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La Salle du Pendu

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Enquête autour d'un meurtre commis dans une entreprise d'extraction de charbon, dans le Pas-de-Calais des années 60.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Au fond de la mine... Bienvenue dans le Nord !

Montigny-en-Ostrevent, 1962. Je m'en souviendrai de m'première journée à l'fosse ! Le pendu, c'était Léon Guilbert, dit "Beau Léon". Et c'était pas un suicide, il avait été pendu après avoir été poignardé. Quelle histoire ! (texte éditeur) Daniel, dit Danny, un petit jeune qui débute à la mine va aider la police à mener l'enquête, entre ses premiers émois amoureux et les grèves de mineurs.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Salle du Pendu

J'ai passé un bon moment de lecture. Principalement parce que l'ambiance des cités minières de l'époque (et dans les années 60 c'était le début de la fin de la "belle vie" pour les habitants des bassins miniers) est très bien retranscrite. Pour la petite anecdote, j'habite à quelques kilomètres de la ville dans laquelle se déroule l'action ! On suit l'histoire de Danny qui débute sa vie d'homme en commençant à travailler à la mine. Dès son premier jour de travail, un crime est commis: Léon, que tout le monde connait, car c'est la vie des petits villages, est retrouvé mort pendu, mais poignardé... Le titre est en fait déjà un clin d'oeil à la culture minière: c'est dans la pièce qui sert de vestiaire et douches dans les ensembles miniers que la victime est retrouvée. Or, cette pièce est surnommée "salle du pendu". Le nom de pendu provient du fait que les vêtements de travail des mineurs, sont rangés sur des crochets. Chaque mineur possédait son crochet à son numéro. Ces crochets sont hissés par une corde ou chaînette en hauteur. Les habits pouvaient ainsi sécher. (source: www.mineurdefond.fr) Danny va tenter d'apporter sa contribution à l'enquête, entre ses escapades avec ses amis et jeunes collègues de travail, l'enfer de la fosse et ses innombrables dangers, ses premières amourettes, les grandes grèves, et les bals musettes. Les dialogues en ch'tis sont distillés avec parcimonie, par petites touches, sans en rajouter, ce qui est très appréciable en comparaison des grosses productions qui ont surfé sur la vague ch'ti et qui en font un peu trop (comme El'z'avintures ed'Biloute, par exemple, ou tous les dialogues sont en ch'tis, et du coup, c'est parfois un peu "forcé"...). Graphiquement, c'est là que le bât blesse...Le dessin est figé, naïf, enfantin. Il est aussi souvent approximatif, avec des physionomies très bizarres, comme une case dans laquelle une jeune femme a des seins appendus juste sous les clavicules.... Certaines cases sont même carrément moches. J'ajoute que la colorisation en aquarelle est assez fade, même si certaines cases sont assez réussies, notamment concernant les fameuses maisons aux briques rouges ! L'intrigue n'est pas celle du siècle, et elle souffre d'un gros coup d'accélérateur au cours des dernières pages, sans compter quelques grossièretés scénaristiques.... On perçoit aisément que certains passages sont là pour montrer la vie des corons plus que pour alimenter l'enquête policière, et en fait, cette enquête est vraiment au second plan. Malgré tout, l'ambiance que dégage cette BD est touchante. Je ne suis certainement pas objectif car l'action se déroule dans ma région natale, ma région de coeur, et qui plus est vraiment très proche de mon lieu de vie actuel. Vous jugerez sans doute cette BD plus sévèrement si vous la lisez. (181)

17/11/2012 (modifier)