Big Bang Saigon

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Un appel au voyage et à la découverte, une ode à la vie et à la sensualité.


Indochine La Boite à Bulles

Lassé de ne pas trouver d’emploi à la sortie des Beaux Arts, Maxime décide de prendre le large et de découvrir le monde. Et comme il faut bien commencer quelque part, Maxime choisit le Vietnam, car il a dans l’idée de retrouver la trace du mystérieux demi-oncle que son grand-père, ancien militaire, aurait laissé là-bas après la guerre d’Indochine. Ce n’est pourtant pas lui qu’il va rencontrer à Saigon, mais l’amour fou, en la personne d’Akiko, une jeune Japonaise souriante qui va bouleverser son programme et sa vie. Malgré ce coup de foudre, le jeune homme doit retourner en France, faute d’argent. Commence alors entre eux une relation par écrans interposés, dont la chaleur n’a rien à envier aux ébats torrides qu’ils vécurent à Saigon. Deux questions se posent alors pour Maxime : pourquoi ne retournerait-il pas au Vietnam ? Et pourrait-il faire sa vie avec la jeune femme, lui qui vit au jour le jour ? Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Janvier 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Big Bang Saigon
Les notes (2)
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06/02/2017 | Alix
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Big bang à Saïgon : l'amour explosif d'un ciel à l'autre Une rencontre torride mais aussi amoureuse, aussi éphémère soit-elle. Big Bang Saïgon, c'est une histoire vraie, celle vécue par Maxime Péroz il y a une quinzaine d'années et qui retrouve la voie de l'écrit et la voix des dessins en collaboration avec Hugues Barthe au scénario. Big bang Saïgon, c'est l'histoire d'un jeune homme au milieu de la vingtaine qui, sous l'impulsion d'un passé familial globe-trotteur, mû par une forte envie de ne pas se retrouve "Tanguy" et sans que rien ne le retienne (et certainement par une chance professionnelle qui ne sourit pas), va s'envoler pour le pays dans lequel le Mékong se transforme en neuf dragons. L'alibi? Retrouver son demi-oncle. La vraie raison? Maxime ne le sait pas encore. Ainsi s'écoule les semaines et voilà déjà l'heure penser tout doucement à refaire ses bagages. Oh, Maxime reviendra à Saïgon, il se le dit et il devra bientôt se le... promettre. Car Akiko, jolie petite Japonaise va faire une entrée fracassante dans le petit monde de Maxime. Et c'est une histoire d'amour immédiate qui naît, charnelle et sensuelle dès les premières mesures, dès la première nuit, encore plus vu l'urgence qui étreinte nos deux amoureux. D'ici quelques jours, Maxime repartira et ce ne sera plus pareil; en attendant, ce couple naissant se serre un peu plus fort. Voilà le début d'une relation amoureuse et sexuelle (Maxime Péroz fait oeuvre de dépouillement sans complexe et sans pudeur) développée sur deux plans. La proximité, d'abord, celle qui invite à s'étreindre. La distance, ensuite, organisatrice de rituels pour s'aimer différemment. Des mots à tâtons puis plus osés sur le clavier, le corps à corps impossible réalisé, l'arrivée de la webcam qui trahit la force de l'imagination et des sensations. Big bang Saïgon c'est un ouvrage qui nous fait passer par bien des sentiments (la découverte de ce pays inconnu, l'humour, la passion, la tristesse aussi) aussi bien qu'il mêle admirablement le dessin de carnet de voyage à des personnages moins réalistes. De quoi les faire détonner et leur donner une vie au-delà des planches et des paysages visités. Un tourbillon de quelques mois d'un amour sans faille (ou si peu) qui ne passera pourtant pas à la postérité, mais dont le souvenir doit être gardé comme un trésor. Vivifiant.

07/02/2017 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Malgré un titre insinuant voyage et dépaysement, « Big Bang Saigon » est avant tout une histoire d’amour à l’eau de rose. Toute la partie « recherche de l’oncle disparu » laisse rapidement place à une rencontre amoureuse assez classique, et, il faut le dire, un poil nombriliste. Alors certes, j’ai passé un bon moment de lecture, et certains passages sont assez touchants… mais ayant déjà lu bon nombre d’histoires du même genre, je deviens sans doute plus difficile (ou blasé). La mise en image claire et aérée est vraiment réussie, le trait est maitrisé et précis, et les planches apportent une certaine poésie à l’histoire. A noter aussi certaines scènes assez chaudes (et je ne parle pas du climat !) Un album qui a du charme… mais qui ne m’a pas spécialement marqué. A réserver aux amateurs du genre selon moi.

06/02/2017 (modifier)