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Bruxelles 43

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Suite des récits mettant en scène Kathleen Van Overstraeten. Après Sourire 58 et Léopoldville 60, "Bruxelles 43" nous permet de découvrir la jeunesse de Kathleen, et surtout le père de celle-ci, dans un Bruxelles sous occupation nazie.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Bruxelles - Brussels Les petits éditeurs pendant la pandémie Nazisme et Shoah

Bruxelles, 1960 Kathleen aide sa mère à ranger son grenier. Elle y découvre de nombreuses planches de bande-dessinée, destinées à la presse clandestine durant la seconde guerre mondiale. Kathleen replonge alors dans son passé. 1943, Kathleen avait 12 ans. La jeune fille ne comprend pas grand-chose à la guerre. Son père, Fernand, tient un kiosque à journaux, Place de Brouckère. Un dimanche, Bob, un dessinateur, ami de Fernand, lui montre ses strips de BD. Des histoires corrosives à l'encontre d'Hitler, qu'il tente de faire publier dans un journal de la Résistance. Bob se sait surveillé par un collaborateur rexiste. L'atmosphère devient de plus en plus irrespirable à Bruxelles. Les rafles anti-juifs se multiplient. Les bombardements, aussi. Ils ne font pas la différence entre les bons citoyens et les collabos. Kathleen, Suzanne, la fille de Bob, et une de leur amie, enfant de rexiste, vont être au coeur de l'un d'entre eux. Les tensions qui en résulteront feront vaciller leur amitié.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Septembre 2020
Statut histoire One shot (suite des aventures de Kathleen) 1 tome paru
Couverture de la série Bruxelles 43

20/04/2021 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Troisième récit de ce qui s’apparente de plus en plus à une série, « Bruxelles 43 » met en scène le même personnage que « Sourire 58 » et « Léopoldville 60 », à savoir Kathleen Van Overstraeten. Ce récit se déroule dans la jeunesse de la jeune héroïne, qui n’aura ici qu’un rôle très secondaire. En effet, ce sont surtout son père et un ami de ce dernier qui jouent les premiers rôles. La ville de Bruxelles est elle aussi placée en avant, avec une approche historique soignée mise au service d’une fiction agréable à suivre. Les auteurs semblent s’adresser à un lectorat assez âgé (le cœur de cible doit se situer parmi les 50 ans et plus) et, pour les séduire, combinent dans leur récit une reconstitution historique intéressante, des clins d’œil à la bande dessinée de l’époque (avec un rôle important accordé à Edgard P. Jacobs) et un dessin réaliste en ligne claire d’un grand classicisme. Les nombreuses références à Bruxelles en particulier et à la Belgique en général orientent peut-être le public visé vers le marché belge, certaines références risquant de ne pas parler aux autres. Le récit est sans surprise mais bien mené. Le cadre historique fait tout l’intérêt de l’album, avec ce remploi de l’anecdote du Soir volé (le journal « Le Soir » avait été réquisitionné par les Allemands qui y faisaient passer leur propagande mais un numéro sera détourné par des résistants et distribué avec des articles peu flatteurs pour le régime nazi, un haut fait d’arme dont on parle encore à Bruxelles). Il est inutile d’avoir lu les deux albums mentionnés plus haut pour découvrir celui-ci, le rôle de Kathleen se limitant à peu de choses. Pas un indispensable mais pas mal et tout à fait apte à satisfaire le public visé (lecteur belge de plus de 50 ans sensible à la bande dessinée traditionnelle).

20/04/2021 (modifier)