Les forums / Censure et liberté d’expression dans l'industrie de la BD

Par JJJ Le 22/11/2006 - 14:23 (Modifier)

>>ArzaK avait écrit: >>>>JJJ avait écrit: >>>>Et pour les BD plus classiques, il y a de quoi se poser des questions... >>>>Quand Lucky Luke s'est arrêté de fumer, j'ai été surpris, par exemple, je ne sait pas si c'est un évenement anodin... >>>> >> >>en ce qui concerne la disparition de la cigarette de Lucky Luke, cela a été désiré par Morris lui-même... et cela n'a pas été enlevé des anciens albums, seulement dans ceux qui ont suivi cette décision... je ne sais pas si on peut vraiment parler de censure... ni même d'auto-censure... c'est juste que le regard sur la cigarette a changé, et qu'au début de Lucky Luke, on ne parlait jamais de la dangerosité de la cigarette... après il est de la responsabilité personelle d'un auteur de considérer que ce qui était perçu comme cool dans les années 50... s'est finalement révélé trop néfaste et qu'il vaudrait mieux ne pas banaliser le produit auprès des plus jeunes... Ok, note que je n'affirme rien en ce qui concerne Lucky Luke, je me posait la question c'est tout... Merci de m'éclairer sur ce point, si c'est une décision de Morris tant mieux. Et dans ce cas là on ne peut pas vraiment parler d'autocensure...


Par Spooky Le 22/11/2006 - 14:12 (Modifier)
Spooky

qu'à l'époque, j'avais même reçu des messages d'auteurs cités dans la liste...


