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La Forêt (Ott)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Balade introspective.


Auteurs suisses BD muette Carte à gratter Les petits éditeurs pendant la pandémie Une image par page.

Thomas Ott au sommet de son art Après 12 ans d’absence (Thomas Ott se consacrant à l’illustration), le maître suisse de la carte à gratter nous livre ici enfin une nouvelle fiction. Une histoire courte, sans paroles, en 25 grandes images qui conduisent un jeune garçon à fuir au plus profond d’une forêt pour y trouver un refuge, mais aussi se confronter aux grandes terreurs des hommes et finalement faire l’expérience de suivre, sans peur, son propre chemin. Certainement le récit le plus intime du maître suisse de la carte à gratter qui nous parle ici de cheminement, de réparation, d’espoir.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Novembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Forêt (Ott)
Les notes (1)
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29/12/2020 | Noirdésir
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Cela faisait quelques temps que Thomas Ott n’avait pas publié d’album, et j’étais curieux – comme toujours avec les productions de cet auteur suisse – de voir ce qu’il allait nous montrer chez ce nouvel éditeur. Éditeur que je découvre donc, et qui inaugure ici une collection avec un cahier des charges des plus sévères : une histoire muette de 25 pages, avec une image par page. A voir ce que cela pourra donner par la suite avec d’autres auteurs (un autre opus au moins est d'ors et déjà prévu). En tout cas, c’est clairement un bel objet (voir description dans la fiche de l’album), et on ne peut que saluer le très beau travail éditorial ! L’histoire est forcément rapide à résumer (comme à lire d’ailleurs !) : nous suivons un enfant, qui traverse une forêt, passe outre ses peurs, dans ce décor propice à les faire surgir, puis qui revient chez lui, alors qu’on semble enterrer son grand-père. Sa « balade » l’a rasséréné, lui a donné confiance en lui, et lui a donné la force de surmonter certaines douleurs – comme la mort de ce grand père semble-t-il. Ce récit vaut surtout pour le travail à la carte à gratter de Thomas Ott, superbe, et qui convient parfaitement à l’atmosphère sombre des sous-bois, et de l’histoire. Mais je reste quand même un peu sur ma faim, du fait de la trop grande rapidité de lecture. C’est beau (je salue ici auteur et éditeur), mais l’histoire elle-même – contraintes et format oblige – manque de profondeur. Je trouve en effet le principe de cette collection risqué, un peu casse-gueule. Car si cela convient parfaitement pour des portfolios, des arts books, le lecteur de BD peut sortir frustré (ça a été mon cas) de sa rapide lecture. Mais c’est quand même un bel objet, et un très beau travail graphique.

29/12/2020 (modifier)