Le Marin des sables
Cette histoire est basée sur la vie de François l'Olonnois, flibustier français considéré comme un des pirates les plus cruels de tous les temps.
1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Adaptations de romans en BD Caraïbes Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Pirates Vieux gréements
1650. Un jeune homme de 20 ans à peine, originaire des Sables-d’Olonne, s’embarque à destination des Caraïbes en quête de « la terre des délices du cœur ». D’abordages en naufrages, de combats en expéditions, celui qu’on nomme désormais « l’Olonnois » va devenir l’un des flibustiers les plus redoutés de son époque…
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Editeur
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Genre
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| Date de parution | 07 Février 2024 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Je me retrouve dans l’avis de grogro, en ce qui concerne ses critiques. En effet, le dessin est parfois moyen, et les navires – surtout lorsqu’on parle de flibuste ! – ne sont ni détaillés ni particulièrement réussis. Ensuite la narration est souvent trop hachée, pointilliste, comme si nous était uniquement restituée une collection d’instantanés, de moments, au détriment d’une trame plus agréable à suivre car plus fluide et claire. Une sorte de chronologie illustrée, qui reste frustrante, pour l’intrigue, mais aussi pour le sujet. Car le sujet m’intéresse. Je connaissais L’Olonnais de nom, croisé dans les maintenant nombreux bouquins lus sur les pirates/boucaniers/flibustiers/corsaires, mais je n’avais pas fait le lien avec les Sables d’Olonne pour l’origine de son surnom… C’est en tout cas un personnage intéressant, qui traverse une époque et des lieux qui le sont tout autant, avec pas mal d potentiel pour qui voudrait y situer une histoire. D’ailleurs, une partie des péripéties (lutte entre boucanier français et lanceros espagnols, politiques accommodantes et « personnelles » des gouverneurs français de La Tortue, arrivée de femmes vendues aux enchères sur cette même île, etc.) sont reprise dans la série La Promesse de la Tortue, que j’ai lue récemment. Si le récit se laisse lire, par-delà l’intérêt du sujet, il n’en reste pas moins que je suis sorti frustré de cette lecture. Je ne sais pas si ça vient de l’adaptation ou du roman d’origine, mais ça m’a laissé l’impression d’un matériau mal ou sous-exploité. Note réelle 2,5/5.
Le marin des sables est adaptée d'un roman de Michel Ragon sur la vie du marin François l'Olonnois, et comment il devint flibustier. Un sujet qui ne pouvait que piquer mon intérêt. Cette Bande dessinée regorge de belles et bonnes choses, mais échoue de peu à totalement me convaincre. Parmi les détails fâcheux, on compte la représentation des navires. Oui, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. En effet, lorsque ceux-ci sont représentés de profil, la silhouette est approximative. On ne retrouve pas la forme si caractéristique des galions espagnols, et les frégates évoquent davantage les nefs médiévales que les vaisseaux de ligne du XVIIe. Les carènes sont sans relief, les châteaux arrière cubiques. Alors c'est certain, si ce fut agit-là du seul grief, c'eut été bien léger. Mais il y a plus dommageable. En effet, on trouve certains raccourcis scénaristiques à mon sens un peu trop... Raccourcis justement, ce qui a eu pour effet de me faire sortir de l'histoire. Les personnages, du coup, perdent un peu de leur empathie parce que les transitions entre les scènes sont trop rapides. On a parfois affaire à une succession d'aventures qui s'enchainent comme une série de diapositives, comme lors de l'expédition vers le Mexique où c'est le plus criant : Le gouverneur lui donne le commandement d'un navire, l'expédition lève l'encre, une tempête a raison du navire, les survivants échouent sur une plage, les espagnols arrivent et tuent tout le monde sauf François, François revient sur l'île de la Tortue, et hop ! le gouverneur lui file un autre navire... Tout cela manque à peine de liant pour que la sauce monte tout à fait, outre le fait qu'on ne comprend pas très bien l'intérêt d'une telle scène, racontée de façon un peu rapide. Pourtant, cette BD est bourrée de qualités, à commence par ses couleurs assez étonnantes, à l'image de sa couverture chatoyante, ce qui a d'ailleurs attiré mon attention. Jérémie Royer fait preuve d'une audace qui contribue pleinement à l'ambiance générale. Cieux cramoisis, nuages sang, brume violette, écume orange... C'est très beau, les effets sont très réussis. Notre Olonnais est immergé dans ce paradis qu'il cherche tant. Dans ce même esprit, les scènes nocturnes sont particulièrement réussies. Mais l'auteur n'est pas seulement doué d'un sens de la colorisation original, il bénéficie également d'un habile coup de crayon (sauf en ce qui concerne les navires) et d'un sens de la mise en scène qui fait souvent mouche. Certaine cases sont vraiment très réussies. Le dessin est souple, et je retrouve avec plaisir le trait qui m'avait tant plu dans l'adaptation de la vie d'Audubon. En sommes, une chouette petite BD qui met en avant un personnage peu connu de la flibuste (du moins en ce qui me concerne), et qui reste très agréable à lire malgré ses défauts.
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