Par Spooky Le 22/11/2006 - 14:09 (Modifier)
Spooky

Il y a quelques années, j'avais récupéré un article sur la censure en matière de BD au Québec. Je ne sais plus si le dit article venait d'un autre site, mais après la publication sur le mien, j'avais reçu plusieurs messages de personnes scandalisées par ce procédé. Etonnant de voir comme l'un des pays les plus "libres" au monde peut aussi recéler des surprises parmi ses citoyens... Pour ceux qui veulent aller voir, l'article est ici. Je le reproduis tout de même ci-dessous : La bande dessinée fait encore frémir. Comme à l'époque de la Grande noirceur, comme à l'époque de la naissance du Comic Code, comme à l'époque de l'adoption par les parlementaires français de la Loi sur les publications destinées à la jeunesse, la bande dessinée est encore vue comme un instrument pervers, séduisant la jeunesse, inculquant à ses jeunes brebis innocentes les pires vices, les pires aspects de la société. Encore une fois, les petits mickeys séduisent l'innocent pour le transformer en monstre. Un discours des années 1950 et pourtant, au Québec, dans la charmante ville de Hull, hôtesse d'un casino, le débat fait rage : Faut-il oui ou non retirer les bandes dessinées des bibliothèques publiques ? Une certaine controverse a fait surface l'automne dernier dans les médias à propos d'une liste de bandes dessinées mises à l'index à la bibliothèque municipale de Hull. Pourtant, la genèse de toute cette histoire remonte à plus d'un an. Revoyons donc les faits. Au mois d'août 2000, une citoyenne de Hull s'est plainte de la présence de "bandes dessinées pornographiques" à la bibliothèque municipale. Pour mieux faire passer son message, elle a photocopié plusieurs pages qu'elle jugeait dégradantes pour l'image de la femme et elle les a jointes à une lettre de protestations qu'elle a envoyée au directeur de la bibliothèque. Par la même occasion, elle a aussi envoyé des copies conformes de cette lettre à plusieurs personnalités politiques, organismes reliés à la condition féminine, ainsi qu'à quelques journaux. Un premier article paraît donc dans Le Droit la semaine suivante, et la position de la citoyenne offusquée y est présentée comme étant une réaction normale face à une situation anormale (l'accessibilité facile à des bandes dessinées pornographiques grâce à l'argent des contribuables). La riposte de la bibliothèque Le directeur de la bibliothèque riposte aussitôt par une rectification des propos de la plaignante, clamant haut et fort qu'il n'y a pas de bd pornographiques dans sa bibliothèque. Cependant, il admet que "certains albums de bd adulte peuvent ne pas convenir à n'importe quel lectorat, d'où la présence de la notice "pour public averti" sur certains albums litigieux". De plus, il y a aussi une séparation physique des albums jeunesse de ceux plus adultes, afin d'empêcher les enfants de tomber sur ces albums dont le contenu ne serait pas approprié à leur âge. Cette disposition (très courante dans les bibliothèques) est largement suffisante selon lui pour surveiller l'accessibilité des albums à caractère plus adulte. Mais surtout, il défend les albums considérés pornographiques par la plaignante, en démontrant, via le système de classement de la société Service Documentaire Multimédia (SDM), que ces albums ne contiennent pas de pornographie : seulement quelques scènes graphiquement ou textuellement difficiles (présence de nudité, d'agression physique ou verbale, etc.), mais dont la présence est tout à fait compréhensible lorsque l'on considère le contexte de l'album. Voilà un élément important qui va permettre à la plaignante de continuer sa croisade aussi longtemps : elle a utilisé des images hors-contexte afin d'illustrer ses propos. Et plusieurs l'ont suivie sans se poser la question suivante : - y a-t-il vraiment des bandes dessinées pornographiques à la bibliothèque municipale de Hull ? Ce n'est qu'un début, continuons le combat (air connu) Continuant sur sa lancée, la plaignante poursuit la contestation en faisant circuler une pétition (notamment par le biais du feuillet paroissial) et en écrivant régulièrement au maire de Hull, Yves Ducharme, pour renouveler sa demande de "[. . .] retirer de la bibliothèque municipale les bandes dessinées dégradantes envers les femmes et de ne plus acheter ce type de bandes dessinées". Devant une telle campagne, la municipalité décide de se pencher sur la question et opte pour la consultation de spécialistes en bandes dessinées. C'est ainsi qu'en mars 2001, il est demandé à MM. Paul Roux et François Mayeux d'évaluer sept albums de bandes dessinées, relativement à l'image de la femme qu'ils véhiculent, et dans le but de déterminer