Bulles et Nacelle

Note: 3.22/5
(3.22/5 pour 9 avis)

Ecrivain en mal d'inspiration et fan de Django Reinhardt, Charlie mêne une vie intense et enivrante - du moins dans son petit cerveau d'auteur rongeur. Car dans la vraie vie ce doux reveur à bien du mal à sortir de son isolement.


Académie des Beaux-Arts de Tournai Animalier Les Rongeurs Renaud Dillies

Un bijou de poésie signé Renaud Dilliès ! Sur un fond musical de Django Reinhardt, un « muridé solitaire », Charlie, est plongé dans les vicissitudes de la vie : la peur de l’existence, les visites d’un petit oiseau nommé Solitude qui apparaît quand il se sent seul et le drame de la page blanche pour lui qui souhaiterait tant rendre le monde plus beau par son écriture. Le lecteur, transporté dans l’esprit de Charlie, suit ses pérégrinations oniriques héritées de l’enfant qui est en lui et qui ne demande qu’à se réveiller… Un récit tendre et émouvant sur l’écriture et la solitude. Texte : Dargaud

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Juin 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Bulles et Nacelle
Les notes (9)
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19/06/2009 | pol
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Par Ems
Note: 2/5

Sur la couverture il y a un sticker " Par l'auteur de Betty Blues ". La comparaison s'arrêtera là car ce one shot en est bien loin en terme d'intérêt. C'est très agréable à contempler mais ça manque de consistance. C'est un poil trop onirique pour rester gentil... Le sujet de la solitude était bien abordé, mais au fil des pages on perd le fil pour finir sur un final sorti de nulle part. 80 pages pour si peu laisse forcément une drôle d'impression. Je me contente donc de la partie graphique et de son charme indéniable. Je ne sentais pas cette BD, j'ai bien fait d'attendre l'emprunt... Note finale : 2.5/5

26/07/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai l'habitude de bien noter les séries de Renaud Dillies que j'aime généralement franchement bien. Or ici, cela n'a pas été l'extase faute à un scénario trop simple et sans véritables péripéties. Cela reste dans l'ensemble trop naïf, voir carrément mignon en mode trognon. Bien sûr, j'ai été séduit par certains passages très poétiques notamment à la page 53. C'est beau et contemplatif à la fois. Cela ne sera sans doute pas assez pour séduire véritablement le lecteur que je suis. Le thème de la solitude n'est pas exploité dans le bon sens du terme à mon humble avis. On aurait aimé par exemple que cette petite souris trouve son âme soeur mais ce n'est visiblement pas le but de sa quête. Il manque un peu l'émotion qui existe à plus forte dose dans les autres oeuvres de Dillies. L'approfondissement des sentiments n'aura pas lieu cette fois-ci. On remarquera qu'il fait la même chose que chez Paquet mais cette fois-ci dans la collection Long Courrier chez Dargaud. On peut se poser légitimement des questions sur ce transfert. Cela apporte quoi de plus ? On aurait aimé également pouvoir assister à un renouvellement ...

05/05/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Points forts : - un dessin faussement naïf réalisé dans un style vieillot franchement réussi ; - un papier lui aussi d’un style « vieille génération » agréable au touché ; - une narration fluide et mélancolique ; - beaucoup de poésie. Points faibles : - un cruel manque de profondeur. Le ressenti est là mais ces émotions restent superficielles ; - un rythme de lecture très élevé. L’album a beau contenir un grand nombre de planches, il se lit très vite. Au final, cela donne un livre très agréable à lire et à regarder mais dont je ne garderai pas un grand souvenir « émotif ». Mieux que pas mal, mais franchement bien me parait excessif. Pour la cote, on va faire, pouf pouf pouf, ce sera toi ! … Franchement bien donc …

