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Rusty Brown

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 4 avis)

Chris Ware nous livre enfin une suite spirituelle de son roman graphique culte, Jimmy Corrigan. Rusty Brown est un récit choral à la précision redoutable.


Comix Format à l’italienne Gros albums Points de vue [USA] - Middle West

Dans son Nebraska natal, Rusty, victime des petites frappes de son école, s'évade en collectionnant les figurines de super héros. Lorsque Chalky White arrive dans son école, les deux enfants très proches se lient d'amitié. La première partie d'un récit choral vertigineux qui retrace la vie de multiples personnages émouvants et pathétiques... Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Novembre 2020
Statut histoire Série en cours (2 tomes prévus, mais le tome 1 se lit indépendamment) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Rusty Brown

03/11/2020 | Alix
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Par Gaston
Note: 1/5
L'avatar du posteur Gaston

J'avais lu Jimmy Corrigan il y a presque 10 ans et je m'étais ennuyé fermement. Chris Ware a récemment été élu grand prix d'Angoulême, je me suis dis que je devrais réessayer de lire cet auteur. Après tout, il y a 10 ans je venais juste de commencer ma vie de jeune adulte, j'ai vécu des expériences depuis, j'ai approfondis mes connaissances en BD....Bref j'ai muris et maintenant peut-être que je vais rentrer dans l'univers de Chris Ware. Ben au vu de ma note vous avez deviner que j'ai pas aimé ma lecture. Tout comme avec Jimmy Corrigan, si je trouve le dessin sympa et la narration pas mal, le scénario en lui-même m'ennui profondément. J'ai rien contre les histoires tristes, mais là c'est juste ennuyeux à lire. Je me foutais complétement de Rusty et de sa figurine de Supergirl et puis aussi de la vie des autres personnages dont j'ai déjà oublié les noms. J'ai jamais rentré dans l'univers de ses personnages et arrivé au tiers j'ai tout simplement fermé l'album, j'avais même pas envie de seulement le feuilleter. Et puis c'est quoi ses cases très petites et ses petits caractères ? Heureusement que j'ai encore une bonne vue ! Bref, je suis arrivé à la conclusion que Chris Ware n'est pas un auteur pour moi.

27/06/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je commence par le positif : le découpage et la mise en page sont extrêmement créatifs tout en demeurant confortables à la lecture. Même la première histoire qui offre deux fils narratifs sur la même temporalité (on suit donc deux histoires en même temps, l’une se développant sur le dessus de la planche, l’autre dans la bande du dessous), procédé qui me pose d’ordinaire beaucoup de soucis, reste facile à suivre pour moi. Le deuxième récit désarçonne avant d’être joliment relié au concept général du livre (en gros, on suit différents personnages travaillant ou étudiant dans la même école, or ce deuxième récit nous emmène sur Mars, il y a de quoi être surpris) et est écrit dans un style qui correspond bien à l’esprit du récit. Le troisième récit amuse par ses choix graphiques dans les premières planches avant de rentrer dans le rang. Le quatrième récit, lui, ne m’a pas spécialement marqué mais il est cependant bien découpé et mis en page. Ceci dit ! Première grosse, énorme, gigantesque critique : c’est quoi, cette taille de caractères à la con ???? Entre 2 et 1,2 millimètres de haut, faut avoir la vue d’un faucon pèlerin pour éviter le mal de crâne toutes les 10 planches ! A certains moments, je devais tellement approcher mon visage de la planche pour lire ce qui était écrit que mon nez me gênait (et non, je n’ai pas un nez démesuré). Deuxième critique : sorti du travail de découpage et de mise en page, ces récits sont plaisants mais pas exceptionnels. Le quatrième m’est même apparu d’un intérêt peu évident (mais cette appréciation découlait peut-être de ma lassitude à me flinguer les yeux sur cette bande dessinée). Enfin, les différents personnages sont tout de même très déprimants. Car au travers de ces quatre récits, le constat demeure le même : que vous soyez petit, gros, gentil, méchant, menteur, honnête, blanc ou noir, votre vie sera merdique ! Comme l’album se finit sur une double planche sur laquelle s’inscrit en grand « entracte », je suppose qu’il y aura une suite. Ce ne serait pas plus mal parce que, jusqu’à présent, je ne vois pas trop où l’auteur veut en venir (sinon nous faire déprimer sur nos vies sans intérêt). Mais il est clair que si deuxième opus il y a, je passerai plutôt par l’emprunt que par l’achat car cet album, malgré d’évidentes qualités, offre un inconfort de lecture trop important pour que j’aie envie de m’y replonger. Pas mal quand même mais franchement, une taille de police de caractère pareille, c’est du grand n’importe quoi !

