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Akim

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Akim vit dans la jungle avec sa compagne Rita et Jim, un jeune garçon adopté, entourés de nombreux animaux, il veille sur la jungle et à son harmonie.


Auteurs Italiens

Le comte Frederik Rank, ambassadeur à Calcutta, périt noyé lors d'un naufrage qui le ramenait lui et sa famille en Europe, tandis que son épouse Lydia et leur fils le petit Jim, échouent sur une plage d'Afrique. Peu après, Lydia est tuée par une panthère, laissant seul le garçon qui est adopté et élevé par des gorilles ; il prend le nom d'Akim, grandit dans la jungle parmi les animaux dont il comprend le langage, et une fois adulte, il se pose en justicier de la jungle, utilisant sa force et sa tête pour combattre tous ceux qui pourraient nuire à son harmonie ou la piller. Plus tard, il aura une compagne, Rita une jeune anglaise civilisée, et Jim, un adolescent adopté se joindra à eux, tous trois vivront dans un bungalow installé au sommet d'un gros arbre. Parmi le bestiaire ami d'Akim, on trouve Kar le fidèle gorille, Baroi l'éléphant, Rag le lion, Mol le chef des aigles, Chiuk le panda gaffeur, Simbo l'éléphanteau gaffeur, les 2 guenons espiègles Zig et Ming et bien d'autres...

Scénariste
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2020
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série Akim
Les notes (1)
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12/10/2020 | Agecanonix
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Je suis heureux de présenter cette série qui a bercé mon enfance et adolescence en petits formats dans les années 70 et qui bénéficie enfin d'une belle édition en albums chez Robinson, partenaire de Hachette. Cette BD est sans doute de nos jours considérée comme culte par plusieurs collectionneurs de petits formats, c'est une série italienne créée en 1950 par Pedrazza et Renzi, conçue comme une imitation ou un clone de Tarzan et ne s'en est jamais cachée. Les origines d'Akim sont à peu près semblables à celles du héros d'Edgar Rice Burroughs, il se distingue seulement par le lieu de ses aventures qui est la jungle indienne, bien que parfois on n'ait jamais trop su dans quelle jungle il vivait, africaine ou asiatique, vu que certains animaux qu'il côtoie vivent en Asie (des tigres et des pandas) et d'autres vivent en Afrique (gorilles et lions), mais ce détail n'avait que peu d'importance à une époque où la bande dessinée n'était pas prise au sérieux, qu'elle était populaire et qu'elle s'adressait à un public populaire d'adolescents. Akim et ses compagnons ainsi que ses animaux favoris à qui il parle et qui eux aussi parlent (après tout, Milou parlait bien à Tintin), sont constamment à veiller sur la jungle pour empêcher les visées des trafiquants mal intentionnés, des arrivistes sans scrupules, des tyrans sanguinaires, des tribus hostiles ou cruelles manipulées par des sorciers perfides, ou encore des mégalomanes un peu dérangés. Les aventures sont très variées et se déclinent souvent en épisodes qui courent sur 2 ou 3 fascicules en petit format qu'on appelait aussi des pockets et qu'on achetait en kiosque. Alors que la bande était vilipendée par les exégètes de la bande dessinée qui méprisaient ces bandes populaires, la série connut en France depuis son lancement en 1958 par l'éditeur Aventures et Voyages, un prodigieux succès, d'autant plus incroyable que le sujet était calqué sur Tarzan, que le ton était plus naïf voire parfois bon enfant, et surtout que le graphisme était relativement médiocre. Dans les premiers épisodes, le dessin est encore maladroit et pas joli, le style de Pedrazza va s'affirmer avec le temps, mais dès 1955, d'autres dessinateurs vont prendre le relais tels Bramante ou Giuseppe Montanari qui oeuvraient aussi sur d'autres séries populaires comme Blek le roc, "Zembla" ou Tex Willer. Lorsque Bramante reprend le dessin, celui-ci va s'assouplir, c'est surtout lui que j'ai connu durant tout le temps où je lisais ce pocket, même si ça reste du dessin vite exécuté, sans fioritures, avec des décors sommaires, il devait fournir 50 planches par quinzaine, à cette époque c'était un vrai job de forçat ; des gars comme Marcello ou Mitton qui ont à leurs débuts été soumis à ces cadences, en savent quelque chose. Aventures et Voyages put s'appuyer sur le succès des ventes d'Akim pour lancer d'autres pockets, avec des héros divers et dont le plus connu est Cap'tain Swing, mais Akim est le petit format ayant eu le plus grand nombre de numéros (756 numéros pendant 40 ans), même si à partir du n° 669, les épisodes étaient des rééditions. Cet éditeur eut de rudes concurrents comme Lug qui détenait Blek le roc et Tex Willer, et Impéria qui possédait une flopée de pockets dans tous les genres (guerre, jungle, western, Moyen Age, sport, pirates etc...). La série qui se termina en 1991, non contente d'avoir un pocket au nom d'Akim, parut aussi dans des trimestriels (Bengali et Akim-color, qui comme son nom l'indique, était tout en couleurs). En 1994, les éditions Mon Journal reprirent Akim en format de poche de 132 pages avec 3 épisodes par fascicule, jusqu'en 2004, et en rééditant tout depuis le début. En 2013, Mon Journal poursuivit l'édition en poche en format de 113 pages en publiant aussi des reprises ; ces 2 tentatives étaient vendues en kiosque mais ne trouvèrent pas vraiment leur public, la mode de ces héros était passée, elle était trop marquée par les années 60 et 70 où les petits formats battaient leur plein. De plus, les collectionneurs recherchent de nos jours les numéros d'origine, et ils se vendent assez chers ; quelle revanche et quelle hypocrisie quand j'y pense, alors que dans les années 70, les bien pensants crachaient dessus... C'est pourquoi cette édition en intégrale souple de qualité comme ont connu d'autres héros populaires tels Tex Willer ou Diabolik, peut redonner un intérêt à de nouvelles générations de lecteurs qui auraient envie de découvrir Akim. L'ensemble est plutôt bien troussé, les scénarios dûs à l'imagination débordante de Roberto Renzi sont souvent inventifs et les personnages attachants, ce sont les raisons de sa longévité, de plus, on y discernait les prémices d'une préoccupation écologique à une époque où tout le monde s'en foutait. A noter aussi, que la série connut son plus grand engouement en France, car en Italie, le succès ne fut que relatif. Je crois que c'est Akim, bien avant Tarzan qui m'a donné le goût des BD de jungle.

12/10/2020 (modifier)