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Derfal le magnifique

Note: 3/5
(3/5 pour 5 avis)

Adorateur des oeuvres de Derfal, le narrateur décide de partir vivre dans le pays d'origine de l'écrivain.


Adorateur des oeuvres de Derfal, le narrateur décide de partir vivre dans le pays d'origine de l'écrivain. Afin de se préparer à une lecture la plus parfaite possible de ses ouvrages favoris, il apprend la langue et se familiarise avec la culture qui les ont vu naître. Un conte philosophique aussi léger que profond, une réflexion sur l’apprentissage d’une nouvelle culture et le rapport entre l’œuvre et son contexte de création. Un monde imaginaire, surréaliste qui renvoie sans cesse à notre propre quotidien et au cheminement de son auteur, artiste Brésilien tombé sous le charme de la BD francobelge… sans pouvoir la lire ! Roosevelt mène une carrière réussie de peintre surréaliste, mais depuis la lecture de ses premiers Carl Barks et de Métal Hurlant, le démon de la BD ne l'a jamais lâché. En 2000, il publie aux éditions Paquet un premier récit, "L'Horloge". Suivra "La Table de Vénus" dont l'édition sera reprise, début 2004 sous forme d'intégrale à la Boîte à Bulles. "Derfal" s'inscrit parfaitement dans la continuité de ces deux cycles et l'ensemble forme une collection fantastique et poétique intitulée "La Bibliothèque de Juanalberto".

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2003
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Derfal le magnifique

03/05/2006 | Ro
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Par Erik
Note: 3/5
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J'avoue ne pas connaître très bien l'oeuvre de José Roosevelt. C'est l'un des rares auteurs prolifiques qu'il me reste à découvrir. J'ai commencé par Derfal le magnifique. C'est vrai que ma lecture a commencé de manière assez pompeuse au début mais j'ai été happé dans la quête de cet érudit qui cherche à découvrir l'oeuvre d'un auteur d'une autre culture que la sienne. Cela m'a rappelé un peu quelqu'un d'autre... On peut en effet aimer un auteur presque à la folie puis évoluer au fil des lectures et des années. On apprend de notre environnement puis quand on revient vers ses premières lecture de jeunesse, ce n'est plus pareil. On trouve cela terne et détestable. On va apprendre avec sagesse ce qui a provoqué le changement d'avis chez cet homme. C'est un conte philosophique intéressant qui donne une réflexion sur le rapport évolutif qu'on peut avoir avec une oeuvre. Cela me donne également envie de poursuivre ma quête et de lire le reste de son oeuvre.

20/01/2017 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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Étrange album que voici ! José Rooselvelt, que je découvre à travers cette BD, m'a séduit par son coup de crayon, mais un peu déçu par son récit. Être un auteur complet n'est pas donné à tout le monde... En effet, c'est ce trait assez proche de celui de Moebius qui m'a intrigué et poussé à cette lecture. On retrouve dans les décors et l'univers planté, cette ambiance due à la patte de l'auteur, aux détails travaillés et aux décors fouillés. Mais la ressemblance s'arrête pour moi là. Et si certains albums de Moebius peuvent parfois sembler hermétiques (Ah ah ! Quel jeu de mot ! :P ), c'est plutôt ici la linéarité et la prévisibilité du scénario qui gâche l'ensemble. OK, la réflexion sur la création et la place de l'artiste dans son milieu culturel est intéressante, mais la trame principale est une peu trop grossière à mon goût. Au final, une lecture agréable au graphisme soigné, mais dont l'histoire ne me laissera pas un souvenir impérissable.

16/11/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
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C'est la première bd de Roosevelt que j'ai lue et c'est son univers décalé qui m'avait attirée, mais je n'ai pas été interpellée par cette lecture. Elle n'a rien de vraiment originale si ce n'est le monde de Roosevelt, que l'on peut d'ailleurs retrouver dans ses autres productions, plus complètes à mon goût. Tout le suspense autour des œuvres de Derfal tourne court à la fin, la chute est banale et ne nous apprend rien que l'on ne sache déjà. Cela m'aura au moins permis de connaître Juanalberto, qui n'en reste pas moins un personnage intéressant et attachant. A lire si vous tombez dessus et si vous aimez l'auteur et son univers.

