Blackjack

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

Quatre gamins et leurs déboires à l'époque d'Al Capone.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Gangsters New York Procès

Black Jack, c'est l'histoire de 4 mômes de Blue Bell, un quartier misérable de Brooklyn dans les années 30. Alfonso,Vittorio,Peanuts et Grenouille cambriolent l'épicier mais cette fois-ci, ils se font prendre en flagrant délit de chapardage. Ils seront pris dans une sombre histoire d'argent appartenant à Al Capone, qui leur causera bien des soucis.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1999
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Blackjack
Les notes (6)
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30/03/2008 | Miranda
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Par Jetjet
Note: 2/5
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Trois réflexions se dégagent comme une évidence une fois tournée la dernière page de cette fresque… Les deux premières en sont les influences : Il était une fois en Amérique, le chef d’œuvre de Sergio Leone relatant des faits similaires sur une jeunesse baignant dans la mafia dans les rues d’un New York crasseux et gangrené. La seconde concerne Loisel comme cela a déjà été souligné dans les avis précédents. En effet Steve Cuzor possède un trait non seulement similaire mais également dans la façon de traiter ses personnages, leur donner vie et de l’expression. Or de l’expression, lorsque l’on met en œuvre une fresque sur la mafia, ces 4 tomes n’en manquent pas pour dépeindre ces gamins roublards et abusés par la vénalité de mafieux perpétuellement en colère et il faut reconnaître que c’est plutôt réussi sur ce coté là… Hélas la troisième réflexion m’amène à ce qui en expliquera la note finale : un immense gâchis de talents… peut-être entaché également par l’édition d’une intégrale ridiculement petite en dimensions qui étouffe les dessins et comprime une œuvre intéressante en produit d’étagère de supermarché…. Il y a pourtant un énorme potentiel à côté duquel je semble être passé car cette intrusion de petits gavroches new-yorkais contrecarrant malgré eux les sombres desseins de la mafia ainsi que le procès d’un certain Al Capone ne pouvait que trouver grâce à mes yeux. De surcroit l’auteur sait parfaitement dynamiser et rythmer son récit par de multiples rebondissements entre les histoires parallèles qu’il développe au sein d’un New York en pleine crise financière. Les décors sont absolument saisissants, les perspectives sont lointaines et ça grouille d’asticots au sein de la grosse pomme. Il n’est d’ailleurs pas si aisé de s’y retrouver de par cette multitude d’où un reproche de ne pas trouver les personnages émouvants ou attachants. Ils ont pourtant chacun leur personnalité mais l’on passe peut être trop rapidement de l’un à l’autre sans en connaître forcément toutes les origines ou le vécu. On sent l’amour de Cuzor pour le cinéma dont il reprend certaines mécaniques sur le montage par des flash backs, parallèles et autres artifices. Même si son histoire regorge d’anecdotes j’ai eu la sensation d’être passé à coté de bien des enjeux en survolant d’un œil distrait l’ensemble de l’œuvre. Certaines incohérences m’ont sauté aux yeux et je ne me suis pas attaché à la bande de ces 5 copains malgré leur caractère distinct bien trempé et aux mésaventures qu’ils ne manqueront pas de rencontrer suite à l’acquisition d’une certaine somme dérobée à la barbe d’adultes malfaisants. Je n’y ai donc pris aucun réel plaisir et ai décroché plusieurs fois par manque d’intérêt général alors que je raffole de ce genre d’histoires en règle générale. Et comme annoncé en préambule je regrette amèrement d’avoir lu cette œuvre sous sa forme dite d’intégrale qui ne rend pas justice au travail de l’auteur par la réduction de ses planches même s’il n’en est pas directement responsable. Si vous avez donc l’occasion de vous procurer Blackjack sous son édition originale à un format bien plus confortable, n’hésitez pas une seule seconde.

21/09/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture des 4 tomes. Plaisant mais parfois brouillon, ce scénario remplit l'objectif principal qui est de divertir. L'histoire est rondement menée jusqu'au final un poil expédié. Il y a des passages mal exploités, trop rapides ou inversement trop lents. Le dessin est incroyable de détails : le trait fin est un exemple, les cadrages sont somptueux et le réalisme des décors impressionnant. Il aurait peut-être mieux valu en rester à du noir et blanc car la colorisation est assez médiocre donnant une impression opposée à la qualité de l'encrage. Je pinaille car cette série est à lire, elle a des qualités graphiques peu communes et un scénario allant au bout. Sachant qu'il existe une intégrale à 15 euros, il est impossible de déconseiller l'achat !!!! Note finale : 3,5/5