s'ils contribuent ou non à banaliser la violence faite aux femmes". Sur les sept albums, il y en a seulement quatre qui font effectivement partie de la collection de la bibliothèque de Hull. Les trois autres sont des albums témoins possiblement insérés afin de tester la réaction des experts et s'adressent sans contredit à un lectorat de 18 ans et plus (Selen présente chairs petits secrets, par Mazzotti, Le déclic, l'intégrale, par Manara, et Morbus Gravis Druuna, par Serpieri). Les quatre premiers albums sont plutôt bien cotés par les experts : malgré quelques différences dans leurs goûts personnels, les experts ne voient pas pourquoi ces albums devraient être censurés ou retirés des tablettes. Par contre, il en va tout autrement pour les trois autre s: ils sont clairement identifiés comme des bandes dessinées érotiques et la pertinence de les retrouver dans une bibliothèque municipale est même remise en question (malgré le fait qu'elles soient toutes disponibles en vente libre). Ceci dit, les rapports sont remis à la Commission permanente sur la culture (ville de Hull) et le silence retombe sur l'affaire jusqu'en septembre 2001. L'opposition s'organise C'est alors que le 4 septembre, un règlement municipal est voté à l'unanimité concernant la politique d'acquisition de la bibliothèque, et qui vise à "[. . .] exclure de sa collection les documents en images (films, bd, revues) qui banalisent et/ou "cautionnent les actes d'agression sexuelle et d'abus sexuel". Le résultat est qu'une liste de 180 albums considérés comme litigieux est produite et ces albums sont retirés des tablettes pour être gardés dans un endroit non accessible au public. C'est la mise à l'index. Et quel index !! Des albums de Bretécher, Montellier, Servais, Gotlib, et plein d'autres auteurs aussi surprenants ! Et pour faire bonne figure, le Québec aussi est représenté, via l'album Rupert K2, de Bruno et Gilles Laporte. Mais surtout, il est impossible de connaître les critères de cette mise à l'index, puisqu'elle va à l'encontre des recommandations formulées dans les rapports des experts consultés par la ville de Hull. Cette situation incongrue réjouit tout de même les partisans de la censure, dont les témoignages ont toujours été bien présentés dans les journaux de l'Outaouais. Mais qu'en est-il de l'opposition ? Avant l'adoption du règlement du 4 septembre 2001, il n'y a eu qu'un seul commentaire contre la croisade envers la bd pornographique (le 28 septembre 2000), au tout début de l'affaire, et il provenait d'un étudiant au baccalauréat en bd de l'Université du Québec à Hull. C'est seulement à partir d'octobre 2001 que se met en branle une véritable opposition à la censure, notamment par le biais d'articles dans les journaux montréalais, de discussions sui Internet, de lettres dénonçant cette situation ridicule en provenance de lecteurs, auteurs de bd et de livres (grâce à l'appui de Charles Montpetit, de l'Union des écrivaines et écrivains du Québec), et de différentes personnes intéressées par la liberté d'expression et le libre accès à des ouvrages culturels (notamment Lise Bissonnette, PDG de la Grande Bibliothèque du Québec). La dénonciation publique de la censure fait boule de neige et ridiculise tellement la politique rétrograde et mal informée de Hull que son maire se voit obligé de revenir en arrière. Il annonce le 11 décembre la disparition de l'index et défend sa politique - " excellente au demeurant " - en accusant le personnel de la bibliothèque de l'avoir mal appliquée (alors que le directeur était le premier à contester toute forme de censure !). Cependant, cette histoire n'est pas encore totalement terminée, puisque tous les livres n'ont pas été remis sur les tablettes avant Noël et plusieurs partisans de la censure n'ont pas caché vouloir continuer le débat après les fusions municipales de janvier 2002, afin de faire reconduire ce règlement dans la nouvelle ville de Gatineau. Les personnes ayant protesté contre la politique de la ville de Hull devront donc rester vigilantes face à celle de Gatineau. Il est possible de suivre l'évolution de cette affaire sur le site Internet BDQuébec (www.bdquebec.qc.ca), surtout grâce au forum de discussion. Francis Hervieux CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS Août 2000 Roseline Brien envoie à la bibliothèque 20 photocopies extraites de livres et exige la suppression de la " section de bandes dessinées pornographiques ". Elle s'oppose à ce que de tels achats soient effectués avec des fonds publics ( "une partie de mon salaire sert à démolir les femmes") et affirme que si on dénigrait des noirs ou des Juifs au lieu des femmes, "ce genre de violence serait