25/11/2008 (modifier)
Par Sejy
Note: 3/5
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Au delà du récit de la quête intellectuelle du narrateur, Roosevelt nous interpelle sur la nature relative d’une oeuvre littéraire (et par extension artistique). Interrogations quant à l’absolu de son originalité et à la variabilité de sa perception et de ses influences en fonction du contexte (culturel, social, temporel, idéologique, économique, politique, etc …) et de l’individu. Pour moi, trop de questions directes et sous-jacentes sont soulevées dans cette bande dessinée et en définitive, l’auteur ne fournit pas assez de réponses, sinon des débuts d’explication. Plutôt que d’y voir un manque d’ambition, je pense qu’il nous propose simplement une petite invitation à la réflexion à laquelle on aura envie ou pas de répondre. C’est sans moi. Fainéantise intellectuelle ? Peut-être. Cependant, ce qui me plait c’est la confrontation d’idées avec l’artiste et là, encore une fois, je réprouve le relatif manque de « matière ». La petite taille de l’album y est sûrement pour quelque chose et la lecture des autres volumes du cycle (La Bibliothèque de Juanalberto) devraient permettre de mieux s’approprier l’univers de Roosevelt. Je me suis donc finalement attaché à la forme. Grâce à un graphisme « moebiuesque » très fin et très agréable, à une construction sans faille et à une ambiance légèrement fantastique et onirique, j’ai pris pas mal de plaisir à simplement « vivre » une histoire, au bout du compte, assez captivante.

16/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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"Derfal le Magnifique" est la première BD de Roosevelt que je lis, mais elle me donne nettement envie de lire le reste de son oeuvre un peu à part. Cette BD est un petit album (de 72 pages quand même) sous une couverture souple et dans un format proche de l'Italienne. De belle facture, l'album paru chez la Boite à Bulles bénéficie d'un prix assez réduit comparé à sa qualité physique. Reste à savoir si le contenu vaut le coup, et pour moi ce fut le cas, oui. Le dessin est en noir et blanc et très plaisant à lire et à regarder. Le trait est léger et souple, les personnages et décors sont simples tout en étant originaux et réussis. Quand on entame cette BD, on a véritablement l'impression de découvrir ce qui ressemblerait à un scénario de Benoit Peeters mis en image par Moebius. Roosevelt n'a bien sûr pas l'incroyable maîtrise technique de Moebius mais leurs styles s'apparentent pour le bonheur des yeux et le plaisir du lecteur. C'est donc un dessin que je trouve joli et surtout propre à entraîner le lecteur dans un monde mêlant la science-fiction, le conte et le monde réel. Et effectivement, je trouve que le scénario de ce récit rappelle la structure de certains récits de la série Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. La majorité du récit se passe de dialogues, le tout étant présenté par un narrateur, le héros lui-même, un peu distant avec sa propre vie qu'il raconte. Avec lui, nous allons découvrir tout d'abord son monde, à la fois proche et différent du nôtre, puis voyager vers une autre civilisation, la Blanquie, encore une fois très proche et très différente de notre propre monde. Loin de nous présenter les événements et les lieux de manière distante, le récit réussit dès le début à nous attacher au personnage principal et à sa passion pour un auteur littéraire : Derfal. C'est cette passion, la passion d'une vie, qui va diriger toute l'existence du narrateur, l'amener à quitter son pays et adopter le style de vie et la langue d'un pays totalement éloigné du sien. A travers ce récit, c'est une réflexion sur la vie, sur l'art, sur la façon dont sont ressenties les œuvres, et sur la manière dont un homme doit appréhender sa vie en fonction de ses passions. Mais cette réflexion reste toujours sur le ton de la légèreté, de la poésie, sans jamais sombrer dans la prise de tête morose. C'est beau, c'est intelligent, c'est poétique, c'est agréable à lire. Une vraie découverte pour moi, et je vais m'empresser de lire La table de Vénus et d'autres oeuvres de Roosevelt.

03/05/2006 (modifier)