03/07/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 3/5

Une énième variation sur le thème de la prohibition et de l'arrestation de Capone. Pour autant je ne m'en plains pas puisque je ne suis pas grand connaisseur de cette période. A travers l'histoire d'une bande de garçons bien turbulents, Steve Cuzor revisite le mythe Capone et nous propose sa version des faits sur la chute du grand Al. Point de grandes manigances ou de complots retors, c'est simplement cette bande d'amis, même pas encore ados, qui fera grincer la machinerie pourtant bien huilée du "Patron". Un facteur hasardeux qui au final se révèlera lourd de conséquences, tant pour l'industrie de la prohibition que l'entourage de ces gamins bien affectueux. En effet, l'histoire s'articule autour des quatre amis de la bande, Alfonso le leader, Peanuts le trouillard, Grenouille l'excité, puis le calme et sarcastique Vitto. Viendra se greffer Laura, qui semble éprouver un grande affection pour Alfonso, et qui tiendra un rôle majeur dans cette histoire qui privilégie l'amitié aux grands plans complexes, pourtant pas absents des quatre tomes. Les personnages sont à mon avis le point fort de Blackjack - au passage, son titre est justifié très brièvement dans le second tome - qui brasse nombre de personnalités différentes sans alourdir le récit. Steve Cuzor assure le brassage entre les différentes intrigues très facilement, et parvient à rendre cohérent une foule d'informations très facilement grâce à une narration très efficace. Moi qui suis d'ordinaire perdu dans la foule des nombreux personnages de gangsters, j'ai rarement eu des doutes quant à l'affiliation de tel ou tel personnage. Quant au dessin, je trouve qu'il évolue dans le bon sens sur les quatre tomes. On commence avec des teintes assez proches les unes des autres - ce qui m'avait un peu dérangé au départ malgré une qualité graphique évidente - pour aboutir à des couleurs de plus en plus chatoyantes et variées. Il y a incontestablement une gradation dans la coloration. Quant au trait en lui-même, on sent l'inspiration de Loisel, notamment au niveaux des visages. Un grand soin a été apporté aux faciès, remarquablement expressifs sur chaque case, chose suffisamment rare pour être notée. Autrement, les paysages sont très détaillés et seront certainement un petit régal pour ceux qui choisiront l'édition grand format. Si vous trouvez ma note un peu basse en comparaison de ma critique, la raison tient en peu de mots. Je n'ai pas été captivé par cette histoire. Je l'ai seulement trouvée plaisante. Mais nul doute que si vous aimez les grandes histoires d'amitié avec en toile de fond une intrigue solide, vous trouverez ici votre bonheur. Note finale: 3.5

25/04/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Comme vous pourrez vous en rendre compte en regardant les planches, elles sont d'inspiration "Loiselienne", mais là où d'autres ont échoué, Cuzor est un maître, c'est purement magnifique et grouillant de vie, on est immédiatement transporté à cette époque des années trente. A noter que Cuzor à fait le tome 3 de Quintett. Cette histoire ne fait pas office de nouveauté, mais elle brille, non, elle excelle dans le développement de la psychologie enfantine. Tous les événements sont relatés en tenant compte de la vision que ces gamins ont du monde qui les entoure, on se rend compte à quel point les enfants et les adultes sont différents, et on se retrouve subitement expédiés à l'époque de nos dix-douze ans. Peanuts, Alfonso, Vitto et Grenouille, sans oublier la petite Laura, ont la vie dure de l'époque des années trente où la misère était monnaie courante. La prostitution, le vol, le meurtre et tout genre de trafics étaient souvent les seules solutions pour survivre. Pour eux l'amitié sera le ciment qui leur permettra de faire face aux magouilles mafieuses dans lesquelles ils se retrouvent mêlés, que même la cruauté des adultes ne pourra pas rompre. Al Capone et autres gangsters sont autant de personnages importants dans ce récit. Où il est question de la perte d'une grosse somme d'argent appartenant à Al Capone qui devait lui servir à payer sa caution à son dernier procès. C'est aussi une série où le suspens, à tous les niveaux, est omniprésent. On ne peut rester insensible à ces gosses attachants et débrouillards. On aurait envie d'une suite, et en même temps d'en rester là et savourer pleinement la magie de l'enfance. Je tiens à saluer une fois de plus l'immense talent de Steve Cuzor et attends avec impatiente d'autres œuvres de sa part.

30/03/2008 (MAJ le 15/08/2009) (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Quelle série captivante ! Steve Cuzor mélange habilement des intrigues sans jamais les rendre confuses et son dessin est très bon. Dommage qu'il ne soit pas très connu car il mérite vraiment d'avoir du succès. L'histoire met en parallèle deux intrigues différentes. La première concerne des enfants qui, pour survivre à la grande dépression, obtiennent un emploi d'un gangster. La deuxième concerne le gangster lui-même qui est chargé par Al Capone de garder 4 millions destinés à acheter le procès dont il est 'victime'. Les quatre tomes sont riches en rebondissements et en personnages. J'ai été captivé tout le long et il n'y aucune baisse de régime ! La seule chose que je peux reprocher c'est que, comme je l'ai dit, il y a beaucoup de personnages et surtout des gangsters. J'ai donc eu un peu de difficulté pour me rappeler qui travaille pour qui comme par exemple le nain. C'est qui son vrai patron, déjà ?

23/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
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Blackjack est une véritable descente en enfer... 1929, le début de la grande dépression qui allait tout d'abord frapper les Etats-Unis puis ensuite le reste du monde avec les conséquences qu'on connaît en Europe. Une bande de quatre jeunes garçons (Alfonso, Peanuts, Vitto et Grenouille) essayent de survivre dans la misère des quartiers de New York. A l'heure de la prohibition, ce sont les mafiosi qui donnent le la. Point de concession dans ce récit troublant. On achète la police, on tue celui qui ne marche pas droit dans la combine, on s'enrichit sur le dos des pauvres gens. Dans le même genre, La Cuisine du Diable ne m'avait guère enchanté malgré quelques qualités graphiques. Ici, je dois bien avouer que j'aime bien le dessin ainsi que l'encrage qui restitue très bien l'ambiance de cette époque trouble. Les scènes s'enchaînent avec harmonie dans un tumulte de passions. Cette bd a le mérite de se situer sur deux niveaux différents : d'un côté on suit l'histoire de la Mafia et de la main mise d'Al Capone sur le crime organisé avec les règlements de compte entre gangs ; de l'autre le récit de ces gamins qui s'enfoncent progressivement dans les problèmes. Il y a quand même de bonnes bandes dessinées qui sont méconnues du grand public injustement et qui possèdent malgré tout des qualités indéniables. Celle-ci en fait partie.

13/10/2008 (modifier)