Deviation

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Blackpool, Lancashire, juin 2016. Mary part avec la voiture et le chien de son mari pour acheter le pack de bière qu’elle a oublié de lui prendre. Stressée par les nombreux messages qu’il lui envoie pour qu’elle se dépêche de revenir, elle rate l’embranchement à cause d’un bête panneau de déviation qui la détourne de la route habituelle.


Angleterre Iles Britanniques Institut Saint-Luc, Liège La BD au féminin La BD, une histoire de famille

La voilà perdue dans une banlieue qu’elle ne reconnaît pas. La peur de la punition qui lui promet son mari à son retour la pousse à continuer sa route… Michel et Béa Constant racontent par le menu l’emprise qu’un homme peut exercer sur sa femme et le processus mental de celle-ci pour, progressivement, s’en affranchir. Un récit implacable mais qui se termine par une libération.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Mars 2025
Statut histoire One shot (3eme volet d'un triptyque) 1 tome paru

Couverture de la série Deviation © Futuropolis 2025
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

27/05/2026 | Noirdésir
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

C’est le troisième volet du triptyque des mêmes auteurs, chaque album pouvant se lire séparément (je n’avais lu que le deuxième volet pour le moment). Si la lecture est sympathique et finalement très agréable, j’ai quand même eu plus de mal que pour le précédent opus à entrer dans l’histoire. En effet, la première moitié est monocentrée sur l’héroïne, Mary, qu’on devine peu à peu fuyant un mari toxique, violent. Mais ce dernier n’apparait que via les messages agressifs qu’il laisse sur le téléphone de Mary, et on ne sait pas trop où Mary et l’intrigue vont nous mener. Peu à peu les choses se mettent en place, et, comme Mary dans la seconde moitié du récit, on reprend pied. La narration prend son temps (on pourrait presque reprocher à l’intrigue sa « légèreté », son manque de densité), pour un récit feel good ma foi sympathique (Mary a quand eu de la chance de tomber sur la famille de Lucy !). Le dessin est lui aussi agréable, fluide, avec une colorisation elle aussi réussi. Bref, avec cet album, les deux auteurs ont développé encore leur univers (ça n’est que dans les dernières pages que Mary fait le lien avec Jane, que j’avais pu croiser dans Lady Jane). Des albums sans prétention, mais loin d’être sans intérêt.

27/05/2026 (modifier)