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Zorro

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Les aventures du légendaire justicier masqué publiées entre 1946 et 1977 dans les périodiques Zorro.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Double vie Le cheval [USA] - Côte Ouest

Nous sommes au début du 19ème siècle... aux Etats-Unis ; et plus précisément à Monterey, en Californie. En ce temps-là, ce futur état est sous domination espagnole. Mais sous le couvert officiel de faire respecter lois et règlements, l'occupant commet de nombreuses exactions et dures répressions à l'encontre de la population. Un homme -de petite noblesse- Don Diego de la Vega, va se rebeller. On le croit oisif, seulement occupé à jouir des plaisirs de la vie et à collectionner les aventures galantes. Mais ceci n'est qu'artifice... Don Diego va se vêtir de noir, porter une longue cape et -surtout- un masque qui va le rendre célèbre. Chevauchant Tornado -son noir destrier-, assisté de Bernardo -son serviteur muet (mais pas sourd)- il va voler au secours des opprimés et mettre son talent d'escrimeur au service de la justice. Et bientôt, de clocher en clocher, de ville en ville, son nom résonnera comme le symbole de la liberté en mouvement : Zorro !...

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1955
Statut histoire Histoires courtes 7 tomes parus
Couverture de la série Zorro

14/01/2007 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Agecanonix

Est-il utile de présenter Zorro, ce justicier masqué qui a fait rêver des générations d'enfants ? Est-ce encore le cas de nos jours ? Dans une époque dominée par les super-héros, je ne sais pas si les gamins de 2013 ont encore une image positive de Zorro ? Pourtant, c'est déjà une sorte de super-héros ; que fait-il ? il porte un masque, a donc une double identité, il défend les faibles et rend la justice en se dressant contre le gouverneur et les nobles taxant durement le peuple de cette Californie espagnole du 19ème siècle, il a un repaire secret, un cheval qui remplace un puissant véhicule, et un valet complice de ses actions. Ses pouvoirs : un peu comme Batman, il n'en a pas, sinon sa force, son courage, son épée, son fouet et ses ruses. Tout ça rappelle des gars en cape et collants qui sauvent le monde, non ? Rappelons qu'il a été crée en 1919 dans "The Curse of Capistrano" par le romancier américain Johnston McCulley. Après de multiples adaptations ciné et TV (notamment l'inoubliable série de Walt Disney, avec Guy Williams, et au ciné, le dernier Zorro en date, c'est quand même Antonio Banderas, première fois que le personnage était joué non pas par un Américain, mais un hispanique), la BD n'a rien ajouté à sa gloire, mais elle sera pléthorique puisqu'on compte plusieurs versions dans plusieurs pays, il est d'ailleurs très compliqué de s'y retrouver. La première pourrait bien être française en 1939 dans Jumbo. C'est ensuite en Italie que Zorro connaîtra un beau succès sous le crayon de Guido Zamperoni, comme la plupart des westerns, bien que ces aventures ne se déroulent pas dans le contexte du western classique, elles en sont seulement très proches. Dans les années 90, il y aura des adaptations en comics purement américaines. C'est quand même en France que ce héros connaîtra le plus d'adaptations et surtout avec une plus grande longévité ; la version à connaître le succès durant les années 60, sera celle dessinée par André Oulié dans un petit format diffusé par la Société Française de Presse Illustrée (SFPI), entre 1956 et 1967, où il sera parfois remplacé par Pierre Dupuis. La bande est très ciblée western, Zorro est l'ami des Indiens, cette adaptation s'éloigne beaucoup du roman de Johnston McCulley, l'esprit est naïf, les décors vite dessinés, les psychologies sommaires, Zorro arborait un Z sur sa chemise, et son cheval ne s'appelait pas Tornado mais Fend-l'Air (à cette époque, la francisation des oeuvres américaines était courante). Malgré ces à-peu près, les récits étaient captivants, la mise en page était celle des petits formats, avec de petites cases et un style graphique plaisant. Certaines pages seront en bichromie. En 1967, la SFPI confie le dessin à Jean Pape, toujours dans un petit format à son nom, et ce jusqu'en 1977 ; plusieurs scénarios seront signés Jean-Marie Nadaud. Je possède encore quelques pockets de cette époque parce que c'est celle que j'ai le mieux connue, c'était l'époque où la série de Disney était très populaire à la télé, tous les gosses de mon âge se déguisaient en Zorro, avec la grande mode des panoplies. Attention, ça ne veut pas dire que c'était un de mes préférés en matière de pockets. La bande se veut aussi palpitante que la version illustrée par Oulié, sauf que l'esprit change et redevient plus fidèle au ton de Johnston McCulley, on n'est plus trop dans un western mais dans une bande d'aventure évoluant au sein de la Californie espagnole, même si l'esprit reste naïf. Le style graphique est peut-être moins joli, mais dynamique, la mise en page arbore des cases plus larges, et il y a parfois une alternance de pages noir & blanc et de pages couleurs. La bande sera dessinée de temps en temps par Maxime Roubinet. Dans les années 80, la SFPI ne lâche pas Zorro et fait appel à un matériel italien à peu près semblable à celui de Jean Pape, avec le studio de Nicola Del Principe ; graphiquement, c'est pas trop mal, très voisin de ce que faisait Jean Pape. D'après ce que je sais et ce que je vois, les albums édités ici reprennent le matériel d'André Oulié avec des mises en pages remontées et toutes en couleurs, c'est plutôt bien fait ; par contre la version Jean Pape en couleurs, remontée elle aussi, n'est pas jolie, je trouve que ça enlaidit le dessin, c'était mieux en noir & blanc, mais bon, c'est un avis purement personnel. Toutefois, je trouve ces éditions bienvenues pour faire connaître ce personnage mythique et pour montrer comment c'était à cette époque dans la bande dessinée populaire, et je suis toujours content que des petits formats aient enfin des éditions en albums, beaucoup le méritent, plusieurs ont eu cet honneur comme Tex Willer dans Tex (Special), Diabolik ou Akim...

