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Washita

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

Quête amoureuse et initiatique d'un guerrier Cherokee qui doit accomplir une mission sacrée : rétablir l'équilibre rompu entre sa tribu et celles des daims frappées par une maladie qui laisse sur la peau d'étrange traces noires. Son périple vers l'ouest sera semée d'embuches.


Indiens d'amérique du nord La BD au féminin

Depuis quelque temps, le gibier que ramènent les chasseurs d’un village de l’Est semble contaminé. L’étrange maladie se répand, et le phénomène inquiète. Equani, habile chasseur et valeureux guerrier, décide de partir à l’Ouest pour y déceler la cause du mal. Mais Equani souhaite aussi y rencontrer la mystérieuse et obsédante Washita qui hante ses rêves. Au risque de provoquer la colère des esprits…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Juin 2009
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Washita
Les notes (6)
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14/06/2009 | pol
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L'avatar du posteur Agecanonix

Normalement, je n'aurais pas dû lire cette Bd, à cause du dessin qui me rebutait. Et puis, faute de mieux, je suis retombé dessus ; et surtout le sujet autour du monde indien , leur quotidien, leur rapport avec la nature, leur interprétation des présages... tout ceci m'intéresse depuis longtemps. Dans cette série, l'approche est surtout spirituelle et mystique, avec une certaine profondeur qui n'égale pas les travaux de Derib sur le même concept, mais qui ici dépasse un peu celui-ci par le choix de montrer l'implication des esprits (le dieu daim, le dieu ours, le dieu serpent) dans la mission que s'est assignée Equani. Le fantastique des visions et des incantations ne semble donc pas incongru. Toute cette idéologie amérindienne est fort bien utilisée dans ce récit et me séduit, seul le dessin avec lequel j'ai beaucoup de mal, refrène mon ardeur. Ce style graphique très anguleux et géométrique ne met pas en valeur les personnages qui ont de gros mentons carrés, des arcades sourcilières exagérées et des mains comme des battoirs... ni l'épaisseur du sujet ; ça rend les gros plans inesthétiques, le tout n'étant atténué que par la mise en page très aérée et de nombreuses cases muettes qui installent une ambiance. C'est dommage car le sujet me plait, mais je dois déployer beaucoup d'efforts pour supporter ce dessin. En dehors de ça, c'est une bonne série, d'une grande profondeur, avec une progression bien construite, sur un thème manichéen classique mais très pur.

31/05/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Bon mix d’aventure, de fantastique, de culture et d’émotion dans cette série qui cible plus particulièrement les jeunes adolescents. La culture : l’approche de la vie quotidienne des indiens d’Amérique me parait pertinente et, en tous les cas, plus approfondie que sur bien d’autres séries. On n’atteint pas le niveau d’un « Celui qui est né deux fois » mais la dimension « écologique » de la pensée indienne est très présente et, comme par ailleurs elle est dans l’air du temps, devrait plaire à beaucoup de lecteurs (et par conséquent les intéresser au présent récit). Le shamanisme indien est lui aussi très présent dans ce récit et permet d’apporter en douceur le deuxième élément, à savoir… Le fantastique : bien amené, disais-je. Presque « normal », il s’intègre sans souci dans ce récit tout en lui apportant une autre dimension. C’est très en accord avec ma propre vision de la culture amérindienne tout en trouvant un écho dans ma culture gréco-latine (puisque je retrouve des dieux, naturels ceux-ci, qui jouent avec le destin des hommes, et d’un en particulier). J’aime cette idée de pacte brisé entre l’homme et la nature et sa transposition dans une dimension fantastique. L’aventure, elle, est présente à chaque page. La série ne manque ni de péripéties, ni de confrontations musclées, ni de rebondissements. On n’échappe pas à quelques clichés mais l’ensemble est bien construit et très vivant. L’émotion, enfin, provient des personnages qui peuplent ce récit. Le personnage principal me plait car il est « humain ». Entendez par là qu’il a ses propres faiblesses. Ce n’est pas un surhomme quand bien même il s’agit d’un guerrier courageux et d’un habile chasseur. Le dessin de Labourot est efficace mais manque de finesse pour totalement me séduire. Il dispose toutefois de sa propre personnalité, proche ici d’un dessin d’animation avec cet encrage épais et ces décors lissés, et reste assez travaillé pour ne pas me sembler vide (comme c’est souvent le cas avec le style « dessin animé »). Une bonne série, donc, que je vais continuer à suivre d’autant plus facilement que le rythme de parution est très élevé et que je n’aurai donc plus longtemps à attendre avant sa conclusion. A conseiller aux jeunes lecteurs adolescents sensibles à ce type d’univers mêlant aventure, fantastique et émotion et recelant d’une certaine dimension culturelle (mais je me répète).