28/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ubrald

Je n’avais encore jamais rien lu de Chris Ware. Je suis passé à côté de cette BD. Je mets 2 et pas 1 parce que je reconnais que c’est un très bel objet graphique. J’ai eu un peu d’intérêt au début pour l’intrigue notamment pour l'adolescente Alice que je trouve attachante mais j’ai vite fini par m’ennuyer, trouver ça long, fastidieux à lire car il faudrait une loupe pour lire de nombreux textes et de nombreuses cases qui sont vraiment minuscules. Du coup, au bout d’un moment, j’ai arrêté de faire l’effort d’essayer de lire ces caractères et dessins minimalistes, et j’ai tourné les pages jusqu’à la fin pour voir si l’envie pouvait revenir, mais ce n’est pas arrivé.

12/05/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

La dernière œuvre en date de Chris Ware, Building Stories, n’avait pas emballé les foules, la faute à un format bizarroïde (une multitude de fascicules de taille variée, regroupés dans un énorme coffret onéreux). Avec « Rusty Brown » l’auteur retourne aux sources, avec un album traditionnel finalement assez proche de l’œuvre qui l’a révélé au grand public : Jimmy Corrigan. On retrouve une galerie de personnages un peu pathétiques et misérables, mais tellement humains. Chris Ware explore au travers le prisme de leurs vies des thèmes variés et intéressants : la difficulté à donner un sens à nos existences, les erreurs que l’on finit tous par commettre, nos fantasmes et nos rêves souvent ridicules, les problèmes familiaux, le harcèlement scolaire, le racisme, la religion, et bien plus encore. Chaque chapitre est indépendant et se focalise sur un personnage précis, même si des passages se recoupent : par exemple le premier chapitre parle de Rusty Brown, mais certains protagonistes faisant de brèves apparitions (une prof, un autre élève qui persécute Rusty) sont développés ultérieurement dans leur chapitre dédié. Cette approche narrative est ingénieuse et propose une réflexion intéressante sur notre perception de l’Autre. On retrouve aussi le graphisme et la narration propres à l’auteur : un style minimaliste aux perspectives isométriques, des cases de taille variée (allant de 1.5cm de côté à des pleines pages magnifiques) pas toujours agencées clairement (l’auteur flèche parfois le sens de lecture)… Les sauts temporels sont fréquents et pas toujours très clairs, et les textes souvent minuscules. Il en résulte une lecture parfois éprouvante, mais stimulante voire jubilatoire. J’ai par exemple beaucoup aimé l’astuce graphique lors de la naissance de Jordan : le style est très symbolique au début (des couleurs, des formes simples, des concepts binaires) pour représenter les facultés de perception limitées d’un nouveau-né, avant de se développer graduellement. Vraiment bien trouvé. Le conseil de lecture est simple : les amateurs du travail de cet auteur qui en redemandent peuvent se jeter sur « Rusty Brown » sans hésiter. Par contre si vous n’avait pas accroché à Jimmy Corrigan, inutile de vous infliger la lecture de ce pavé de 350 pages. Et si vous n’avez jamais lu de Chris Ware ? Et bien je trouve que « Rusty Brown » est un chouette album introductif au travail tellement original de cet auteur. Moi, j’ai beaucoup aimé, les thèmes me parlent, et les émotions étaient aux rendez-vous. Vivement la suite (pas pour tout de suite j’imagine, mais l’album se lit comme un one-shot).

03/11/2020 (modifier)