18/11/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

"Un cavalier qui surgit hors de la nuit, En route vers l'aventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épée Un "Z" qui veut dire Zorro..." Aaaaaahhhh.... Zorro !... Milieu des années 60, comme j'attendais avec impatience -le samedi après-midi- ses aventures télévisées en noir et blanc. Je frémissais à ces cavalcades, ces batailles (souvent "pour rire") où ça ferraillait ferme quasi à tous les coins de rues... Zorro ?... C'est au départ un roman de Johnston McCulley publié en 1919. Bien distribué, c'est un succès immédiat qui lui vaut d'être rapidement adapté au cinéma. En 1920 paraît alors "La marque de Zorro" avec Douglas Fairbanks en vedette. Immense succès, tant aux Etats-Unis qu'en Europe. Et ce succès ne se démentira plus... Ce justicier masqué, héros de plusieurs générations de gamins (et encore maintenant) fera l'objet de nombreuses adaptations en comic books. C'est également vers le milieu de ces années 60 que je l'ai découvert dans divers périodiques et récits complets à son nom. Et en France ?... Il fait son apparition -dès 1948 (par Bob Dan)- dans l'hebdo "L'Intrépide", suivi en 1949 dans "Hurrah !" (par Eugène Gire). De 1947 à 1968, c'est André Oulié qui concevra nombre de ses aventures. Mais c'est surtout dans des périodiques à son nom que le public suivra ses aventures : de "Zorro" à "Zorro l'invincible", sans compter les "récits complets" chez divers éditeurs, il fera l'objet de plus de 400 parutions ! Les albums : Curieusement, malgré son énorme aura, Zorro ne fera l'objet que d'une quinzaine d'albums ; dans le sens où nous entendons ce terme. Ed. Hemma : 4 opus de 1955 à 1956. Ed. Mondiales : 1 broché, non daté. Ed. MCL : 1 cartonné en 1978. Ed. de la Page Blanche : 6 opus (quasi introuvables) en 1986. Ed. Hachette : 2 cartonnés en 1980 et 1986. Ed. Futuropolis (Copyright) : 1 belle intégrale de 110 pages, en 1990, qui reprend les années 1957 à 1959. Zorro ?... il aura fait l'objet de tout : cinéma, séries télévisées (la plus belle, pour moi, avec Guy Williams dans le rôle titre), dessins animés, BD, jeux, périodiques, figurines, récits complets, petits formats... sans compter les innombrables panoplies pour les "chtits". Un héros légendaire, qui vit toujours dans toutes les mémoires... et dont il n'est pas près d'en sortir. Yaho, Tornado !...

14/01/2007 (modifier)