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Stella

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

La fin d’un roman. Le début d’une histoire... Dans ce roman graphique doux-amer, Cyril Bonin revisite le mythe de Pygmalion et renoue avec une certaine tradition de la littérature existentialiste dans laquelle l’irruption d’un subtil élément fantastique vient toucher au plus profond de l’âme humaine. À la fois destin de femme et parcours initiatique, Stella est un récit intimiste à la portée métaphysique qui interroge sur la création, l’identité et la conscience.


New-York, de nos jours. Taylor Davis est écrivain. S’il a connu le succès par le passé, sa carrière est à présent en berne et ses livres se vendent de moins en moins. Mais ce n’est pas très important à ses yeux car Taylor travaille pour l’amour de l’art. Et justement, le nouveau roman sur lequel il se penche depuis des mois l’enthousiasme tout particulièrement. Il s’agit de l’histoire d’un couple située dans les années 1950 et dont l'héroïne se prénomme Stella. Celle-ci s'interroge sur sa vie et se pose tellement de questions que Taylor s’est mis à lui répondre et a engagé un véritable dialogue avec elle. Est-ce un signe de schizophrénie? Pour Taylor, en tout cas, Stella est plus qu'un personnage de fiction. Si bien qu’un jour, alors qu’il vient presque malgré lui de taper le mot « FIN » sur son clavier d’ordinateur, Stella apparaît devant lui. Comme si ces trois petites lettres, à la manière d’une incantation, lui avaient permis de prendre corps dans la réalité ! Mais comment un personnage de fiction pourrait-il vivre au sein du monde réel, qui plus est dans une époque qui n’est pas la sienne ? Pour Taylor, c’est la fin d’un roman. Mais pour Stella et lui, c’est le début... d’une histoire.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Mars 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Stella © Vents d'Ouest 2020

19/09/2022 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Ce récit peut être lu de diverses manières, et certains y verront du fantastiques là où d’autres n’y trouveront qu’une longue rêverie… C’est que le scénario est plutôt bien conçu qui nous entraine dans une mise en abyme dans laquelle l’auteur et son personnage sont amené à se rencontrer. Mais si l’idée en elle-même est assez plaisante, le déroulement de l’histoire n’empêche pas quelques longueurs ainsi que quelques égarements dans des pistes finalement peu utiles (même si l’on peut là aussi y voir une forme de rêverie de l’auteur, qui l’entraine vers la noosphère). Le dessin de Cyril Bonin est toujours aussi incisif. Son trait anguleux est adouci par ses teintes de prédilections (des tons roux, principalement). C’est toujours beau à voir et plaisant à lire. Au final, je ne peux pas dire que Stella m’ait passionné mais je ne me suis pas ennuyé et je trouve la conclusion du récit plutôt bien vue. Pas mal, quoi.

19/09/2022 (modifier)