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Zombies Néchronologies

Note: 3.13/5
(3.13/5 pour 8 avis)

Série de one-shots se déroulant sur notre bonne vieille terre... peuplée de zombies un chouïa agressifs. A voir aussi : Zombies (Soleil)


Zombies

Paris. Le virus a transformé la capitale française en bombe à retardement. Un exode massif jette des milliers de gens sains et de zombies sur les routes. L’horreur embrase l’Europe et aucune nation ne parvient à y faire face. Charles, garde du corps expérimenté de l’Élysée, doit protéger le chef de l’État coûte que coûte... Mais sa mission a-t-elle encore un sens ? L’idée même de la République et un président qui ne mérite pas qu’on le sauve valent-ils plus que sa propre vie ?

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Juillet 2014
Statut histoire Une histoire par tome 3 tomes parus
Couverture de la série Zombies Néchronologies

13/07/2014 | Rody Sansei
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Par Yann139
Note: 3/5

Après la France et la Suisse (tome 1), la Suède (tome 2), le tome 3 de la série nous emmène cette fois-ci au Japon avec « la peste ». Konnichiwa les nouveaux lecteurs ! Les Zombies sont aussi au pays du soleil levant. Encore un oneshot – j’aime bien, ça vaut déjà une étoile - qui va vous permettre de retrouver l’univers de Péru et de ses personnages putréfiés. Je vous le dis tout de suite, j’ai apprécié mais le dessin de Stéphane Bervas n’égale pas celui de Nicolas Pétrimaux du premier opus. Donc oui j’achète mais mais mais … peut mieux faire. Sayonara !

29/01/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Pas mal et tirant même vers le demi point supérieur. Comme déjà noté par mes petits camarades, ce qui fait le sel de cette histoire c'est qu'elle s'ancre dans une réalité tout à fait plausible de par l'utilisation de nos anciens présidents, sans oublier l'actuel qui en prend pour son grade. A mon sens le principal atout de l'histoire provient de ce fabuleux personnage de Charles , le garde du corps. Peu à peu nous allons le voir abandonner ce qui faisait l'essence de son métier, à savoir de s'occuper d'une seule personne, et en venir à prendre conscience des autres. D'accord ce mec possède un fond très "service, service" mais par petites touches les auteurs nous font sentir que sous la carapace, il y a un gars capable d'empathie. Au début de ma lecture en feuilletant l'album rapidement j'ai eu un peu peur car j'avais l'impression que le trait était un peu grossier, mais finalement j'ai trouvé qu'il collait plutôt bien au genre. Tout cela est très cinématographique, nerveux, sans temps mort, pour ma part beaucoup moins figé au niveau du trait que dans la série mère, en fait on ne s'ennuie pas une seconde avec cette lecture qui ne révolutionne pas le genre mais ça reste éminemment sympathique et divertissant. L’intérêt principal est qu'il n'est pas nécessaire de connaître les autres ouvrages de la ''saga'', ces one shot se suffisent à eux mêmes. Pas indispensables mais pour les fans du genre, ça devrait le faire. J'ai cru comprendre que la série irait voir vers d'autres lieux et je ne dit pas qu'à l'occasion je n'irais pas jeter un petit coup d’œil.

30/08/2015 (MAJ le 30/08/2015) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