20/11/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Je suis fan de l'oeuvre de Renaud Dillies. Pourtant j'ai été étonné de le voir sortir son dernier bouquin chez Dargaud, dans la collection Long Courrier. Ca ne me semblait pas correspondre vraiment à ce qu'il fait ; ceci dit, les collections en tant que telles ont un peu éclaté chez l'éditeur leader, et du coup pourquoi pas ? Bref. J'ai été un peu déçu par cet album. On y retrouve ce qui fait son talent : cette alchimie particulière entre inspiration musicale, poésie et animaux mignons. Pas de souci, tout y est, dans une belle farandole de couleurs et des planches parfois de toute beauté : je pense par exemple à celle où Charlie se trouve au pied d'un réverbère et regarde vers le haut. Magnifique ! Par contre j'ai trouvé le propos assez creux. On a un personnage solitaire qui se retrouve avec une sorte de Jiminy Cricket qui ne va pas vraiment interagir avec lui. La poésie des pages et des situations c'est sympa, mais ça ne suffit pas forcément à faire une belle histoire... J'attends tout de même le prochain album de Dillies.

03/11/2009 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

La hantise de la page blanche, l’inspiration qui s’échappe pour l’écrivain ! Voilà le thème de ce nouvel opus de Renaud Dilliès, auteur des remarqués Sumato ou Betty Blues. Le problème des derniers livres de Dilliès étaient qu’ils tournaient un peu en rond. On avait l’impression que l’auteur reprenait infiniment la même histoire avec des personnages animaliers sur fond d’ambiance jazzy. Cette fois Dilliès revient chez Dargaud en innovant, s’interrogeant sur la difficulté de produire une œuvre (un peu comme le film Barton Fink des frères Coen le faisait). Plus profondément ce livre traite de la solitude dans un sens particulièrement métaphorique. Si la musique reste une constante de l’œuvre, elle se fait moins présente. Par contre, l'histoire de Dilliès est caractéristique de l’anthropomorphisme : une souris écrivain souffre pour arriver à écrire quelque chose sur des pages désespérément vierges tout en se posant des questions philosophiques sur sa solitude voulue ou non. Le dessin n’est pas sans nous rappeler le style onirique de Fred et surtout son travail de déconstruction des planches. Dillies les bouscule, crée des pages magnifiques tout en maintenant un gaufrier pourtant simple. Cette histoire se lit vite. Elle touche au sensible, à l’intériorité, à quelque chose que chacun d’entre nous cache au plus profond de lui-même, cette fragilité qui finalement caractérise tellement notre époque.

23/09/2009 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Certains affirment que Renaud Dillies recycle les mêmes idées, encore et encore… c’était peut-être vrai pour ses œuvres précédentes (et encore, moi ça ne me dérangeait pas plus que ca !). Mais je trouve cette affirmation un peu injuste dans le cas de « Bulles et Nacelle ». Les thèmes chers à l’auteur (l’amour et la musique) laissent ici la place à ceux de la solitude et de la créativité artistique. C’est beau, poétique sans trop en faire (j’ai beaucoup aimé la représentation de la solitude) et j’ai été touché par la vie de Charlie, simple et compliquée à la fois. Et puis alors je trouve que Dillies s’est surpassé au niveau du dessin ! Regardez moi ces planches dans la galerie ! Son style est mignon à souhait, et transporte le lecteur dans un univers féerique et onirique… Certaines cases me rappellent les contes de mon enfance. Bref, une belle histoire magnifiquement illustrée, et le travail d’édition de Dargaud est superbe, ce qui ne gâche rien… un bien bel objet, et un coup de cœur !

23/08/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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Renaud Dillies a acquis une certaine renommée avec Betty Blues, confirmée par la suite avec Sumato. Dillies enfonce encore un peu plus profondément le clou avec Mélodie au crépuscule qui use cette fois le filon sans apports novateurs. "Bulles et Nacelle" fait de même, excepté que l’éditeur change (byebye Paquet et bonjour Dargaud). L’univers de Dillies est emprunt de sensibilités poétiques et oniriques sur fond musical. Comme à chaque fois, les sentiments de solitude se mélangent à ceux de la mélancolie. Mais c’est toujours la même chose. C’est beau, touchant mais déjà vu, déjà lu. Même la narration (pourtant peu sujet à la critique) sent le déjà vu. A force d’user des mêmes artifices, cela systématise le découpage et le rend du coup moins spontané. Mais je conviens que cet album est à recommander pour celui qui souhaite découvrir cet auteur talentueux même s’il montre quelques difficultés à se renouveler. Un album dans la continuité qui, au pire, ne surprendra pas les lecteurs de Betty Blues et, au mieux, ravira ces derniers.

