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Narcisse

Note: 3.4/5
(3.4/5 pour 5 avis)

L’histoire hors du commun de Narcisse Pelletier, le « Robinson français », qui vécut pendant dix-sept ans dans une tribu aborigène.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Océanie Paquet

Un phare isolé. Une falaise battue par la tempête. Un homme contemple le lointain, solitaire et taciturne. Son nom : Narcisse. Nommé gardien du phare, il vient d’emménager avec son épouse et semble avoir trouvé le lieu idéal pour ruminer sa haine du genre humain. La mer lui manque terriblement et visiblement, on lui refuse le droit d’embarquer… L’ancien marin aux tatouages étranges invite à sa table un enfant croisé dans les parages, ce dernier attiré par l’appel du grand large comme il l’était à son âge. C’est ainsi que Narcisse commence à lui conter son histoire insolite, celle d’un gamin rêveur qui, contre l’avis de son père cordonnier, n’avait qu’une idée en tête : voguer sur les mers lointaines…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Avril 2014
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Narcisse
Les notes (5)
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02/06/2014 | Blue Boy
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Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

L'appel du grand large, de l'aventure. Le moins que l'on puisse dire c'est que Narcisse Pelletier a été servi. Jeune garçon qui vit dans un petit port de pêche de la côte Atlantique, il a entendu l'appel du large, le cadeau qui lui est fait d'un talisman porte bonheur d'origine lointaine et enfin un destin tout tracé et sûr mais peu enthousiasmant, il n'en fallait pas plus pour donner à notre héros l'envie irrépressible d'aller voir de l'autre côté, de prendre les vagues une par une jusqu'au bout du monde. Ce qui frappe d’emblée dans ce récit c'est avant tout le dessin, lumineux, des navires dont on voudrait arpenter le pont, entendre claquer les voiles et la coque frapper l'océan. Si je voulais pinailler un peu je dirais qu'effectivement certain fond de case sont un peu édulcorés mais ne boudons pas notre plaisir et nous aussi laissons nous embarquer. Allez tant que je suis dans les bémols ajoutons celui d'être un poil trop à l'écart de la vie de ces aborigènes pas encore dénaturés par la civilisation et ses bienfaits ! Ces deux premiers tomes sont tout de même puissants de part l'histoire qu'ils racontent. A certes un vers de Baudelaire en exergue aurait été le bienvenu mais finalement imaginons un instant ce récit dans les mains d'un réalisateur inspiré : les belles images que cela aurait donné. Plus je rédige cet avis et plus je me dis que je suis finalement très fan de cette histoire. L'auteur, Chanouga, au demeurant fort sympathique prévoit le troisième tome pour la fin de cette année et nul doute que le retour de Narcisse dans son pays natal sera l'occasion d'une belle confrontation entre ceux qui restent et ceux qui larguent les amarres. Ce récit mérite le détour, pour ma part j'y ai trouvé toutes satisfactions, un destin tel que celui ci méritait bien cet hommage.

14/04/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai été un peu rebuté, au début de ma lecture, par le dessin, trouvant les personnages trop statiques. Puis je m’y suis fait, trouvant même pas mal de qualités au travail de Chanouga. Même si – surtout vers la fin du premier tome, certains dessins sont moins précis, comme « à finir », des esquisses… J’ai bien aimé la colorisation en revanche. L’intrigue m’a fait le même effet que le dessin, et j’y suis entré sans trop d’enthousiasme. Je la trouvais un poil trop lente à se décanter. Si là aussi j’ai su passer outre ces obstacles, il manque quand même du rythme dans ce premier tome. Le deuxième tome retrace, souvent de manière elliptique, la quinzaine d’années passées par Narcisse dans la tribu aborigène qui l’a adopté. Là aussi je reste sur ma faim concernant le rythme. C’est très contemplatif, et on a du mal à s’attacher à ce personnage. Le troisième tome sera sans doute concentré sur le retour en France de Narcisse, puisque l’histoire est un long flash-back. C’est une histoire qui se laisse lire, mais qui ne déclenche pas – en tout cas chez moi – d’enthousiasme. A noter que les dossiers en fin de volume sont intéressants, indiquant les sources de l’auteur – puisqu’il s’agit d’une histoire vraie, et montrant des documents d’époque, des cartes.