rapidement interdite". Elle remet une copie au maire, aux médias et à des groupes de femmes.Le Droit en tire un article le 23 août et publie sa lettre le 20 septembre. Septembre 2000 : Le Droit publie la réponse du directeur de la bibliothèque, Denis Boyer, qui explique que l'institution ne possède aucun livre pornographique, que des volumes de la section Adulte sont étiquetés "lecteurs avertis " et qu'on doit avoir 16 ans ou plus pour les emprunter. Mme Brien lui ayant énuméré six titres litigieux, il ajoute que ceux-ci sont classés comme suit par les Services documentaires multimédia, qui évaluent tous les livres : "Adultes grand public, recommandé" : 1- Le Vagabond des Limbes : La petite maîtresse de Julio Ribera et Christian Godard 2- Le Vagabond des Limbes : Les loups de Kohm de Julio Ribera et Christian Godard "Adultes grand public, peut être utile" : 3- Marie Tempête : Le secret d'Émilie de Pierre Wachs et Patrick Cothias 4- Torpedo : Devine qui va morfler ce soir de Jordi Bernet et Sanchez Abuli 5a- "Attila mon amour" : Lupa la louve de Franck Bonnet et Jean-Yves Mitton 5b- "Attila mon amour" : Les portes de fer de Franck Bonnet et Jean-Yves Mitton 6- "Les griffes du marais" : Annaëlle de Patrick Amblevert et Corbeyran (Éric Corbérand) Par la suite, des tracts sont distribués au public. Le texte intégral se lit: "Les bandes dessinées pornographiques à la bibliothèque municipale de Hull, on n'en veut pas !! Si cette situation vous outrage, vous pouvez signer cette pétition et la poster au Maire de la ville de Hull, Maison du Citoyen, 25 rue Laurier, Hull, Québec J8X 4C8." Mars 2001 : Ayant été consulté quant à la valeur des livres contestés, le Conseil du statut de la femme avise la Commission permanente sur la culture de Hull que "tout doute à cet égard doit être tranché en faveur de la liberté d'expression. Nous ne sommes pas en mesure de porter un jugement éclairé, sur le caractère obscène ou non des bandes dessinées identifiées". La Commission demande alors à deux experts d'évaluer les albums #2 à 5a ci-haut, ainsi que trois albums érotiques non disponibles à la bibliothèque (ce dernier détail ne leur étant pas précisé). Avril 2001 : Les experts (le dessinateur Paul Roux et le libraire François Mayeux) distinguent les trois récits érotiques des autres albums et confirment que ces derniers ne sont ni érotiques, ni pornographiques. Ils les considèrent adéquatement classés dans la section 16 ans et plus et estiment qu'ils ne méritent aucun traitement particulier. Mai 2001 : Le conseil municipal accepte les recommandations suivantes de la Commission. La bibliothèque doit : . Exclure... les documents en images (films, bandes dessinées, revues) qui banalisent et/ou cautionnent les actes d'agression sexuelle ; . S'adjoindre au besoin un(e) (ou des) expert(es)-conseil en bande dessinée pour l'achat et la classification de sa collection de bd ; . Assurer un accès réservé aux clientèles visées afin de maintenir son lien de confiance avec les enfants et leurs parents ou gardiens; . Se doter d'une politique sur l'accès à l'Internet qui respecte les principes d'environnement protégé pour les enfants... Septembre 2001 : La conseillère Louise Poirier, présidente de la commission, propose entre autres que les bd pour lecteurs avertis soient "conservées à la Bibliothèque centrale dans une section à rayons fermés (accessible par les employé(es) seulement" et soient " soumises à un examen interne" pour déterminer s'ils doivent être gardés en place. La proposition est acceptée à l'unanimité (9-0). Les albums des succursales sont envoyés à la centrale et les usagers doivent désormais demander un index au comptoir pour commander des titres aux bibliothécaires. Novembre 2001 : Élection municipale dont le principal enjeu est la fusion des villes de Aylmer, Buckingham, Gatineau, Hull et Masson-Angers sous le nom de Gatineau. Réélection de Louise Poirier et du maire Ducharme. L'Union des écrivaines et écrivains québécois prend position contre le retrait des 180 livres de la section Adulte. Décembre 2001 : Début de la fusion des règlements municipaux. Selon la façon dont le nouveau conseil tranchera, la politique de la bibliothèque de Hull sera ou bien annulée ou bien étendue à l'ensemble de Gatineau. Janvier 2002 : Entrée en fonction de la nouvelle administration. Source : Charles Montpetit et BDQuebec Les 180 albums menacés de censure (Source : Au Pays des Bulles, vol. 4 n°1 - Hiver 2002.) - Auteur, Titre de l'album, Éditeur, année de publication - Adamov. "Ghetto 9". Glénat, 1993 - Amoux, Erik. Sophaletta, Glénat, 1994, v.1-3 - Bemet, Jordi, et Sanchez Abuli. Torpedo, Albin Michel, 1985-1987, v.1 (avec Alex Toth), 2, 4 ; Glénat 1990-95, v.7, 10, 11-12 - Berthet et Yann. Pin-up, Dargaud, 1994-..., v.1-6 - Bonnet et Milton. "Attila... mon amour", Glénat, 1998-99, v.1-2 - Boubé et Cothias L'Empereur du dernier jour, GIénat, 1995-98, v.2-5 - Bourgne, Marc. "La Loi du grand nord", Glénat, 2000 - Bretécher, Claire. "Les Mères", Bretécher, 1982 - Bretécher, Claire. Agrippine, Bretécher, 1988 - Bretécher, Claire. Mouler démouler, Bretécher, 1996. - Cabanes, Max et Klotz. "La chasse aux ombres", Casterman, 1999 - Caza et Smulkowski. Le monde d'Arkadi, Delcourt. 