Amazing Grace

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Un père escorte sa fillette à travers un monde post-apocalyptique. Une fillette mutante, poilue, griffue et dentue, qui utilise son gène sauvage comme un atout dans une humanité décharnée.


Après l'apocalypse...

John travaille à la construction d’un building, lorsqu’on son contremaître l’avertit que sa femme vient de perdre les eaux. Il fait aussi vite que possible pour la rejoindre à la maternité. Il court sur le chantier comme un forcené, traverse la ville en taxi et arrive juste après la naissance. Juste à temps pour embrasser sa femme et sa fille. Juste une seconde avant le grand souffle blanc… qui signe l’apocalypse. Huit ans plus tard, John et sa fille, prénommée Grace, ont survécu. Ils traversent un paysage de désolation à dos de cheval, lorsqu’ils tombent dans un guet-apens tendu par deux hommes armés de fusils. Le duo d’agresseurs ne remarque pas la particularité morphologique de Grace, dont le visage est dissimulé par une capuche. Dommage pour eux… Car la fillette bondit en un instant sur l’un des gars. Ses canines et des griffes rétractiles, deviennent des armes mortelles, de tailles démesurées. La sauvagerie que son organisme convoque est inouïe… Il faut toute la raison de son père pour qu’elle ne transforme pas les deux bandits en chair à pâté. Le père et la fille les laissent filer ailleurs, ventres à terre. Ainsi est Grace, comme bien d’autres enfants nés au moment de l’apocalypse : poilus, dentus, griffus, porteurs de gènes simiesques proches des sapiens préhistoriques… à la fois terriblement dangereux et menacés, dans un monde déshumanisé qui n’a pas terminé sa déliquescence…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Mai 2019
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Amazing Grace
Les notes (2)
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10/08/2019 | Erik
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Amazing Grace avait attiré mon attention par le visuel très réussi de sa couverture. Une fillette pose le visage fermé, portant le drapeau américain en guise de voile, devant un univers de ruines. C’est, je trouve, très symbolique et cette couverture avait donc eu le don de m’intriguer. Le nom des auteurs, et plus particulièrement celui d’Aurélien Ducoudray dont j’ai déjà fortement apprécié certaines œuvres, a fini de me convaincre. Et très sincèrement, je ne m’attendais pas à ce type de récit ! Nous sommes dans une série post-apocalyptique assez linéaire, jusqu’à présent. Le scénario se résume à une longue errance des deux personnages principaux, émaillée de rencontres plus ou moins heureuses dans un univers de désolation et de violence. Un aspect fantastique vient apporter une petite dose d’originalité dans ce récit… et ce coup-ci on évite les zombies. Le dessin de Bruno Bessadi est très propre, très net. La qualité est au rendez-vous mais je dois avouer ne pas être réellement tombé sous le charme. Il y a un côté ‘comics’ un peu simple qui me laisse sur un sentiment de trop peu. J’espérais sans doute un rendu plus crasseux, plus poisseux au vu de l’univers décrit. Bon, jusqu’à présent, ça se laisse lire… mais il manque une finalité à cette errance, une quête, un but à atteindre, un objectif, enfin quelque chose qui fasse réellement évoluer les choses, qui puisse pousser les acteurs à agir plutôt qu’à subir pour que je sois complètement convaincu. Ca peut venir dans les prochains tomes mais là cette longue errance sans but précis où chaque rencontre donne lieu à une sorte de court récit qui pourrait presque se lire indépendamment l’un de l’autre me laisse sur ma faim. Pas mal, mais j’attends plus pour la suite. En l’état, je vous conseille plutôt l’emprunt que l’achat.

13/08/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Ce titre inaugure une nouvelle collection chez Glénat dans un genre proche du comics vintage. Cela fait très série B également. Mais bon, c'est voulu. On se situe dans un monde post-apocalyptique ayant donné lieu notamment à des enfants mutants. Sinon, tout le monde essaye de survivre tant bien que mal. La violence règne en maître. On ne sera pas grand chose sur ce qui a provoqué un apocalypse nucléaire qui ont ravagé les 3 quarts des USA pour notre plus grand malheur. On sait cependant qu'une petite bande transversale allant de New-York à la Californie a été préservé des effets les plus néfastes. En effet, les auteurs veulent plutôt rester sur la relation père-fille dans cet environnement hostile. Bref, un peu comme dans Walking Dead. On s'attache rapidement aux personnages. Cela semble fonctionner assez bien grâce à un certain savoir-faire des auteurs. Au final, plutôt un bon démarrage. Le mystère reste entier pour la suite.

10/08/2019 (modifier)