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L'Étrange

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Par un dessin fort et épuré, l'auteur met en scène le parcours d'un clandestin poussé par la pauvreté à tenter sa chance dans un pays jamais nommé.


Amnesty International Immigration clandestine

Par un dessin fort et épuré, l'auteur met en scène le parcours d'un clandestin poussé par la pauvreté à tenter sa chance dans un pays jamais nommé. Débarqué dans un pays inconnu dont il ne parle pas la langue, seul et sans papiers, cet homme est ce qu'on appelle un «étrange»…. Traité à hauteur d'homme, ce récit captivant met en lumière le destin dramatique des clandestins, en croisant les points de vue sur cette question d'actualité sensible. Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Mars 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Étrange
Les notes (1)
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21/06/2016 | Alix
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Par Alix
Note: 4/5
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Jérôme Ruillier (né à Madagascar mais aujourd’hui isérois !) a publié plusieurs albums sur le thème de l’immigration et de la tolérance. J’ai notamment lu son adaptation du roman Les Mohamed, qui m’avait beaucoup plu, mais qui comportait certains défauts inhérents à ce genre d’exercice (la lourdeur de la narration, notamment). « L'étrange » est une œuvre originale, écrite pour le medium de la BD, et cela se ressent à la lecture. La narration est maîtrisée et ingénieuse. L’auteur raconte les déboires du protagoniste sans jamais lui donner la parole (puisqu’il ne parle pas notre langue), au travers des yeux des gens (et animaux !) autour de lui. C’est bien vu, d’autant plus que le silence de l’intéressé ajoute un message fort, et renforce le sentiment d’isolement. A noter aussi que le pays et l’époque des événements sont passés sous silence, ce qui donne une certaine universalité temporelle et géographique à l’histoire. Le récit est très humain et se focalise surtout sur les réactions et les émotions des personnages. On voit de la cruauté et de l’intolérance, bien entendu, mais aussi de la bonté et du militantisme qui font chaud au cœur. Le « réseau » n’est une nouvelle fois pas nommé, et représente j’imagine le travail de nombreuses associations (France Terre d’Asile, Amnesty etc.) L’album aborde aussi le thème du déchirement familial et des retrouvailles pas toujours faciles (sa fille avait 1 an lors de leur séparation forcée, elle en a maintenant 5, je vous laisse imaginer la chose). Voilà, il y a beaucoup à dire sur cet album, mais finalement le mieux serait de le lire !

21/06/2016 (modifier)