199I, v. 1-3 - Chabbert et Bardet. Docteur Monge, Glénat, 1998-2000, v. 1, 3 - Clarke. "P.38 et bas nylon", Audie, 2000 - Conrad et Yann. Les Innommables, Dargaud, 1994-97, v.2-6 - Courtois et F. Giraud / J.-Paul Dethorey. "L'usine", Glénat, 1998 - Coyote. Mammouth et Piston, Audie, 1999-..., v. 1-3 - Delaby et Dellisse. L'Etoile Polaire, Lombard, 1994-96, v.1-2 ex.), 2 (2 ex.), 3 - De la Fuente et P. Cothias. "L'archange Gabriel", Glénat, 1998 - Denis, J.-C. "Toutes les fleurs s'appellent Tiaré", Casterman, 2001 - Dethorey et Frank Giraud. "Un automne à Berlin", Glénat, 1985 - Fowler, Tom, et Vanloffelt. Palooka, Paquet, 2000 - Francq et Van Hamme. Largo Winch, Dupuis, 1998-2000, v.9, 11 - Frezzato et Charyn. "Margot, Queen of the Night", Glénat, 1994 - Frisano, Pierre, et Maric. "Tout ce sang pour Eva", Glénat, 1996 - Gabrion, P.- Yves. Les Rameaux de Salicorne, Casterman, 1998 - Gillon, Paul. Le Contrat, Albin Michel, 2001 - Gioux, Thierry et Luc Dellisse. "Le jaguar éternel", Glénat, 1998 - Gotlib, Marcel. Pervers Pépère, Audie, 1982 - Griffo et Jean Dufaux. Giacomo C., Glénat, 1988-..., v.1-11 - Hardy et Yann. "Lolo et Sucette", Dupuis 1997-2000, v.2-5 - Heloret et Christophe Gibelin," Ahez", Glénat, 1997 - Hermann et Yves Huppen. Liens de Sang, Lombard, 2000 - Hulet et Bucquoy, Les Chemins de la Gloire, Glénat, 1985-... v. 1-3 - Jokal, "Cauchemar pour une marionnette", Arboris, 1993-95, v.1-3 - Jung, "L'esprit du lac", Delcourt, 2001 - Juszezak, Erik, et Christian Godard, "Oki", GIénat, 1999-2001, v.2-3 - Lamquet, "Le Pithécanthrope dans la valise", Glénat, 1996-99, v.1-2 - Laporte, Bruno et Gilles, Rupert K2. Mille Iles, 1998 - Lanoy et Mills / Skinner. "La marque de Mélankus", Zelda. 1995 - Malès et Dufaux. "Hemingway : Mort d'un léopard", GIénat, 1992 - Manara, Milo, et F. Fellini. "Voyage à Turin", Casterman, 1990 - Manara, Milo. "HP et Guiseppe Bergman", Casterman, 1991 - Manara, Milo, et Hugo Pratt. Un été indien, Casterman, 1987 - Manara, Milo. et Hugo Pratt, El Gaucho, Casterman, 1995, 2 ex. - Marini et S. Desberg. L'Etoile du Désert, Dargaud, 1996, v. 1-2 - Marini et Jean Dufaux. Rapaces, Dargaud, 1998-..., v.1-3 - Marty et Eric Omond. "Les peuples jumeaux", Delcourt, 2000 - Matena, Dick. "Flynn", Arboris, 1994, v.1-2 - Meglia, Carlos, et Trillo. Cybersix, Vents d’Ouest 1994-97 , v. 1-9 - Mitton, Jean-Yves. Quetzalcoatl, Glénat, 1997-2000, v.2-4 - Mitton. "Les survivants de l'Atlantique", MC Productions, 1992, v.1 ; Soleil, 1997, v.2-3; 1998-2001 (dessin: Molinari), v.4-7 - Montellier, Chantal. "Faux sanglant", Dargaud, 1992 - Montellier, Chantal. "L’ile aux démons", Dargaud, 1994 - Norma et Frank Giroud. Pieter Hoorn, Glénat, 1995, v.1-3 - Ortiz et Antonio Segura. "L'ultime ennemi", Soleil. 1992 - Picaud, Christophe. "Marie", Clair de lune, 2001 - Pontet et Froideval. "La guerre des âmes", GIénat, 1996 - Puech, Eric. "La porte du dragon", Albin Michel, 2001 - Rahir, Jeanine. "Chevalier Balder", Glénat, 1997-98, v.1-2 - Raives et Wamauts. "L’orfèvre", Glénat, 2000-01, v.1-2 - Renaud et Jean Dufaux. "Santiagv, Glénat, 1991-, v.1-5 - Renaud et Dufaux. "Jessica Blandyv, Dupuis, 1999-2001, v. 6, 18, 19 - Ribera et Godard, Christian, "Le Grand scandale", Dargaud, 1994-98, v.1-3 - Robet et Patrick Cothias. "Bon sang ne saurait mentirv, Glénat, 1999 - Roosevelt. "L’horloge", Paquet, 2000, v.1-2 - Savoia, Sylvain, et Jean-David Morvan. "Tiourma", Glénat, 1998 - Schultheiss. "Le rêve du requin", Glénat, 1991 - Servais. "La moisson des arbres", Dupuis, 1997, v.5-6 - Sevrin et Pourbaix. "La Collection d’anatomies", Paquet, 2000, v.1-2 - Stalner et Daniel Bardet. "Le boche", Glénat, 1990-94, v.1-7 - Suro et Corbeyran. "Tribut", Delcourt, 2000 - Swolfs, Yves. "Le Prince de la nuit", 1994-, v.1,3,4,5 - Trantkat et J.D. Morvan., "HK", Glénat, 1996-98, v.1 (avec V. Tannoy, dessin, et T. Trübe, texte), vol. 2-3 - Tronchet. "J.C Tergal découvre les mystères du sexe", Audie, 1995 - Valdman et Bollée. "Fatal carnaval", Dargaud, 1994 - Widenlocher, Roger, et Herlé. "Salade de plomb pour Miss Pamela", Dargaud, 1995 - Zirbus et Djaki. "Rilax", Vents d’Ouest, 2000-01, v.1-2