05/08/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Tiens, voila que Renaud Dillies publie chez Dargaud maintenant ! Et pourtant, à la vue de « Bulles et nacelle » sa dernière bd, rien ne laisse présumer qu’il a changé d’éditeur car l’album présente une maquette, un format, un coup de crayon (ça, c’est normal me diriez-vous !...) et une mise en couleurs pratiquement similaires à ses réalisations de chez les éditions Paquet (Betty Blues, Sumato et Mélodie au crépuscule). Alors, comment se présente « Bulles et Nacelle » ? Comme à son habitude, Renaud Dillies met en scène des protagonistes animaliers. Cette fois-ci, c’est Charlie, une petite souris qui est le personnage principal de ce one-shot. Charlie, c’est aussi un être solitaire, célibataire, guitariste, fan de Django Reinhardt, écrivain… Au fait, à propose d’écriture, Charlie est justement en panne d’inspiration lorsque débute ce récit. Et puis, un événement complètement loufoque se présenta chez lui un jour : désormais ; un oiseau bleu nommé « solitude » apparaîtra à chaque fois que Charlie se sentira seul… Je pense que vous l’avez deviné, cette histoire a pour thème la solitude. Comme à son habitude, Renaud Dillies intègre dans son nouvel album les thèmes qui lui sont chers : la musique, les rêveries, l’amitié et surtout la mélancolie… Le récit n’est pas à proprement parler très optimiste sur la vie, je suis ressorti de cette lecture triste et interrogatif sur l’existence en général. Le personnage principal, Charlie, m’est apparu comme un protagoniste attachant et sympathique. Je l’ai senti un peu perdu et je n’avais qu’une envie, c’est de l’aider… Comme à son habitude, Renaud Dillies nous présente de magnifiques planches ! Il faut rendre hommage aussi à l’excellente qualité de maquette : grand format, papier épais, odeur du papier, c’est un vrai plaisir de feuilleter cet album ! Le lecteur qui connaît les précédentes productions de Renaud Dillies y retrouvera son fameux gaufrier en six cases, sa façon de démarrer une histoire (zoom circulaire pour son personnage principal par exemple), sa manière d’insérer des poissons pour montrer une scène où les protagonistes marquent un moment de solitude, etc… Même la mise en couleurs rappelle beaucoup celle de ses précédents albums. « Bulles et nacelle » est un album qui ne dépaysera pas les fans de Renaud Dillies, ils retrouveront ses thèmes favoris comme la musique, l’amitié et les rêves. Les lecteurs retrouveront également son graphisme magnifié par le grand format de l’album. « Bullles et nacelle » est aussi une bd très mélancolique ayant pour sujet la solitude… Bref, c’est une lecture que je conseille pour ceux qui n’ont pas peur de feuilleter des albums tristes…

21/06/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Fidèle à lui-même, Renaud Dillies nous livre un conte comme il sait parfaitement les écrire. Au travers de la quête de Charlie, adorable petite souris et écrivain en mal d’inspiration, on explore les méandres de la solitude. Une sensation parfois agréable mais souvent cruelle. Graphiquement ce très grand format est superbe. Vraiment. Larges planches et grandes cases font la part belle au dessin qui s’est encore bonifié. Les couleurs sont très justes et alternent le clair des beaux jours et le sombre quand il faut exprimer la mélancolie de notre petit rongeur. Ce héros est sympathique et attachant, petit clin d’œil amusant c’est encore un mélomane. Ce sont ses périodes de solitude et de doute qui rythment un récit contemplatif ou les non dit sont nombreux. Lorsque ceux-ci sont touchants, il confronte le lecteur à ses propres interrogations. Solitude, doute, ami imaginaire, rêve d’enfant… Une BD tout en sentiments qui ravira les amateurs des précédents albums de l’auteur. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, une belle façon de le découvrir.

19/06/2009 (modifier)