Le sympathique tome 0 de la série Zombies d’origine intitulé « La mort et le mourant » a du donner quelques idées à Olivier Péru pour étayer son univers zombiesque. En effet, à peine le premier cycle achevé avec Sophian Cholet qu’on ne retrouve plus ici qu’à la réalisation de la belle couverture sur fond de tour Eiffel, « Zombies Néchrologies » fait son apparition en proposant une histoire complète et indépendante se déroulant pendant l’apocalypse des infectés et à chaque fois dans un pays différent. A tout « saigneur » tout honneur puisque ce sera notre pays qui aura les honneurs d’ouvrir cette série parallèle sous la plume de Nicolas Pétrimaux qui a réalisé un travail exemplaire même si assez éloigné du style de Sophian Cholet. Scènes dynamiques, encrage assez lourd et décors écrasant de réalisme, tout sied à merveille pour restituer une ambiance putréfiée si chère au cadre. Néanmoins Olivier Péru y dresse cette fois ci un visage politique assez ironique et culotté de notre politique actuelle puisque Charles (en référence à de Gaulle probablement dont il emprunte certains traits), le héros de cet opus, incarne le garde du corps des présidents depuis Mitterand jusqu’à notre François Hollande actuel non sans écorcher au passage chacune de nos chères personnalités par un flashback à la construction remarquable et peut-être encore plus l’actuel hôte de l’Elysée de façon bien plus fun que les écrits de sa célèbre ex-compagne ;) Autant dire que les premières pages impriment un rythme haletant et tout à fait inédit de bon aloi. Loin de vouloir se reposer sur ses lauriers, Péru entraine dès lors son garde du corps assorti d’un compagnon d’infortune plutôt pénible vers une fuite en direction de Genève où les remparts résistent face à l’invasion zombie vers une micro-société peut-être pas aussi bien intentionnée que souhaitée… Péru aligne subtilement les leçons de sa série mère (parfois au rythme bien trop lent et trop gentil selon moi) pour imposer le sarcasme du fameux tome 0 (incontestablement à ce jour mon tome préféré) et ses scènes d’action. La fin lorgne sur le film « 28 jours plus tard » avec le danger militaire mais le scénario réserve encore quelques bonnes surprises et une fin tout à fait à la hauteur aussi iconique que touchante. Il n’y a rien de strictement original dans tout cela mais cela reste d’excellente facture et reste très divertissant. Olivier Péru excelle davantage dans des scénarios courts et brutaux comme pris sur le vif que sur des odyssées au long cours (quelque part la rupture de cycle sera sans doute bénéfique pour la série mère). Sans être indispensable, ce tome mérite amplement d’être lu et pas seulement pour l’utilisation effrontée de Mr. Hollande ! Pas mal du tout et complètement indépendant de Zombies. Tome 2 : Nouveau tome, nouvelle capitale (Stockholm), nouveau dessinateur (Arnaud Boudoiron) et toujours Olivier Péru aux commandes. Malgré un début catastrophique avec ce préambule plutôt cliché de créateurs de jeux video voulant faire le titre de zombie ultime, on passe un moment plutôt tendu et sombre lorsque la véritable invasion zombie surgit et qu'il faut se serrer les coudes pour survivre... On retrouve un peu le sentiment d'isolement et de survie propre au film Zombie de George A. Romero et on se doute que quelque chose ne tourne pas rond parmi les survivants.... Il s'agit probablement de l'opus le plus désespéré et cruel de tout l'univers de Péru/Cholet et peut-être aussi finalement de mon préféré. Boudoiron s'en sort admirablement en reprenant les codes visuels de Sophian Cholet mais en s'appropriant l'univers Zombies pour le meilleur et également surement pour le pire compte tenu des évenements dramatiques d'un épisode qui ne laissera personne indifférent.... Pour une fois les effets gore laissent un peu plus de place à une noirceur vraiment inédite. Chaudement recommandé.

29/09/2014 (MAJ le 25/06/2015) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

C'est sans connaitre la "série mère" que je me suis lancé dans la lecture de cette déclinaison dont Olivier Peru garde les rênes avec cette fois-ci au dessin pour le tome 1 Nicolas Petrimaux, que je découvre, et Arnaud Boudoiron pour le tome 2 que je ne connaissais pas non plus. Chaque tome est indépendant et se passe dans un pays européen différent. Le premier se passe en France et met en scène le pouvoir politique français du moment et un François Hollande qui en prend pour son grade ; mais c'est plus son garde du corps qui va servir de focus et être un des rares personnages lucide et à même de gérer une situation de crise et de survie si particulière. Le second tome démarre sur une mise en abîme intéressante et se déroule à Stockholm. C'est là-bas qu'une équipe qui travaillait sur le développement d'un jeu vidéo de zombies va pouvoir sérieusement potasser la crédibilité et les réactions des "joueurs" en pareille situation. A partir de là, Peru pousse son scénario à fond sur le pragmatisme nécessaire à la survie d'un groupe de façon intéressante. Deux tomes différents, qui, s'ils ne révolutionnent pas le genre, se suffisent à eux même et permettent de passer un bon moment de divertissement pour qui est amateur du genre. Il permet également de se poser l'éternelle question : "Et moi, j'aurais fait quoi ?" 3.5/5

25/06/2015 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pasukare

Fan de de la série mère (et notamment du dessin de Sophian Cholet) je ne pouvais pas passer à côté de cette nouvelle série parallèle. Mon sentiment à la fin du premier tome était relativement mitigé : dessinateur de couverture différent du dessinateur des planches (équivalent à de la tromperie sur la marchandise selon moi), utilisation de références à des noms d'hommes politiques réels mais méconnaissables sur les planches provoquant un grand écart entre réel et irréel bancal et contre-productif, changement de narrateur à la fin de l'histoire, etc ... Malgré tout, en dehors de ces trois points négatifs, je trouvais tout de même que l'histoire se laissait lire et complétait assez bien la série ''Zombies'' sans toutefois être indispensable. Avec le T2 de la série, mon ressenti est bien meilleur : aucun des 3 points évoqués ci-dessus pour me déstabiliser et un contexte plutôt amusant de survenue de l'épidémie de zombies dans la vie de concepteurs de jeux videos... de zombies ! La construction du récit est intelligente, avec des sauts dans le temps à différents niveaux et un personnage dont l'intelligence au départ très utile au groupe va vite s'avérer beaucoup moins utile à la communauté... La série avait démarré du mauvais pied mais se poursuit de bien meilleure manière : tant mieux ! Vivement la suite.

