On les appelle Junior & Senior
Un western spaghetti à l'ancienne !
Junior et Senior, deux bandits bagarreurs au grand coeur, acceptent un sale boulot pour sortir de prison : kidnapper Karina, la fille illégitime d'un sénateur véreux. Petit hic… Impossible de savoir laquelle des fillettes du pensionnat est la bonne et les voilà obligés d'embarquer non pas une mais six gamines! Poursuivis par un régiment de cavalerie confédéré, une gouvernante teutonne revêche et un gang de desperados plus ou moins canadiens, ils vont devoir cavaler, ruser et cogner pour s'en sortir. Bienvenue dans un western explosif entre bastons, cascades mémorables, tendresse et fayots au lard !
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| Date de parution | 12 Septembre 2025 |
| Statut histoire | Une histoire par tome 1 tome paru |
Les avis
Tiens une œuvre s'inspirant du fameux duo Bud Spencer & Terence Hill qui ont fait les beaux jours des video-clubs VHS et des chaines du cable comme on les appelait dans les années 80, ces deux Italiens dont le succès d'un de leurs premiers films communs "On l'appelle Trinita" et dont le titre actuel fait directement référénce ont été multiplié pendant plusieurs décennies avec plus ou moins de succès mais présentent toujours la même recette : du rire, des bagarres bourre-pifs et une ambiance bon enfant. Il aurait été donc facile de se plier à l'exercice et on se demande même pourquoi cela n'a jamais été fait plus tôt tellement ça parait évident mais les auteurs tordent ce qui n'aurait pu être qu'une simple parodie en un récit sans temps morts ni références appuyées toutes les deux répliques. Déjà retranscrire un western à l'école franco-belge est plus que commun, il y a les repères sérieux comme Blueberry, le pendant comique de Lucky Luke sans compter que le thème est toujours bien présent plus récemment avec Bouncer et Gus dans la bd contemporaine, et j'en oublie volontairement car la liste serait interminable mais ce n'est pas le propos ici. Le trait est déjà dynamique et fort mis en scène, il n'y a pas une page où l'on s'ennuierait, pas une page où la formule tournerait en rond et sans décrocher la machoire par le rire, les deux frères ennemis sont si atypiques et attachants qu'on regrette presque d'arriver à la dernière page. C'est effectivement prévisible avec ce kidnapping de jeunes orphelines pour les desseins d'un sombre politicard, il y a de grosses scènes de baston et des rencontres improbables : les militaires sont stupides, les demoiselles pourvus d'atouts généreux mais également d'un caractère bien trempé. On y ajoute des prouts et des bains de scheisse à répétition mais surtout : qu'est-ce qu'on s'y amuse tellement le contenu est généreux. Il semblerait que Robin Recht veuille prolonger l'aventure de nos deux comparses si le succès est au rendez-vous. Pourquoi pas si on ne tourne pas autour d'une formule simple et connue pour ne pas en tarir l'intérêt mais dans cette attente, l'aventure vaut largement la lecture et certains passage ne manquent pas d'une certaine poésie (le passage en montgolfière entre autres), c'est un grand OUI par ma part.
Vous ferai-je l’affront d’évoquer la cultissime série des « Trinita » comme référence principale à ce « On les appelle Junior & Senior » ?… Bien plus qu’un simple hommage, cette nouvelle série signée Robin Recht, au scénario cette fois, et Jean-Baptiste Hostache au dessin, est une véritable déclaration d’amour au duo mythique Bud Spencer – Terrence Hill : la castagne à coup de bourre-pif, les fayots, les engueulades à répétition entre les deux frangins, une intrigue enfantine, il y a là tous les éléments clés qui ont fait le succès des deux compères. Me concernant je ne garde pas un grand souvenir des Trinita. Plus spécifiquement sur la carrière du duo, j’ai en mémoire « Les Super-flics de Miami », « Pair et Impair », ou encore « Salut l’ami, adieu le trésor ». Mais bon, leur carrière respectif ou ensemble fût tellement riche… En tout cas ce Junior & Senior est truffé de références, même si je suis loin de les avoir toutes captées on les perçoit en seconde lecture. Par exemple il y a Eli Wallach qui fait une apparition et il a tendance à trop parler au lieu de tirer (si vous voyez ce que j’veux dire). Ou encore Mlle Bismarck dont s’amourache Junior, et dont on peut penser qu’elle fait référence à la femme de Terrence Hill, une américaine d’origine allemande. Les experts pourront s’amuser à essayer de tout repérer. Sinon, pour rentrer dans le vif du sujet, j’ai trouvé ça sympathique, à l’image de ce vieux duo de notre enfance. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un incontournable et que ça vaut son pesant de cacahuète, mais on passe honnêtement un bon moment, ça se laisse lire, sans aucune surprise. Je me demande même si ce n’est pas une bd à mettre davantage entre les mains d’un enfant. Après tout, moi ça touche à mes souvenirs d’enfant, je n’ai revu aucun de leurs films depuis cette époque. Il y a comme un charme suranné là-dedans, qui n’est pas désagréable en soi, mais je ne ressent pas particulièrement l’envie de m’y replonger. Le dessin de Hostache est approprié, tout en rondeur, rigolo, avec des couleurs qui donne un aspect un peu vieilli évoquant nos Lucky Luke de jeunesse. Donc c’est cool, mission remplie pour lui aussi. Je ne sais pas si je serai du rendez-vous, mais je souhaite le meilleur pour les épisodes suivants et un franc-succès dans les ventes.
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