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Les Filles

Note: 2.6/5
(2.6/5 pour 5 avis)

Que font les petites pintades estudiantines de province quand elles s'ennuient ? Ben, elles organisent des pyjamas-parties pour parler de mecs et dire du mal des copines absentes, ou posent du papier peint pour montrer que ça y est, elles sont adultes, et démarrent une nouvelle vie sur de nouvelles bases, ou bien elles jouent à action ou vérité parce qu'elles ont vu des gamines faire ça dans les séries américaines.


Femmes d'aujourd'hui

Cinq copines, Anna, Bénédicte, Chloé, Leïla et Muriel (groupe savamment étudié dans l'espoir que la majorité du lectorat féminin âgé de 20 à 25 ans se retrouve en elles : Anna n'a ppas vraiment de signe particulier ; Bénédicte c'est l'intello puisqu'elle a des lunettes, et donc forcément flippée bien sûr ; Chloé c'est la branchouillée délurée vachement free avec son body ; Leïla c'est le quota ethnique obligatoire qui couche pas avant le mariage et qui a 253 frères et soeurs, comme c'est pittoresque ; Muriel c'est la brave fille toute simple), jacassent sur les mecs (tous des cons qui pissent sur la lunette des chiottes, sauf les beaux mecs, bien sûr)... ... les copines et les frangines (toutes des salopes qui couchent avec votre enfoiré de mec)... ... et la vie (qui, houlala, est pas facile, à notre époque, quand même).

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2000
Statut histoire Une histoire par tome (7 tomes et un hors-série) 8 tomes parus
Couverture de la série Les Filles
Les notes (5)
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17/10/2002 | Cassidy
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Par Spoo
Note: 2/5

Les filles... Tout un programme me direz-vous... Alors oui, la série propose un panachage assez bien vu entre les sujets futiles et les préoccupations plus sérieuses de ses protagonistes... Ça tourne tout de même pas mal autour des problèmes de coeur. Même si les histoires sont d'une longueur inhabituelle, j'avoue que j'ai été assez vite lassé. Pourtant le dessin de Christopher est sympathique, plutôt fin... Mais ce n'est pas vraiment pour moi, tant pis.

29/11/2014 (modifier)
Par BDenis
Note: 3/5

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Ah ben ça… on m’aurait dit que j’allais prendre autant de plaisir à lire une BD pour filles que je ne l’aurai pas crû ! Bon, en même temps c’est un mec qui l’a écrite, est-ce pour cela qu’il a su faire réagir mes ressorts masculins, une auteure aurait-elle réalisé une création avec cette façon de voir ? La question reste posée, il serait cependant intéressant qu’il y ait d’autres avis féminins. Quoi qu’il en soit, je me suis régalé à suivre les chroniques de ces cinq copines et de leur entourage. C’est bourré d’humour, les dialogues sont excellents, pétillants d’intelligence. J’ai pris un vrai plaisir à découvrir, au fil des cinq albums, les cinq personnages et ceux des proches, amis ou famille, à vivre les situations dans lesquelles ces demoiselles nous emmènent. Le dessin est d’un trait simple, comme c’est souvent le cas dans les BD d’humour, mais très efficace. Une série qui fait mouche, nous touche, que les Filles couchent ou se prennent une "douche", et qui nous laisse dans la bouche l’envie d’en reprendre une louche ! 13,5/20

27/07/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Elles se prénomment Anne, Chloé, Bénédicte, Muriel et Leïla. « Elles » ?… cinq jeunes filles qui vivent leur vie de tous les jours, et autour desquelles interviennent de nombreux autres personnages. Ce quintet est à une période charnière de sa vie : celle où l’on découvre petit à petit le passage à l’âge adulte. Alors on se pose des questions. Beaucoup même. De tout et parfois de rien. Mais, réunies, elles sont plus sûres d’elles-mêmes face à ces interrogations. Elles se sentent ainsi moins seules pour affronter, d’une certaine façon, cette nouvelle tranche de vie qui –souvent- les plonge dans la perplexité et l’inconnu. « Une pour toutes, toutes pour une » est pour l’instant leur leitmotiv… même si parfois elles « s’accrochent » un peu. Mais c’est ça, la vie… J’ai découvert des tranches de vie, suis rentré dans une sorte d’intimité du quintet, ai découvert –vu par des personnes du sexe opposé- ces mille et une petites choses familières que j’ai vécu –à ma façon- il y a de cela… euh… longtemps. « Les filles » ?.. on y vit, y discute de choses légères mais sérieuses aussi. Quasi rien n’est éludé. On y parle tant de la grossesse, des relations familiales, amoureuses, du sida que de l’homosexualité. Le ton semble léger, oui, mais Christopher (Les Colocataires) joue bien de scénarios pertinents qui –parfois- amènent à une (petite) prise de conscience. Le dessin ?… le graphisme peut paraître « simple » mais il est néanmoins efficace. En quelques traits, Christopher fait vraiment ressentir –par les mimiques et gestuelle de ses personnages- les états d’âmes de ses intervenants. J’ai eu affaire à une série de bonne facture, dont les histoires ne se prennent pas la tête, mais concocté et réalisé avec une vraie pertinence. Ce n’est pas une sorte d’ersatz de Julie, Claire, Cécile et c’est cela qui en fait son originalité.