Par ArzaK Le 22/11/2006 - 14:02 (Modifier)

>>JJJ avait écrit: >>Et pour les BD plus classiques, il y a de quoi se poser des questions... >>Quand Lucky Luke s'est arrêté de fumer, j'ai été surpris, par exemple, je ne sait pas si c'est un évenement anodin... >> en ce qui concerne la disparition de la cigarette de Lucky Luke, cela a été désiré par Morris lui-même... et cela n'a pas été enlevé des anciens albums, seulement dans ceux qui ont suivi cette décision... je ne sais pas si on peut vraiment parler de censure... ni même d'auto-censure... c'est juste que le regard sur la cigarette a changé, et qu'au début de Lucky Luke, on ne parlait jamais de la dangerosité de la cigarette... après il est de la responsabilité personelle d'un auteur de considérer que ce qui était perçu comme cool dans les années 50... s'est finalement révélé trop néfaste et qu'il vaudrait mieux ne pas banaliser le produit auprès des plus jeunes...


Par JJJ Le 22/11/2006 - 13:46 (Modifier)

Il y a toujours eu de la censure dans la BD... Je lisait les parutions Lug (Strange et cie), les histoires étaient souvent amputés de cases, voires de planches entière quand le contenu était jugé "trop violent" par "l'éditeur" pour des publications destinées à la jeunesse. Pour le personnage de Daredevil par exemple (période Miller) c'était parfois des épisodes entiers qui étaient censurés. Parfois les éditions Lug étaient plus souples et fesaient juste redessiner des cases par des artistes de la maison... Pour les mangas Angel chez Tonkam, qui est une BD à peine érotique n'a pas été censurée mais "interdite d'exposition" en librairie au moment de sa parution. La BD Barbarella à été censurée pendant environ dix ans, pendant cette période (environ 1965-1975) son héroïne a été priée de remettre le haut... Pour les BD érotiques ou pornos c'est pire. J'ai lu un dossier (dans un Bang!) qui relataient les histoires de censure, et ils sont légions... -"Les plaisirs de Saturnin" chez Glénat en 1994 une "autocensure" qui a obligé à masquer de noir les visages des protagonistes de la partouze finale (à l'origine on y appercevait clairement PPDA, Christine Ockrent, Edouard Balladur, Anne Sinclair...) -Ou encore "L'amour propre" de Veyron qui a été "autocensuré" au moment de sa prépublication dans l'écho des savanes (une ombre pudique sur une scène de fellation, rajout d'une main prévenante et dissimulante sur une scène de cunilinctus...). Ces scènes sont visibles sans les masques dans l'album en librairie. -Une scène du "Déclic" de Manara ou une mère commente les érections de son fils, absente de l'album, uniquement visible dans la version album poche (scène un peu limite à mon goût d'ailleurs). La liste des exemples pour les BD érotiques est interminable. Et pour les BD plus classiques, il y a de quoi se poser des questions... Quand Lucky Luke s'est arrêté de fumer, j'ai été surpris, par exemple, je ne sait pas si c'est un évenement anodin... Je ne sait pas si une censure officielle sévit en BD, mais que les éditeurs fassent leurs "censures" en interne, cela ne me surprendrait pas...


