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Kan et Souen

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

L'errance et la quête initiatique de 2 jeunes aventuriers dans un monde étrange


Kan et Souen, accompagnés d'un curieux animal qui ressemble vaguement à un chien, évoluent dans un décor désolé qui semble ancien, à la recherche d'un mystérieux objet, le flacon bleu, et font différentes rencontres qui provoquent divers questionnements.

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Janvier 1985
Statut histoire Série abandonnée 2 tomes parus
Couverture de la série Kan et Souen
Les notes (1)
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09/07/2020 | Agecanonix
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L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai découvert cette Bd récemment, et j'avoue que ça m'a bien plu par le ton poétique et l'idéologie baba-cool qu'elle dégage, on la croirait d'un autre temps, et d'ailleurs elle est assez typée années 80 où l'on voyait assez fréquemment ce genre de bande, qui en même temps est très influencée par Moebius. Sous le couvert d'une quête initiatique, tout ramène aux mythes babas avec plein d'éléments : rituels d'initiation, animaux qui lévitent, cristal qui chante, sanctuaire en plein désert, source sacrée, herbe magique à fumer (le Yi-Kang), transmutation symbolique, vénérable grand prêtre, envol vers les cieux etc... C'est une fantasy étrange constituée de déserts immobiles et de cités abandonnées avec un mélange de styles d'architectures qui hésitent entre les pyramides aztèques et les sphinx égyptiens, j'aime assez ce type d'atmosphère avec une action qui prend son temps et une quête irréelle à la recherche d'un mystérieux flacon, bref l'histoire est plutôt belle, elle fait rêver et transporte le lecteur dans un monde étrange dont on ne sait si c'est le futur de notre planète ou son passé, d'où le fait que ce n'est pas vraiment du post-apo. Les personnages ne sont pas moins curieux, les héros Kan et Souen peuvent faire penser grossièrement à ceux de la Bd Jeremiah, avec beaucoup moins de disparité et de problèmes, leur attitude zen les rapproche et leur permet de faire des rencontres surprenantes. Graphiquement, on se croirait vraiment dans du Moebius, d'ailleurs suprême hommage, l'auteur fait passer dans son récit l'oiseau d'Arzach et l'homme au chapeau pointu, il me semble que c'est avouer clairement ses sources. Sinon le dessin peut se rapprocher aussi d'autres dessinateurs de la même époque comme Fahrer ou Lacroix. Les couleurs sont douces à l'oeil et participent au rêve éveillé que nous offre Bondroit, auteur inconnu dont je n'avais jamais entendu parler, qui s'est fait assister au scénario pour le tome 2 par un certain Malby, également inconnu. A ma connaissance, la série n'a pas fait l'objet d'une prépublication dans un journal, ça n'a sans doute pas aidé à la faire connaître et c'est dommage, je pense que Circus, Pilote ou Métal Hurlant auraient pu l'accueillir, ça explique qu'elle fut abandonnée alors qu'un troisième tome était annoncé, L'Enfant soluble en 1987, mais jamais paru. C'est donc une découverte fort intéressante.

09/07/2020 (modifier)