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Dans l'abîme du temps (Tanabe) (Toki o koeru kage)

Note: 3.63/5
(3.63/5 pour 8 avis)

Angoulême 2020 : Prix de la série Adaptation du classique de Lovecraft.


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Certaines choses devraient rester cachées pour l’éternité… En 1935, au fin fond de l’Australie, le Pr Nathaniel Peaslee recherche avec frénésie les traces d’une civilisation inconnue. Il ne comprend pas pourquoi, mais il connaît ces lieux, comme si un autre avait implanté des souvenirs en lui. Il sait que quelque chose d’aussi mystérieux que terrifiant se tapit, là, dans les profondeurs du sable du désert… Son monde a été chamboulé près de 30 ans plus tôt. À l’époque, il enseigne à la prestigieuse université de Miskatonic. Il mène une vie paisible, entouré de sa femme et de ses enfants… jusqu’au jour où il s’effondre en plein cours. À son réveil, personne ne le reconnaît. Il a toujours la même apparence, mais semble avoir perdu la raison ! Il parle un dialecte inconnu et se comporte comme un étranger. Pire, il se prend de passion pour les sciences occultes, allant même jusqu’à se plonger dans l’étude du Necronomicon, ouvrage maudit entre tous…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Septembre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Dans l'abîme du temps (Tanabe)

16/10/2019 | Spooky
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L'avatar du posteur ThePatrick

J'avais découvert Gou Tanabe avec Kasane il y a longtemps, qui m'avait laissé peu enthousiaste. Depuis un certain temps déjà, ces adaptations de Lovecraft me faisaient de l'oeil, sans que j'ose franchir le pas. C'est désormais chose faite. En toute première impression, l'objet est atypique et beau. Certes on en paie le prix, mais l'aspect de ces livres rappelle les reliures en cuir (à quand un Necronomicon relié en peau humaine ?!). Doux au toucher et "gravés", ils se démarquent et sont très agréables et reconnaissables. On les ouvrira sans problème et on pourra les lire sans en casser le dos. Si tout cela relève sans doute de l'argument marketing, il est tout de même dommage que lesdits ouvrages soient systématiquement emballés sous plastique et qu'on ne puisse donc les feuilleter. Maintenant, pour ce qui concerne le sujet à proprement parler, il suffit de comprendre qu'on a ici un croisement entre l'oeuvre de Lovecraft, fondatrice de tout un pan de la littérature fantastique et qui a marqué durablement la culture populaire et qu'on ne peut donc que considérer comme remarquable, et le graphisme de Tanabe, lui aussi remarquable et parfaitement adapté au sujet. Une fois cela dit, la déception est difficilement possible. Je ne connaissais pas le récit dont est tiré ce livre. Si son rythme est un peu étrange, et si on a l'impression que des choses sont dévoilées trop tôt, il parvient sans problème à tenir en haleine tout au long de ces 350 pages, et ce depuis le tout début. Je dois tout de même reconnaître une petite déception à la fin, lorsque l'horreur ultime nous est dévoilée... Et bien en fait après tout ce qu'on avait ingéré jusque là, elle n'était pas si horrible que ça. Dommage. On pourra aussi peut-être regretter les visages assez figés, sur lesquelles la gradation de l'angoisse ou de l'horreur peine à se faire sentir, alors même que les épisodes de changement de personnalité du professeur Peaslee étaient assez époustouflants. Au final, j'ai beaucoup aimé cette lecture, peut-être aussi parce qu'il s'agit de ma première des adaptations de Lovecraft par Tanabe. Originale, atypique, et superbement illustrée, elle rend fort bien hommage à l'oeuvre de Lovecraft.

09/05/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

J'ai découvert ce tome après La Couleur tombée du ciel, du même dessinateur, et je dois dire que ce tome souffre d'un léger défaut que je ne peux décemment pas imputer à l'auteur mais qui malheureusement fait un peu tâche dans le récit. Le défaut que présente ce récit, à mes yeux, c'est que la nouvelle adaptée parle d'une certaine race de créature, que je ne veux pas spoiler, et c'est un peu ce qui m'embête dans le récit : la non-représentation dans la nouvelle d'origine et la description fragmentaire d'une créature indicible jouait beaucoup sur l'impact de l'horreur. Ici, le récit montre, et malheureusement beaucoup de la force disparait avec la représentation. D'autant que le dessin en noir et blanc fait parfois confus lorsque nous sommes en présence de ces créatures. A mon avis, un choix de cadrages flous ou de fragments de représentations aurait bien plus convenu, au moins pour le début, et une représentation complète plus tardive. Cela aurait augmenté l'impact des corps étranges de ces créatures. Si je pinaille pour ce détail, c'est parce que c'est le seul point qui m'a bloqué à la lecture et qui m'a fait moins apprécier ce volume que La Couleur tombée du ciel. Pour le reste, c'est tout aussi bon que le premier ouvrage que j'ai lu de lui. L'auteur a bien réalisé son travail d'adaptation, en rendant bien les ambiances et les décors, notamment les grandioses paysages de la ville des Anciens. On sent, dans ce récit (et peut-être de manière plus appuyée que dans la nouvelle de Lovecraft) l'impression de folie qu'a le narrateur, qui se croit victime de problèmes psychologiques réels et guérissables. Cette façon de présenter à chaque fois une nouvelle explication est bien retransmise et fait monter la tension jusqu'au final. C'est une adaptation très réussie, encore une fois, et dont j'apprécie grandement le rendu. C'est fluide, prenant, bien adapté et totalement dans l'air de la nouvelle. Une belle réussite de réalisation pour Gou Tanabe qui semble être un auteur bien parti pour adapter tout Lovecraft !