22/07/2014 (MAJ le 07/06/2015) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Sympa de vouloir faire des spin-off de Zombies (Soleil), en les plaçant dans des pays différents à chaque fois. Ce premier tome se passe donc en France, puis en Suisse. Il se place dans un cadre réel puisque le président français est le "vrai", à savoir François Hollande. L'occasion pour Olivier Péru d'égratigner un peu toute la classe politique en passant, ce qui n'est jamais mauvais. L'occasion de suivre l'un de ces héros anonymes (enfin, moins à la fin) qui essaient de sauver leurs prochains dans le chaos ambiant. Le récit ne laisse que peu de temps de répit, réussit à refermer toutes les sous-intrigues ouvertes, ou presque, ce qui n'est pas une mince affaire... Le boulot de Nicolas Petrimaux, visiblement novice, est à remarquer. très vite on le sent à l'aise avec les ambiances, les cadrages, la morphologie... Il a de quoi aller loin, même si son trait manque d'originalité pour l'heure. Bien sympa, donc.

08/02/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Pour commencer, le fait que l’histoire se déroule dans un cadre en partie parisien apporte quelque chose d’inédit. Je suis très loin d’être un expert du genre mais je n’avais jamais vu ou lu une histoire de morts-vivants se déroulant en France. C’est aussi la plus politisée. Il existe des similitudes quelque part avec Le Territoire des Morts (Land of the Dead) de George A. Romero où le réalisateur se livrait à une satire socialo-économique avec les survivants répartis en 3 castes différentes : les riches, logés confortablement dans une immense tour, les employés et miliciens assurent leur sécurité, et le reste de la population qui doit se débrouiller dans un périmètre circonscrit autour de la tour. Mais Olivier Peru choisit ici d’encrer son histoire dans le réel grâce à la contribution de François Hollande qui tient un rôle prépondérant, les anciens présidents de la République n’étant que cités (de manière corrosive). Et c’est un règlement de compte auquel on assiste, un défouloir à charge contre la caste des professionnels de la politique que Peru prend un malin plaisir à zigouiller. On appréciera ou pas selon ses orientations politiques mais pour ma part j’ai sur-kiffé de voir « couille-molle » comme il l’appelle, se faire autant malmener. Les autres en prennent aussi pour leur grade mais comme il se trouve qu’il est l’actuel président, il paye un peu pour tout le monde. C’est un personnage totalement à la ramasse qui ne pige rien à l’ampleur de la situation et ne pense qu’à sauver sa peau et celle de sa maîtresse, sous prétexte « qu’il faut sauver l’État », qu’il a « un plan de relance » pour l’après, et que ce n’est pas la peine d’aider les gens parce que de doute façon ces derniers sont condamnés. Il prend cher et c’est bon. On suit toute cette horreur à travers Charles, garde du corps à deux doigts de la retraite avant la prolifération du virus, qui en est déjà à son 4ème président et qui en a franchement gros sur la patate de toutes ces raclures qui ne se soucient que de leur immonde personne. C’est à travers ce héros blasé qui s’ignore mais au grand cœur, mais aussi à travers Camille la vieille anarchiste, qu’Olivier Peru veut faire passer un message humaniste aux jeunes générations. Est-ce un hasard si toutes ces personnes fuient vers la Suisse, l’un des seuls pays au monde à pouvoir se dire démocratique ? Je ne pense pas. Alors on n’oublie pas bien sûr que c’est un survival-horror, on part du principe que le virus s’est déjà largement répandu ce qui permet une plongée directe dans l’action sans préambule, il y a de l’humain qui se fait becter vivant, des courses-poursuites, des moments de bravoures, de lâchetés. L’histoire n’est pas innovante c’est clair, c’est du très classique, mais personnellement j’ai trouvé le rythme suffisamment entraînant pour se laisser prendre. J’aurai aimé un peu plus de tripes et de sang répandus pour citer un point négatif. Le dessin au trait nerveux et esquissé pour les personnages au premier plan, est tout à fait approprié je trouve. Ça donne un côté comics qui me plaît bien avec un découpage dynamique franco-belge. Les arrières plans hyper réalistes sont bluffant. C’est un tout qui m’a franchement plu. Zombies Néchronologies ne révolutionnera pas un genre qui en même temps est très balisé, mais un scénario comme celui-ci a largement le potentiel pour une adaptation cinématographique.

29/11/2014 (modifier)

L'histoire tient toujours très bien la route, Olivier Péru oblige. J'ai notamment apprécié l'immersion dans le contexte politique actuel (avec la "couille-molle" au pouvoir que l'on connait - et qualifiée comme telle dans la BD). Mais le changement de dessinateur ne m'a pas convaincu du tout (seule la couverture est dessinée par le dessinateur de la série mère). Les personnages notamment ont un côté un peu sale et pas fini qui ne m'a pas vraiment plu et qui fait baisser la note globale. Scénario 4/5. Dessin 2,5/5.

13/07/2014 (modifier)