29/03/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Washita est une de ces histoires qui s'apprécie après une lecture complète des différents tomes. Cela ne sera certes pas difficile avec un tel rythme de parution: 4 volumes en 16 mois pour une histoire bouclée en 5 tomes. On sentira une véritable maîtrise évolutive. C'est un voyage épique qui nous est proposé à travers la civilisation amérindienne. Le graphisme angulaire avait l'air repoussant au premier abord. Par ailleurs, le scénario semblait un peu niais dans le style l'équilibre des choses est brisé par un mal absolu. Puis, au fil des tomes, il va se passer une espèce d'alchimie qui vous lie à cette série hors norme. On se rend compte que ce n'est pas aussi évident que cela. Tout est pensé pour nous diriger vers une direction donnée. Le dessin lui même est assez sophistiqué pour l'admirer d'une certaine manière avec mention spéciale pour un découpage et des cadrages fort réussis. Les silences et les dialogues sont bien dosés pour procurer une émotivité intense au récit. Il y a tout d'abord un héros, Equani un jeune indien cherokee, connu pour son courage et sa bravoure. Son frère Asgina semble être son anti-thèse incarnant haine et jalousie. Une terrible maladie caractérisée par des tâches noires semblent détruire tout être vivant sur terre. Elle gagne du terrain car le montre si malicieusement les entrepages suivant les couvertures de chaque tome. Equani va avoir la protection de différentes divinités animales. Cependant, cette protection demeure très précaire car comme chacun le sait, les dieux ne sont pas réellement nos amis. Bref, notre brave héros devra combattre sur plusieurs niveaux pour réaliser sa quête initiatique. Il y aura également les faux semblants où l'on pense découvrir le remède mais on s'apercevra très vite que ce n'est qu'un leurre. Tout y est pour passer un excellent moment dans cette aventure. Une série qui se démarque des autres par bien des aspects et qui mérite certainement le détour. Un style moderne au service d'une noble cause sur le respect de l'environnement à une époque où l'homme blanc n'avait pas encore foulé le pied de l'Amérique. Dépaysement garanti !

29/12/2010 (modifier)