Par ArzaK Le 22/11/2006 - 12:50 (Modifier)

les éditeurs on quand même peur, car y'a un vrai puritanisme de certaines associtions qui ratissent large et font des procès pour tout et n'importe quoi en France... Sfar a eu des asso juives orthodoxes au cul pour la publication de "Ma circoncision" de Sattouf... considéré comme "antisémite"! Menu a du aller expliquer à un juge que Daddy's Girl n'était pas un livre pédophile mais qui dénonçait la pédophilie...


Par ArzaK Le 22/11/2006 - 12:42 (Modifier)

>>Enclume avait écrit: >>L'article d'ActuaBD dit que cette disparition des BDs érotiques en rayons, ça touche surtout les grandes surfaces types Fnac et supermarchés, mais beaucoup moins les petites librairies, si j'ai bien compris... >> >>Bref, si vous voulez lire des BDs de cul, achetez chez Arzak. Ben oui mais... est-ce que la bd de cul a sa place dans un supermarché? Y'a quand même une certaine responsabilité du vendeur, il faut surveiller que les gamins les feuillette pas... tu ne peux faire ça convenablement que dans une boutique de taille raisonnable... pour ce qui est de la bd de cul, j'ai tout de même l'impression que ça se vend surtout dans les sex-shop en Belgique...


Par ArzaK Le 22/11/2006 - 12:39 (Modifier)

on avait déjà parlé de tout ça et surtout de la censure passée sur un sujet du forum... pour ce qui est de ma librairie, ce que j'ai de plus hot, c'est Manara, Druuna et les Joker... je fais pas dans les éditeurs spécialisés x genre Bd adult et Dominique Leroy, parce que je manque de place et j'ai relativement peu de demandes dans le genre... j'en rachète sans peine en occase, en revanche... j'évite juste certaines bd plus anciennes du genre qui mettent en scène des trop jeunes filles... y'en a eu pas mal dans les années 80 qui sont illégales maintenant, je crois... les puritains qui viennent donner des leçons, j'en vois pas trop... j'ai juste eu quelques remarques avec certaines statuettes de Dany... genre "c'est honteux d'exposer ça, ça pourrait choquer des enfants!" " rel="nofollow">http://www.demonsetmerveilles.fr/news/images/SLD01L.jpg">


Par Alix Le 22/11/2006 - 12:35 (Modifier)
Alix

>>Enclume avait écrit: >>L'article d'ActuaBD dit que cette disparition des BDs érotiques en rayons, ça touche surtout les grandes surfaces types Fnac et supermarchés, mais beaucoup moins les petites librairies, si j'ai bien compris... Ben il y a aussi ce petit bout inquietant a la fin, qui parle d'autocensure chez certains editeurs : Au-delà de l’autocensure des libraires, Bernard Joubert s’intéresse à celle des éditeurs : "Quand, l’année dernière, la revue “Bang !” traduit "Minnie’s 3rd Love" de Phoebe Gloeckner, un poignant témoignage sexuel, et qu’elle gomme l’âge de certains personnages dans les textes, je suis scandalisé. Ou cette réédition de Mirages chez Albin Michel qui devrait, raconte Druillet, être amputée du Garage à vélo. On croit lire un petit classique de Druillet, mais on ne lit qu’une version édulcorée - pas parce que l’éditeur, l’auteur ou les lecteurs sont des puritains, mais pour convenir à quelque association facho dont on craint les réactions..."


Par Enclume Le 22/11/2006 - 12:20 (Modifier)

L'article d'ActuaBD dit que cette disparition des BDs érotiques en rayons, ça touche surtout les grandes surfaces types Fnac et supermarchés, mais beaucoup moins les petites librairies, si j'ai bien compris... Bref, si vous voulez lire des BDs de cul, achetez chez Arzak.


Par Alix Le 22/11/2006 - 11:48 (Modifier)
Alix

Je remarque que personne n’a encore crée de sujet sur la censure en BD… Parce que la censure en BD est marginale ? Ou parce que la censure existe bien, mais que personne ne le réalise ? Cet article très intéressant sur ActuaBD me met la puce à l’oreille. Si nos BD etaient censurées, le saurions-nous vraiment ? Introduction de l’article dont je donne le lien ci-dessus : La bande dessinée érotique, qui a connu son heure de gloire dans les années 1970-80, est aujourd’hui en repli. Il semble que la pression exercée sur les libraires par des groupuscules religieux ait fini par porter ses fruits. Anastasie et ses grands ciseaux seraient-ils discrètement de retour ? Arzak, quel est la politique de ta libraire ? Sourire