Doghead

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Influencé par Bosch, Jodorowsky et Jim Woodring, Dave Cooper distille dans Dog Head toute l’essence de son art : un mélange fascinant d’humour noir, d’érotisme et de surréalisme, servi dans une édition souple grand format, enrichie de pages issues de son carnet de croquis.


Auteurs canadiens Les petits éditeurs indépendants

Avec son trait organique et sa narration percutante, Cooper nous embarque dans un univers où l’étrange devient sublime, et où chaque page est une immersion totale dans son imaginaire foisonnant. Ce premier volume propose deux récits en format tête-bêche : L’Architecte, où un visionnaire rêve de bâtiments capables de grandir et de se métaboliser (et franchement, qui n’a jamais rêvé de voir son salon évoluer en cathédrale ?), et La Grande Hiérarchie, où Eddy Table, personnage culte de Cooper, évolue dans une ville rétro-futuriste peuplée de divinités païennes et de créatures grotesques. Une sorte de SimCity sous LSD…

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mai 2025
Statut histoire Histoires courtes (6 tomes prévus) 1 tome paru

Couverture de la série Doghead © Huber 2025
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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07/07/2026 | Cacal69
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Par Cacal69
Note: 3/5
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Après Postapoland, voici "Doghead", toujours chez Huber éditions, et ce comics pue lui aussi la bizarrerie. Je découvre donc Dave Cooper avec cette série qui devrait comporter 6 tomes. Le bouquin, à la couverture souple, dispose de deux couvertures, une pour chacune des histoires. Il faudra d'ailleurs retourner l'album pour passer au second récit. Histoire 1 : L'architecte. La Nouvelle Écosse en 1971, un architecte français doit mettre en œuvre le mouvement métabolique, et ainsi donner le pouvoir à un bâtiment de se transformer par lui-même. Une lecture rapide, seulement 24 pages, juste le temps de découvrir les trois personnages principaux et de planter le décor. Un récit qui ne se dévoile pas encore, l'humour est bien présent et on aura droit à un peu de sexe avec cette fellation dentesque (oui avec un « e »). Histoire 2 : La grande hiérarchie. Bon là, on va partir dans le grand n'importe quoi. Imaginez un monde où l'Étalon (l'équivalent de dieu) et ses deux Mères (des déesses) règnent sur toutes vies. Il faut que je vous décrive cet Étalon : deux longues et fines jambes, un corps ventripotent où deux points d'interrogation sont plantés sur son sommet, une grosse paire de couilles et un œil-museau à l'extrémité haute et basse de son corps (on dirait deux gigantesques phallus). Il va se servir de ses deux excroissances pour réaliser une double pénétration avec les deux Mères et ainsi donner naissance chaque petit matin à de nombreux œufs à coque dure qui vont flotter jusqu'à atteindre le ciel et se briser pour former de petits soleils... Dans cet espèce d'éden absurde, l'Étrier sera le méchant de service. Autre lieu et autre personnage, dans une ville futuriste Eddy Table a l'air de faire fasse à une attaque d'extraterrestres . Rien, à priori, ne lie ces deux intrigues. La lecture est rapide (18 planches) et ne fait qu'effleurer cet univers irrationnel où le comique vient s'inviter sous divers formes. J'ai apprécié le travail graphique de Dave Cooper. L'absence de couleurs associée à un encrage rouge et noir créent cette ambiance surréaliste qui permet d'entrer facilement dans les deux récits. Un surréalisme accentué par le contraste entre la représentation de décors réalistes et des personnages cartoonesques pour le premier récit et des trouvailles graphiques pour le second. Des femmes pulpeuses aux longues incisives et ces dernières ne servent pas qu'à croquer.... Du très très bon boulot. Deux histoires qui partent sur de bons rails, mais il y a un goût de trop peu pour mettre une meilleure note. Impatient de découvrir le second volet et de faire évoluer ma note.

07/07/2026 (modifier)