Mis à jour après lecture du tome 2 Tome 1 : De Washita dans ce premier tome nous ne verrons qu’un songe, pourtant quelle incroyable immersion lorsque nous lisons l’album. Les graphismes sont tout bonnement incroyables. Les traits sont très droits et anguleux, ce qui donne une impression d’agressivité générale, les cadrages empruntent des successions de plans que l’on retrouve dans la BD asiatique rythmant les planches dans une cadence presque cinématographique. L’encrage est magnifique dans les couleurs de sous bois, dans la pénombre. Les corps et la nature s’encadrent mutuellement de façon somptueuse malgré ce trait à priori si particulier. Niveau scénario ce premier tome est une mise en bouche, il est donc encore tôt pour s’exprimer, néanmoins quelques remarques : d’abord les personnages se mettent en place petit à petit, on découvre au fur et à mesure chaque membre de cette tribu, on découvre également ses croyances et ce joli équilibre entre homme et nature. Le mysticisme est joliment illustré avec cette croyance animiste qui prend vie. L’orgueil du chasseur est également joliment croqué. Mais je vois tout de même certaines limites que les tomes suivants pourront atténuer. Après l’introduction des personnages un monde binaire gentil / méchant est installé en fin de tome un peu simpliste, de même les personnages sont pour l’instant très simples dans la mesure où un seul axe de leur personnalité a été développé, gagner en profondeur permettrait une lecture plus intéressante pour la suite. Différentes générations sont présentés dans le récit sans pour l’instant qu’il y ait d’interaction forte entre les âges, j’espère lire dans la suite une plus ample vie de communauté. Bref ce premier tome est une réussite grâce à un graphisme déroutant mais qui fait corps avec le récit et est adopté (et admiré) une fois les premières planches passées. (le récit de la chasse : miam !). Les ingrédients sont présents pour faire une jolie saga, néanmoins la fin de ce premier opus je suis méfiant. En effet les dernières planches ont tendance à orienter le récit vars un récit d’aventure entre deux héros assez simpliste gentil / méchant alors que tout l’album avait présenté une joli tribu avec ses membres et ses croyances. Tome 2 : Les promesses du tome 1 tardent à se concrétiser, ce second tome au graphisme toujours percutant ne nous apprend guère sur le mal. L’histoire avance sans évoluer, les personnages sont plus superficiels que dans le premier récit, on commence à se lasser d’attendre. Certes le passage devant les divinités naturelles nourrissent le récit, mais cela est insuffisant pour former un tome. Que le récit décolle sinon…

16/06/2009 (MAJ le 29/10/2009) (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Ce premier opus n'est qu'un tome introductif qui nous présente les personnages et la malédiction qui plane sur toute une région, touchant hommes et animaux, ainsi que certaines rivalités entre personnages. C'est basique mais agréable, on ne peut qu'espérer que la suite soit vraiment originale. C'est plutôt au niveau graphique que j'aurais quelques critiques. Tout d'abord les bulles très blanches plantées sur un dessin plutôt sombre ressortent trop et relèguent le dessin au deuxième plan, une petite teinte subtilement grisée les aurait mieux intégrées aux planches. Concernant le dessin en lui-même, les personnages anguleux sont originaux et j'apprécie ce style, il donne du caractère aux personnages. Il a tout de même deux défaut à mon goût : Les doigts excessivement carrés qui dénaturent un peu les humains ; Et les couleurs qui sont trop ton sur ton. Le passage d'une colorisation à une autre pour marquer un changement de situation ou de lieu et agréable et facilite la lecture, mais lorsque les personnages et les décors ont les mêmes tons de couleurs cela prête un peu à confusion et il faut faire un petit effort d'observation, ce qui n'est pas très agréable. Lecture sympathique dans l'ensemble, mais je ne saurai en conseiller l'achat avant d'être sûre que la suite sera encore de meilleur niveau.

20/06/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Voilà une série originale en tout point. D’abord son dessin : derrière un trait anguleux se cache un vrai style qui, allié à des gammes de couleurs parfaitement adaptées aux différentes ambiances, donne du charme à cet album. L’histoire également se passe dans un univers peu traité en bande dessinée : celui des indiens d’Amérique du nord. Au travers de la quête d’Equani, chasseur d’une tribu Cherokee, ce sont les convictions et les croyances de tout un peuple qui sont traitées avec sincérité et émotion. Comment lutter contre une terrible maladie qui frappe les daims à coup de prières et d’incantations… Ce côté très réaliste est intéressant et bien maîtrisé. En parallèle notre héros devra faire face aux coups tordus de son rival et de sa mère, une sorcière, et retrouver Washita la femme qu’il aime mais qui ne lui apparaît qu’en rêve. Cet aspect là est sans doute ce qu’il y a de moins original dans cette série, mais paradoxalement c’est le cœur de l’histoire et c’est ça qui va la faire avancer pendant 5 tomes.

14/06/2009 (modifier)