Instants damnés

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Fantastique Foersterien.


Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Magazine Fluide Glacial

Un pauvre homme se transformant en moustique, un garçon devenant baudruche, le père Noël victime d'une sorte "d'auberge rouge" et transformé en perle... Foerster développe un univers unique, fantastique, que les amateurs apprécieront.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1988
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru

Couverture de la série Instants damnés © Fluide Glacial 1988
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)
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19/01/2018 | Noirdésir
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Des trois recueils d'histoires courtes de Foerster que je viens de lire d'affilée, c'est celui-là qui m'a le moins convaincu. Il n'y a qu'un ou deux récits parmi eux qu'il me semble avoir déjà lus dans Fluide Glacial quand j'étais jeune, mais ils ne m'avaient pas marqué, et cette relecture ne change pas vraiment la donne. On retrouve évidemment tout l'esprit de Foerster : le noir et blanc très contrasté, les personnages aux expressions horrifiées, les trognes improbables, les décors tordus et étirés, et bien sûr ces histoires d'horreur légère à l'humour noir volontiers dérangeant. Son univers reste cohérent, fidèle à ce fantastique étrange fait de petites horreurs familières. Mais ici, aucune des histoires ne m'a vraiment emballé. Mosquito ou celle du Père Noël logé chez un marin sortent un peu du lot, sans être totalement marquantes. Le principal défaut vient surtout, à mes yeux, d'un côté trop bavard : beaucoup de ces récits sont verbeux, parfois inutilement, au point que j'ai plusieurs fois survolé des blocs de texte pour aller à l'essentiel. Là où Foerster est souvent plus percutant dans la suggestion et la chute, j'ai trouvé l'ensemble plus lourd et moins efficace. Ce n'est pas courant, mais pour une fois je dois bien dire que j'ai été déçu par un album de Foerster.

04/03/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Même si les « vieux » albums de Foerster ne sont pas toujours faciles à trouver, je suis quand même étonné que celui-ci, datant d’une trentaine d’années, n’ait pas déjà été répertorié et avisé sur ce beau site !? Certes, ce n’est pas forcément le meilleur de Foerster, mais cela reste quand même une lecture sympa. On y retrouve quelques constantes de ses albums fantastiques. A savoir un chouette dessin en Noir et Blanc, très adapté au ton employé, jouant très bien avec les ombres. D’ailleurs je trouve la couverture (tiré de l’histoire « Mosquito ») moins intéressante avec sa colorisation. Mais aussi des décors un peu brinquebalants, des maisons à l’équilibre aléatoire, des logements hauts de plafonds. Comme beaucoup de personnages, filiformes et maigrichons, avec des têtes improbables. Quelques hydrocéphales aussi (moins que dans certains recueils toutefois). Du fantastique pur jus donc, mâtiné d’humour noir, transformant un quotidien quelconque en scène étrange, où tout est possible. L’imagination de Foerster semble inépuisable ! Aucun album Fluide de Foerster ne m’a déçu pour le moment, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Si vous le rencontrez, jetez-y un coup d’œil. note réelle 3,5/5.

19/01/2018 (modifier)