03/05/2021 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Selon certains retours, il serait préférable de lire Les Montagnes hallucinées (Tanabe) avant afin de mieux apprécier ce récit. Comme je ne l'ai pas encore avisée, je ne peux confirmer mais des 3 adaptations lues de cet auteur actuellement, cette version est selon moi la moins convaincante. Malgré une entrée en matière plutôt percutante avec l'amnésie soudaine du professeur Peaslee qui semble en connexion avec une forme d'intelligence inconnue et pourtant présente sur terre, le récit se perd un petit peu dans un rythme qui prend son temps sans apporter beaucoup de réponses pour l'intrigue principale. Le dessin est malgré tout toujours aussi bon. Les traits sont figés et représentent bien l'attitude hagard du principal protagoniste qui ne comprend pas trop ce qui se passe autour de lui. Les décors sont tout aussi impressionnants que dans les autres opus consacrés par Tanabe à Lovecraft et fourmillent de détails. Les fameuses visions du professeur sont à la fois confuses et inquiétantes malgré le fait qu'on n'en saisisse pas toute la portée. Je rejoins donc l'avis de Gaston sur l'intrigue qui peine à s'éclaircir et à captiver tout en restant subjugué par le travail accompli de Tanabe. Il ne s'agit peut-être pas de la meilleure nouvelle de Lovecraft (en précisant que je ne l'ai pas lue) mais la dernière partie m'a quand même offert quelques frissons.

26/10/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Deuxième fois que je lis une adaptation de Lovecraft par Tanabe et c'est la deuxième fois que je trouve le résultat sympa sans plus. Je ne pense pas lire les autres adaptations de l'auteur.... Au niveau du dessin, il est pas mal pour représenter l'univers de Lovecraft (quoique je ne suis pas fan des visages figés de ses personnage). C'est plutôt au niveau de la narration que j'ai un problème. Je trouve que cela manque de dynamisme et que c'est un peu lent. Il y a un mystère intéressant et pourtant je n'ai pas ressenti de tension durant ma lecture, aucune envie folle de découvrir la clé du mystère. Cela se laisse lire et il y a de superbe pages, mais globalement je n'ai pas trouvé que c'était captivant à lire. Ce n'est pas mauvais, c'est juste que je n'ai pas trouvé cela génial et mémorable comme les autres posteurs. Je pense qu'une des erreurs de ma vie a été de découvrir l'univers de Lovecraft via les adaptations d'Alberto Breccia. C'est tellement génial que les autres adaptations semblent au mieux moyennes à mes yeux....

14/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Il est rare de trouver de bonnes adaptations des romans de Lovecraft et pourtant Tanabe s'en sort très bien. J'ai préféré cet album là à l'adaptation de Les Montagnes Hallucinées que l'auteur avait réalisée auparavant. Je trouve la narration plus claire et le dessin un peu moins brouillon ou disons plus facilement déchiffrable. Ce n'est que lors de certaines scènes d'action mettant en scène la Grande Race de Yith que c'est parfois confus mais pour le reste, le dessin est de très bon niveau et ça fait plaisir. J'ai apprécié de redécouvrir ce récit dont je n'avais gardé que l'essentiel en mémoire sans me souvenir qu'il était aussi dense et surtout aussi moderne. C'est en effet l'un des derniers de Lovecraft, réalisé en 1935, deux ans avant sa mort, et son ambiance plus scientifique le rapproche d'une science-fiction plus contemporaine que ses précédents récits du mythe de Cthulhu. J'ai aussi été surpris d'y voir un lien direct fait avec Les Montagnes Hallucinées avec la présence du professeur Dyer qui faisait partie de l'expédition Antarctique et qui vient faire le lien entre la civilisation qu'il y a découverte et celle de Yith à laquelle le héros de l'Abîme du Temps est confronté. Je ne me souvenais pas de cela dans le roman mais Dyer y est en effet bien présent. Par contre, je ne peux m'empêcher de penser que Tanabe y a apporté quelques touches de son cru, notamment quand le héros prédit la Seconde Guerre Mondiale à venir alors que Lovecraft est mort avant son début. Ce manga me transporte moins que la lecture du roman l'avait fait, mais je salue l'excellence de sa réalisation et le respect apporté au soin de l'adaptation et à l'esprit de l'oeuvre de Lovecraft.

