Les Maîtres-Saintiers

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Entre grande saga familiale, thriller ésotérique et récit historique, suivez la destinée d'une famille de maîtres saintiers, depuis 1788 jusqu'à la fin de la première guerre mondiale.


A travers les âges Esotérisme Jumeaux, jumelles Les sagas familiales Séries avec un unique avis

1788. Étienne et François Rochebrune sont deux frères jumeaux aux caractères diamétralement opposés : Étienne, l’intellectuel, passe sa vie dans les livres, tandis que François, plus impulsif, est une vraie force de la nature. Ils descendent d’une longue lignée de maîtres saintiers dont le métier consiste à dessiner, sculpter et fondre les cloches. En recherche d’un chantier où exercer leurs talents, ils arrivent à la ville de Châtellerault. Ici, les gens se plaignent de la cacophonie produite par les cloches en piteux état de l’église Saint-Jacques. Comme il est de coutume de croire que les jumeaux portent malheur, les fidèles voient les frères Rochebrune d’un mauvais œil. Pourtant le maire de la ville décide de leur confier le chantier. Après une brève inspection, les jumeaux constatent l’étendue des dégâts et découvrent, gravées sur les cloches, de mystérieuses inscriptions en latin datant du XIVe siècle qui dévoileraient l’emplacement du tombeau de la Vierge Marie !

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Mars 2015
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus

Couverture de la série Les Maîtres-Saintiers © Glénat 2015
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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08/01/2024 | Mac Arthur
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Une fois de plus, Laurent-Frédéric Bollée n’aura pas su me convaincre avec l’un de ses scénarios. Pourtant, j’avais bien aimé les 39 premières pages. Ensuite, tout s’est effondré… Les Maitres-Saintiers est une série ambitieuse qui se développe sur trois axes : - Le premier axe est historique : on suit ainsi une famille de maitres saintiers depuis 1788 jusqu’en 1917. Les quatre tomes sont dès lors l’occasion d’évoquer quatre périodes historiques. Chaque tome se voit doté de sa propre petite intrigue (la bête du Gévaudan dans le premier tome, un attentat contre le Tsar en plein Paris dans le troisième, la révolution russe dans le quatrième). Le problème est que ces intrigues sont de peu d’intérêt (la première se conclut en deux pages, l’une durant laquelle le coupable explique les raisons de ses agissements et l’autre sur laquelle il se fait tuer sans qu’aucune enquête réelle ne semble avoir été menée) et paraissent collées artificiellement au récit central. De plus, moi qui espérais en apprendre quand même quelque peu sur le métier de maître-saintier et l’évolution des techniques à travers les époques (un peu à la manière de ce qui était fait au sujet de la bière dans Les Maîtres de l'Orge), j’en ai été pour mes frais puisque seul le premier tome nous propose un aperçu (succinct) de cette profession. - Le deuxième axe est ésotérique. Les héros vont tomber par hasard sur un secret bien gardé par des moines irlandais. Si la nature même de ce secret me plaisait, l’intrigue qui tourne autour m’a bien moins passionné. Ça se traine, les rebondissements me semblent artificiels et la manière dont les héros résolvent les énigmes m'est apparue peu crédible. En clair, ça ne prend pas. - Enfin, le troisième volet est romanesque. Nous sommes en pleine saga familiale avec drames et secrets de famille. Et là encore, ça ne fonctionne pas chez moi. Le drame à l’origine de tout survient sans que j’y vois une réelle raison (les personnages n’ont pas assez évolué dans le premier tome pour, selon moi, arriver à pareille extrémité). Les rebondissements sont d’énormes clichés (le plus énorme étant ce frère amnésique qui retrouve toute sa mémoire -avec une grande précision, de plus- suite à un coup sur la tête… mais le fils caché est pas mal dans son genre non plus). Au niveau du dessin, j’aime bien le style de Serge Fino même si je trouve ses encrages un peu trop marqués. En tous les cas, il s’agit d’un style réaliste fidèle à ce que propose d’ordinaire cet éditeur. Il n’y a donc pas de grosse surprise, ni bonne ni mauvaise. J’ai juste eu le sentiment que l’artiste ne s’investissait plus autant à la fin du récit (les décors me semblent plus artificiels et les cases moins remplies). Mais ce n’est pas à ce niveau qu’est née ma déception. Donc voilà, une déception pour ma part. Le seul mérite de la série aura été d'attirer mon attention sur un métier méconnu... mais sur lequel finalement je n'aurai pour ainsi dire rien appris.

08/01/2024 (modifier)