17/06/2008 (modifier)
Par Manon
Note: 4/5

Cette bd est écrite avec légèreté, et cela fait réellement plaisir de la lire, ainsi que sa suite "Papier peint" où il est question d'emménagement... Des dessins simples, des couleurs vives...C'est une bd pour les jeunes (trop de nostalgie pour les plus âgés) et qui est décidément très agréable à lire, quoi qu'en dise le charmant garçon avant moi. D'ailleurs, pourquoi passer autant de temps à écrire contre une bd que l’on n’aime pas ? (Son paragraphe fait une trentaine de lignes au moins)

21/12/2002 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5

Entre Premières chaleurs et "Les Filles", deux BD qui semblent sortir de la même photocopieuse à conneries, mon coeur balance : laquelle est la plus nulle, la plus creuse, la plus terriblement anecdotique, la plus dénuée du moindre intérêt et de la moindre originalité ? Je détestais déjà celle-ci au bout de 2 pages et, au bout de 10, il était devenu évident que parvenir jusqu'au bout d'un tome me serait plus pénible que m'enfiler l'intégrale des films d'Éric Rohmer. Le dessin est du niveau d'une affiche de pub pour le nouveau protège-slip Nana ou d'une illustration pour le dossier "comment trouver un mec cet été ?" de Elle (ou Jeune & Jolie), c'est-à-dire que ce n'est même pas moche, mais que ça témoigne d'un cruel manque de personnalité et d'ambition artistique. Parfois, l'auteur se permet une audace incroyable du style "Ce mec fait fondre Machine, alors du coup on voit Machine se transformer littéralement en flaque d'eau sur l'image"... Ouah, super, trop bien trouvé... Dommage que ce genre d'idée ait déjà été largement exploitée avant, dans des sitcoms comme "Ally McBeal", par exemple... Mais ce n'est, hélas, même pas ça le pire ! Les situations ont déjà été mille fois vues ailleurs, ça n'apporte aucune nouveauté sur le sujet, on a déjà vu ou lu des milliards d'histoires de jeunes urbains paumés qui trouvent que les mecs/les nanas/la famille/le boulot/les enfants/la vie, c'est ‘achement compliqué quand même. Franchement, ce genre de choses, à un moment donné, ça va bien : votre VRAIE vie est déjà comme ça, alors quel besoin y a-t-il de revoir la même chose en BD, si ce n'est ni drôle et juste comme du Lapinot, ni touchant et sans complaisance comme du BSK ? Les dialogues, qui se veulent visiblement légers, pleins d'esprit, drôles et justes, sont affligeants de platitude, de médiocrité et de bêtise, et remplis de lieux communs. On ne nous épargne hélas ni les inévitables aphorismes surpuissants ("C'est trop génial d'avoir un petit frère ou une petite soeur", "Tu apprendras, surtout avec le mec que t'as, qu'il faut toujours relever la lunette des toilettes", "Arrête ! C'est pas que ça le mariage ! C'est avant tout l'union de 2 êtres !") ni les gros clichés débiles et usés jusqu'à la corde ("Vite ! L'antidépresseur ! -Bien ! Infirmière Leïla, le chocolat ! -Méga-plaquette docteur ? -Au moins ! Et avec des morceaux de noisettes !", hahaha, je suis plié de rire, c'est vrai que les filles elles sont comme ça, elles se gavent de chocolat quand elles sont tristes à cause de leur mec, ouah, trop bien trouvé, mais quelle finesse, quel sens de l'observation incroyable de la part de l'auteur, j'applaudis !). Si on avait au moins l'impression que c'était à prendre au 14ème degré... mais non. D'aucuns diront : oui, mais, toi t'es un mec, tu peux pas comprendre une BD de filles comme celle-ci. Arrrrgh, pitié, ne me faites pas croire que les filles ont si peu de goût en BD, c'est faux ! C'est pas parce que la majorité d'entre elles n'aime pas forcément les histoires de superhéros, de chevaliers, de tueurs, d'agents secrets ou de cowboys qu'il faut considérer que ce genre de navet insipide est forcément LA bd qui leur plaît ! Et en plus, tenez-vous bien : c'est cher ! 10,30 euros le tome ! Quand on pense qu'on peut avoir un Larcenet pour à peine 8,20 euros...

17/10/2002 (modifier)