28/12/2019 (modifier)
Par Sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur Sloane

Fabulissime, Après son adaptation fort réussie de Les Montagnes Hallucinées, Gou Tanabe nous en remet une couche avec ce sublime Dans l'abîme du temps, dernier récit du maitre de Providence qui de son vivant ne connut pas le succès qu'il méritait étant sans doute trop en avance sur son temps ou bien trop novateur de par les sujets qu'il traitait. Cette nouvelle est une de mes préférées de Lovecraft tout près de " Le cauchemar d'Innsmouth" dont j'attends l'adaptation avec grande hâte. Dans ce récit et comme dans Les Montagnes Hallucinées, Gou Tanabe a réussi le pari d'adapter l’œuvre en épurant le style littéraire de Lovecraft qui il faut bien le dire était parfois un peu suranné, l'auteur employant d'ailleurs souvent des termes anglais déjà obsolètes au moment où les nouvelles furent écrites. Sans moderniser le texte , Tanabe offre un récit puissant qui vaut bien sûr par son dessin. Je pense dans ce récit à la page d'ouverture nous montrant la bibliothèque de la Grande Race : il y a du Druillet dans cette planche, ce qui bien sûr n'est pas pour me déplaire. Dans l’œuvre de Lovecraft, les personnages sont bien souvent pour ne pas dire toujours à la limite de la folie, les expériences intérieures ou non qu'ils vivent les placent dans un état tel qu'ils ont du mal à faire la différence entre le réel et le monde onirique. Tanabe avec son style de visage un peu figé arrive paradoxalement à transmettre au lecteur ce sentiment d'angoisse ressenti par les personnages. C'est donc un presque impossible défi que Tanabe relève ici et de fort belle manière. Si l'on ajoute à cela encore une fois une très belle édition utilisant le similicuir, rappel évident du célèbre "Necronomicon", il n'y a plus qu'à se ruer sur l'objet dont la lecture est indispensable pour tout amateur qui se respecte. Grandiose.

15/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Nouvelle incursion dans l’univers horrifique du maître de Providence pour le Japonais Gou Tanabe, et ce n’est pas la dernière puisqu’il y aurait déjà 7 ou 8 mangas déjà publiés au pays du soleil levant. C’est toujours aussi bon, voire même meilleur que Les Montagnes Hallucinées qui m’avait semblé un peu long développé sur 2 tomes. Ici nous avons plus ou moins les mêmes thématiques du voyage dans le temps et des grandes civilisations mortes extra-terrestres, dans un format plus concis, mieux abouti aussi ; Dans l’abîme du Temps est un des chefs d’œuvre de Lovecraft, son testament, sa dernière nouvelle qui peut très bien se lire comme une suite aux Montagnes car on y retrouve le professeur Dyers, le survivant de l’expédition en Antarctique. Je reste convaincu par le travail de Tanabe en tant que dessinateur : c’est propre, bien cadré, bien encré, spectaculaire parfois. Cela se parcourt comme un vrai « roman graphique ». Bon il y a toujours ce problème de visages figés mais je ne pense pas qu’il corrigera le tir… c’est son style quoi. Une merveille d’adaptation.

17/10/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Après le choc visuel procuré par son adaptation des Montagnes hallucinées, Gou Tanabe creuse le sillon des adaptations des textes les plus connus d'Howard Phillips Lovecraft. Cette fois-ci il s'attaque à Dans l'abîme du temps, l'un de ses textes les plus aboutis. Encore une fois, un sacré challenge relevé haut la main... A la lecture du texte original, je me faisais une certaine idée du peuple Yith, et je dois avouer que visiblement l'auteur japonais et moi avions la même. Il faut dire que HPL passait beaucoup de temps à décrire ce qui pourtant était indescriptible, innommable, selon ses propres termes. Ce que propose Tanabe, en plus de I.N.J. Culbard, qui avait déjà adapté ce roman de Lovecraft il y a quelques années, c'est son trait réaliste, parfois trop, qui plonge le lecteur ou la lectrice dans les abysses de l'imagination malade du reclus de Providence. Champion des ambiances en noir et blanc, il réussit à installer le doute chez le spectateur/la spectatrice, qui doit se frotter les yeux pour être sûr(e) d'avoir vu ce qu'il/elle a vu... Une ambiance qui alterne scènes descriptives et contemplatives, avec des personnages qui semblent perdus dans les enjeux cosmiques qu'ils découvrent au fil de leur exploration... C'est vraiment réussi.

16/10/2019 (modifier)