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Petite terrienne

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Que se passe-t-il quand soudain la gravité de la vie nous rattrape, sans nous laisser le moyen de se cacher ? Quand peu à peu la réalité, que nous craignons tant, finit par écraser nos rêves, ne nous laissant qu'un vague souvenir ? Nous nous retrouvons pris dans le cours des événements sans pouvoir avancer ni reculer, et finissons par ne plus distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas.


Auteurs Allemands La BD au féminin

Avec un sens aigu du non-dit, Aisha Franz dessine la vie quotidienne d'une mère célibataire et de ses deux filles dans une petite ville allemande. La cadette fait la rencontre d'une créature extraterrestre, peut-être imaginaire. Au même moment, la fille aînée vit ses premières expériences sexuelles avec un garçon sensiblement plus âgée qu'elle, et leur mère dépressive revit en boucle toutes les occasions manquées de sa vie. La petite réagit à un sentiment croissant de solitude et d'isolement, en accueillant en secret dans sa chambre cette étrange et silencieuse créature transparente qui va l'accompagner au cours de ses premiers émois.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Avril 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Petite terrienne
Les notes (1)
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04/02/2020 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Petite terrienne, c'est un roman graphique intimiste avec des petits airs de David Lynch par moment. Cela raconte la tranche de vie d'une mère célibataire ou divorcée et de ses deux filles ; une adolescente amère et plus ou moins en rébellion, et une gamine qui souffre de son isolement. La mère rumine son ancienne histoire d'amour ratée et sa vie actuelle qu'elle déteste. La grande sœur a un mec minable et égoïste, déteste leur père qui les a quittés et elle cherche sa place entre âge adulte et souvenirs d'enfance. Et la petite fille, ayant trop peu de marques d'affection du reste de sa famille, se réfugie dans la solitude et s'imagine un alien comme ami imaginaire avec qui elle peut partager ses premiers émois charnels de pré-adolescente. Le dessin semble réalisé au crayon à papier et j'ai du mal à voir davantage de maîtrise technique que les planches de BD que je dessinais moi-même quand j'étais écolier et collégien. Je trouve ça laid, même si sur le plan de la narration et de la mise en scène, on finit par oublier le manque d'esthétisme pour se focaliser sur le récit en lui-même. L'auteure souhaitait visiblement transmettre par son dessin le mal-être et les questionnements de filles et femmes à trois âges différents : le passage entre enfance et adolescence, le passage entre adolescence et âge adulte, et la crise de la quarantaine ou cinquantaine je ne sais pas. Le trouble passe parfois et on comprend plus ou moins les émotions suggérées. Mais sincèrement, ce n'est pas une lecture enthousiasmante. C'est morose, mou, et bien souvent ennuyeux.

04/02/2020 (modifier)