désormais loin derrière moi. Je suis passé à autre chose.
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