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Voix de la Nuit (Flughunde)

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Hermann Karnau est acousticien, une sorte d’archéologue des sons. La voix humaine est son obsession. En 1940, il décide d’explorer systématiquement ce phénomène et, repéré par les nazis, met son savoir-faire au service du IIIe Reich.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Adaptations de romans en BD Allemagne Cà et Là Enfance(s) La BD au féminin Nazisme et Seconde Guerre Mondiale, vus par les Allemands Nazisme et Shoah

Hermann Karnau est acousticien, une sorte d’archéologue des sons. La voix humaine est son obsession. En 1940, il décide d’explorer systématiquement ce phénomène et, repéré par les nazis, met son savoir-faire au service du IIIe Reich. Dans sa frénésie de prouver que la langue allemande est « quelque chose que l’on a dans le sang depuis la naissance », Karnau enregistre des centaines de voix, passant du râle des mourants sur le front russe au gargouillis de gorges ouvertes au bistouri et procède à des expérimentations scientifiques afin d’obtenir la voix aryenne la plus pure. Sa position l’amène à fréquenter Goebbels, le ministre de la propagande nazie et plus particulièrement l’aînée de ses six enfants, Helga. En avril 1945, l’Armée Rouge est dans Berlin. Un dernier carré de notables s’enferme dans le bunker d’Hitler avec Karnau et la famille d’Helga. Les voix de l’acousticien et de l’adolescente se font écho jusqu’à la fin, quand Karnau enregistre les derniers instants des enfants assassinés. Texte : Editeur.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Septembre 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Voix de la Nuit
Les notes (2)
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11/03/2020 | Alix
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Je n'ai pas réussi à me faire à la narration de cet album et ça m'a empêché de le lire correctement. Concrètement, les passages très verbeux avec le personnage de l’acousticien m'ont fortement ennuyé, à tel point qu'au bout d'une cinquantaine de pages, j'ai commencé à zapper des cases puis des pages entières de ses monologues lénifiants. Son récit est en partie instructif, et parfois assez édifiant, mais pour autant, la narration est telle que je n'ai pas su du tout en tirer quelque chose de satisfaisant. En parallèle, le récit d'Helga et de ses frères et soeurs ne m'a que très peu intéressé lui non plus dans la première moitié de l'album. Ce n'est que vers la fin, et surtout quand ils arrivent au bunker, que mon intérêt est remonté. C'est aussi le passage le moins verbeux donc le plus lisible à mon goût, même quand on observe les choses du point de vue de l'acousticien. Et forcément, la conclusion est assez cruelle, ce qui n'est pas bien étonnant vu les circonstances mais qui marque plus quand on sait qu'on parle d'enfants qui n'ont qu'une vision innocente et incomplète du drame qui les entoure. Pour autant, cette portion de l'album plus remplie d'émotion n'a pas suffi à remonter l'estime que j'avais pour cet album. Je m'y suis ennuyé sur de trop longues portions de son contenu. A noter aussi que je n'aime pas du tout le dessin que je trouve régulièrement très moche. Donc ça n'aide pas.

21/03/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Je me suis mis en tête de référencer sur le site l’intégralité du catalogue des éditions Cà et Là (notamment grâce à mon abonnement Izneo, qui propose de nombreux albums de cet éditeur). Ce genre d’exercice complétiste un peu fastidieux fait que je tombe sur des œuvres en tout genre, et que de temps en temps, au détour d’albums moyens ou bizarroïdes, je me prends une grosse baffe dans la gueule. Et BAF. Mince, je ne l’avais pas vu venir celle-là. J’ai entamé ma lecture sans grande conviction, rebuté par le nombre de pages (364 quand même), et par un début d’album un peu abscons. Mais une fois que l’histoire décolle, je n’ai plus vu passer les pages. La double narration suit deux personnages aux destins amenés à se croiser : Hermann Karnau, un acousticien obsédé par les sons humains, qui finira par mettre ses services (et sa folie ?) aux services des nazis dans des expériences scientifiques qui font froid dans le dos. Et Helga, ainée du ministre de la propagande nazie, qui tente tant bien que mal de s’occuper de ses 5 frères et sœurs dans des circonstances de plus en plus difficiles, à l’approche de la défaite Allemande. C’est cet aspect du récit qui m’a le plus marqué, presque traumatisé par moments : ces enfants naïfs et innocents pris dans une tourmente dont ils ne comprennent rien. Mon cœur se serre juste à l’écriture de ces lignes, en repensant à certains passages. La réalisation même est superbe. Le dessin est beau et plein de petites trouvailles graphiques, et les couleurs aquarelles sont non seulement superbes, mais participent aussi judicieusement au jeu narratif, avec ces deux tons chromiques (sombre pour l’acousticien, rose bonbon pour les enfants) qui se rejoignent petit à petit. Si je devais chipoter, je dirais que la narration semble inutilement lourde et confuse par moment. Je n’ai pas lu le roman, je ne peux donc pas juger du travail d’adaptation, mais je note quand même des passages assez lourds en textes, défaut inhérent à ce genre d’exercice. Mais rien de bien grave, et en tout cas rien qui n’ait gâché ma lecture. Un album coup de cœur, et surtout « coup de poing dans le bide » en ce qui me concerne.

11/03/2020 (modifier)