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L'Or de Morrison

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Un braquage de 350 000 $ commis par d'anciens Confédérés, qui tourne mal


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Autour du rail Editions du Long Bec Indiens d'amérique du nord Les Apaches [USA] - Les déserts Nord-Américains

Avril 1865, la guerre de Sécession se termine par la défaite des Confédérés. Parmi ces soldats déchus, le colonel Marion Michael Morrison s'installe dans les Rocheuses avec 3 de ses soldats fidèles et 3 rescapés de l'expédition française au Mexique 7 ans plus tard, suite à l'expansion du chemin de fer et rêvant d'une vie meilleure, il a l'idée d'un plan génial qui consiste à voler un magot de 350 000 dollars qui est en fait la paie des ouvriers du chemin de fer... pour cela, Morrison s'allie à une bande de hors la loi mais il y a un accroc dans ce plan parfait, parce que le convoi est escorté par un détachement de l'armée, et les voleurs se font voler leurs chevaux par les Apaches.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Février 2017
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série L'Or de Morrison

26/10/2017 | Agecanonix
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Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

L'or de Morrison semble renouer avec les vieux classiques. Cela commence par une affaire de braquage qui tourne mal. On ne vole pas l'argent d'autrui impunément sans en subir les conséquences. Cela reste très classique dans le traitement et dans le graphisme. J'ai apprécié le petit rappel historique dans les pages du début. Cela place le récit dans un contexte historique précis peu après la guerre de Sécession et la guerre du Mexique et en pleine conquête de l'Ouest. Le personnage principal est assez intéressant avec son projet utopique. Il va devenir un véritable gangster pour financer son exil. C'est un western d'ailleurs assez âpre. Le second et dernier tome est assez haletant avec cette course poursuite dans le désert et avec son dossier spécial indien Anasazis en fin d'ouvrage. Bref, l'efficacité sera de mise avec le respect de tous les codes du genre.

14/03/2019 (modifier)
Par Kanibal
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Kanibal

Prenez une bande de détrousseurs Us Army, des indiens, une milice, secouez le tout et vous obtenez un récit vraiment palpitant. L'action se déroule sans encombre et la solidarité qui semblait inébranlable au début de cette aventure s’étiole au fil des pages. L'Or De Morisson est un récit dense, pas forcément riche en rebondissements mais qui nous tiens en haleine durant les 2 tomes. Pour moi c'est un gros coup de cœur. Le dessin m'a paru étrange de prime abord mais en avançant dans ce périple je l'ai trouvé plutôt bon et tout cela m'a donné envie de lire Death Mountains du même dessinateur.

14/07/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un diptyque qui use de pratiquement tous les classiques du western. En effet, après une courte entame sur les dernières batailles de la guerre de Sécession, on retrouve se retrouve dans une attaque de train qui tourne mal, avec des outlaws (mêlant Mexicains, anciens sudistes, rescapés français de l’expédition bonapartiste au Mexique – dont je demande bien pourquoi ils persistent à porter leurs habits « français » – et Indiens Cayuses) poursuivis par l’armée, une milice et des Indiens (Apaches et Cayuses prenant le temps de s’entretuer aussi). On traverse les grandes vallées, les paysages montagneux, puis les cités troglodytes Anazazis, là aussi on balaye large. Bref, cela ressemble à un grand fourre-tout, au milieu duquel l’intrigue se développe, relativement violente (le nombre d’outlaws décline à chaque rencontre de l’un des groupes à sa poursuite). En plus de tous ces thèmes, il en est un qui m’avait intrigué au début, celui de la communauté utopiste influencée par Cabet, que certains protagonistes (dont une Communarde !) avaient tenté de monter, autour d’un ancien officier sudiste. Hélas, cet aspect n’est par la suite pas réellement développé. Reste que malgré l’accumulation de certains poncifs, et la relative densité de l’action (à vouloir mêler tous ces ingrédients, et les faire se rencontrer régulièrement, cela assèche un peu le scénario), cela se laisse lire agréablement. C’est une sorte de reprise des classiques, Roger Seiter ayant glissé là pas mal de choses utilisées par Charlier dans ses Blueberry (un petit clin d’œil d’ailleurs lui est fait, avec l’apparition au coin d’une case de sosies de Red Neck et McClure, les compagnons de Blueberry). Les éditions du Long Bec avaient jusque ici surtout publié des rééditions en western. Cette nouveauté est plutôt honnête, à défaut d’être originale. A noter que je n’ai que moyennement aimé… (lire plus)

15/05/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je me réjouis toujours d'un nouveau western, même quand c'est dessiné par un auteur que je connaissais pas, et dont je vais rapidement lire les oeuvres précédentes. Avec ce diptyque, on a à faire à un grand western, très classique et qui rassemble la plupart des éléments qui compose sa mythologie, vus dans nombre de films. Le récit s'inscrit dans un contexte authentique d'après-guerre de Sécession, et d'ailleurs le scénariste présente cet environnement historique dans un mini dossier en début d'album, c'est important pour bien suivre cette aventure, car elle réunit des anciens Confédérés vivant de rapines (qu'on appelait des Jayhawkers, Charlier en a évoqué certains dans la saga Blueberry), des Bonapartistes rescapés de l'expédition française au Mexique, une communauté de Français, des bandidos mexicains, et même des Apaches furieux. Prévue en 2 tomes, c'est une épopée sanglante au rythme soutenu et plein de rebondissements, avec fusillades, attaques de train, guet-apens, traques, et vastes paysages rocailleux et poussiéreux de l'Ouest américain, où les fugitifs sont traqués par la milice du sheriff de Laramie, par l'armée et par des Apaches. Les auteurs vont même jusqu'à donner le vrai nom de John Wayne à leur anti-héros qui n'a pas froid aux yeux : Marion Michael Morrison, eh oui, c'était son nom ! Le dessin n'est pas parmi mes préférences, il n'est pas assez détaillé et précis, mais fort de son expérience acquise sur Death Mountains, Daniel Brecht possède quand même un coup de crayon sympathique et soigné qui convient bien au western et qui emprunte aux westerns hollywoodiens ; il multiplie les cadrages panoramiques qui donnent incontestablement un goût de cinemascope à cette aventure bien ficelée qui , espérons-le, promet un tome 2 palpitant.

26/10/2017 (modifier)