28/01/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

tome 1 : Mémoires d’outre-monde Une très belle surprise que cette nouvelle série rendant hommage à Narcisse Pelletier, ce jeune mousse au destin très particulier, celui d’avoir vécu, après avoir été laissé pour mort suite à un naufrage, dix-sept ans chez les Aborigènes d’Australie, « chez les sauvages » comme on le disait encore « innocemment » à cette époque… Côté graphisme, le lecteur peut se dire gâté. Réaliste, le dessin laisse délibérément subsister les traces de crayonné, conférant un supplément d’âme aux personnages et aux objets, à la manière des mystérieux tatouages tribaux du personnage principal. Le traitement de la couleur est superbe, avec un océan aux magnifiques tons bleus turquoise qui donnent envie d’y plonger (avec un équipement tout de même…), sensation renforcée par la puissance émanant du majestueux trois-mâts Saint-Paul, qui apparaît tel une invitation au voyage. Car en effet, le pouvoir de cet album est tellement immersif qu’il est conseillé d’avoir le pied marin pour l’aborder – les planches sont trop belles pour vomir dessus ! Auteur complet, Chanouga a également rédigé les dialogues et le scénario, instillant suffisamment de mystère pour le rendre captivant. Le talisman offert par un vieux loup de mer à Narcisse, alors qu’il était enfant, fut-il décisif dans sa détermination à prendre la mer ? Ce dernier a-t-il vraiment eu ces visions étonnantes telles qu’elles sont décrites ici ? Peu importe la part de vérité, tout paraît plausible et on saura bien patienter jusqu’à la sortie du deuxième tome pour voguer de nouveau vers les promesses de cet outre-monde où dépaysement rime avec merveilleux… ---------------------------------------- tome 2 : Terra Nullius Si le premier tome avait plutôt été une bonne surprise, on attendait du deuxième qu’il transforme l’essai… Qu’en est-il ? Côté graphisme, la qualité est toujours au rendez-vous. Chanouga est à l’évidence un dessinateur de talent à suivre, habile en tout cas dans la représentation des grands espaces. Celui-ci maîtrise également très bien l’aquarelle et les effets de lumière. Il suffit d’admirer ces couchers de soleil et ces ciels nuageux à travers lesquels le soleil tente de percer, ou bien encore cette vue en contre-plongée d’une tortue glissant sous l’eau. Là où on pourrait rester sur sa faim, c’est au niveau du scénario qui demeure sans réelle surprise une fois qu’on a connaissance des grandes lignes. Chanouga se contente de raconter l’histoire de ce jeune homme avec application, et on peut dire qu’il le fait bien. Mais il ne faut pas s’attendre à des envolées lyriques exceptionnelles, le tout étant mené de façon très sage, bien trop sage, même lors de la scène de l’initiation chamanique qui comporte néanmoins quelques petites trouvailles graphiques et dans la mise en page. Cependant, on n’y trouvera rien qui puisse faire rentrer le lecteur en transe… Du coup, l’émotion semble en retrait là elle aurait dû se faire jour. Que nous réservera le troisième et dernier tome à venir ? En principe, il sera consacré au retour de Narcisse vers la métropole. Après ce « Terra Nullius », qui semble ne pas avoir réussi pleinement son « accostage », espérons que le prochain épisode arrivera à bon port pour le chemin du retour, avec, pourquoi pas, une fin un peu plus marquante que ne l’a été l’ensemble jusque là.

02/06/2014 (MAJ le 14/01/2016) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Ce n'est qu'en arrivant à la fin du premier tome que j'ai constaté qu'il s'agissait du récit authentique d'un naufragé recueilli durant de nombreuses années par des indigènes sur une île proche de la Nouvelle Guinée. Durant le plus gros de ma lecture, j'ai cru qu'il s'agissait d'un simple récit fictif de marins et d'aventures exotiques dans les Mers du Sud. Et c'est bien un récit de marin tout au long du premier tome puisqu'on y suit les débuts dans la marine du jeune Narcisse, comment il a quitté son village, ses difficiles premières expériences de mousse puis son dramatique périple sur un navire en direction de l'Australie. J'aime bien les récits de marine et les biographies historiques mais je n'ai pas réussi à apprécier totalement celui-ci. Le graphisme me convainc à moitié. Trait et couleurs sont jolis mais les décors sont un peu trop vides et surtout les visages sont trop inexpressifs : on dirait qu'ils arborent toujours le même masque d'expression figée, bouche ouverte. Sans parler de certains personnages qui se ressemblent trop. Ensuite, je n'ai pas trouvé le héros très attachant et je suis resté à la surface de son récit, peut-être à cause du rythme un peu rapide puisqu'il y a beaucoup à en dire en peu de pages. A vrai dire, ce premier tome m'a un peu ennuyé même si j'apprécie l'esthétique de son graphisme et l'authenticité de son récit. Peut-être que je préférerai la suite.

26/11/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Narcisse est l’histoire d’un moussaillon qui est sous l’emprise de l’appel de l’Océan. Oui, en effet, certains hommes sont attirés comme des aimants par un appel. Cela peut être celui de la montagne, des profondeurs, des femmes ou de la mer. En l’occurrence, vous avez un gamin de 14-15 ans qui dit à son papa et à sa maman qu’il veut partir sur un navire pour découvrir le monde et c’est chose faite. Vous me direz que les parents voulaient se débarrasser de lui et ben non, même pas ! Question authenticité des sentiments, il faudra repasser. Pour le reste, le récit demeure classique. Il passe de navire en navire avant d’être abandonnée sur une île déserte. Là encore, il s’agira de survie en milieu hostile. Il n’y pas de surprise notoire dans le scénario assez linéaire. Les auteurs auraient dû sans doute insister un peu plus sur la psychologie du personnage mais là encore, il y a des choses plus importantes à mettre en avant. Le résultat : un récit de plus manquant d’originalité mais qui est assez consistant pour assurer au minimum. Pas mal, satisfaisant. On aurait aimé plus d’audace.

15/09/2014 (modifier)