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Le Château des étoiles

Note: 3.95/5
(3.95/5 pour 21 avis)

Diagonale 2015 : prix du meilleur album pour le premier tome. Au nom de Sa Majesté, la conquête des étoiles commence... Un feuilleton scientifique en bandes dessinées, à découvrir sous forme de journaux (29 x 42) disponibles en librairie en mai, juin et juillet 2014.


La Lune Les prix lecteurs BDTheque 2014 Prix Diagonale Science-Fiction, le best-of

Au nom de Sa Majesté, la conquête des étoiles commence... Un feuilleton scientifique en bandes dessinées, disponibles en librairie en mai, juin et juillet 2014 Album se présentant sous la forme d'un journal agrafé de grand format (29 sur 42 cm)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mai 2014
Statut histoire Série en cours (Dyptiques) 5 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Le Château des étoiles
Les notes (21)
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30/05/2014 | Tomeke
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Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

A l'occasion de la récente sortie de l'excellent tome 5, je me suis refait toute cette saga, et décidément, qu'est-ce que c'est bon !!! Tout est complètement génial, dans Le Château des étoiles. Le dessin est somptueux, typique de la patte graphique unique (oui, ça fait beaucoup de "-ique", il y a comme un hic) d'Alex Alice, et la colorisation à la fois chaleureuse et un peu voilée, le met parfaitement en valeur. Je trouve que chaque planche est un enchantement et on a envie de s'y plonger totalement pour toujours mieux goûter l'univers fascinant que l'auteur/dessinateur a imaginé pour nous. Fascinant, cet univers l'est bel et bien. J'ai toujours adoré le genre steampunk et le XIXe siècle : c'est dire à quel point cette saga est faite pour moi. Dans la plus grande lignée d'un Jules Verne, Alex Alice met donc en scène un XIXe siècle qui, au fil des tomes, va s'émanciper peu à peu de la réalité historique, pour devenir un véritable univers parallèle façonné par le progrès scientifique, qu'on découvre avec des yeux toujours de plus en plus grands. D'ailleurs, c'est ma seule déception (pour l'instant) du tome 5 : le retour dans un Paris complètement modifié par la science est une idée de génie, mais malheureusement pas assez exploitée, encore. On a quelques très beaux plans de Paris sillonné par les dirigeables et autres machines volantes, mais ça reste une toile de fond. Du côté du scénario, là aussi, c'est du tout bon : les personnages sont très attachants et ont des motivations qui nous permettent de ressentir une véritable empathie avec eux. Scientifiques désireux de prouver leurs hypothèses, héros prêts à tout pour sauver la mémoire de leur mère (ou épouse), jeux de pouvoirs de puissants qui veulent exploiter la science à leur profit... C'est du classique, mais c'est terriblement efficace. On veut vraiment suivre tous les personnages (même les méchants) jusqu'au bout de leur quête pour voir où celle-ci va les mener, et le plus beau, c'est que, quand Alice brise le mystère et qu'on touche enfin au but (provisoire, bien sûr, la saga n'étant pas fini), on n'est jamais déçu. Chacun des tomes de l'intégrale (c'est-à-dire des albums cartonnés) témoigne d'une densité narrative exemplaire, qui fait qu'à chaque fois, on en a clairement pour son argent. Les évolutions des personnages sont très intéressantes à suivre, et le contexte historique permet à Alex Alice de renforcer la cohérence interne de son univers. En effet, j'aime beaucoup la manière qu'a l'auteur d'introduire des personnages historiques au sein du récit, même en les déformant quelque peu, mais en leur donnant toujours un rôle secondaire dans l'intrigue. Cela lui permet de ne pas aller trop loin dans la distorsion de la réalité, tout en ayant les coudées franches (plus que si ces figures historiques avaient été les héros). Le Château des étoiles revêt grâce à cela une dimension géopolitique vraiment captivante, qui décolle carrément avec l'arrivée de Napoléon III dans le tome 5. Je préfère ce côté géopolitique à l'aspect plus ésotérique sur la quête de l'origine de l'univers, même si je suis curieux de voir comment l'auteur va faire se terminer cette quête. D'ailleurs, dans la manière de mener son récit, Alex Alice est très bon pour toujours trouver LA péripétie qui relance parfaitement l'intrigue au moment où celle-ci commence à s'appesantir. Dans chacun des tomes, on se demande un peu si l'auteur saura rebondir sur tel ou tel élément, et toujours, il y arrive à merveille. Avec ça, comme dans Siegfried, Alex Alice démontre dans cette saga une maîtrise incroyable du grand spectacle. Qu'il s'agisse de la découverte de la face cachée de la Lune, de l'exploration de Mars (bénéficiant d'un suspense qui est un modèle du genre) ou d'une poursuite dans les airs de Paris (bel hommage à Notre-Dame, au passage), l'auteur/dessinateur nous prouve à chaque fois qu'il a un véritable talent pour mettre en scène l'action et la restituer dans toute sa grandeur. En cela, Le Château des étoiles constitue sans nul doute un véritable blockbuster de la bande dessinée, et un des plus beaux ! Bref, j'aurais toujours beaucoup de choses à dire sur cette saga culte ! Je lui reconnais certes quelques légers défauts ici et là. Notamment, l'intrigue devient parfois un peu trop difficile à suivre, on ne sait plus trop où on en est, mais dans l'ensemble, ça se suit quand même bien. Quelques décrochages au niveau du rythme sont à noter aussi, mais c'est souvent très passager. En ce qui me concerne, ça ne m'a pas empêché d'accrocher dès la 1re page du premier tome et de ne plus lâcher les tomes successifs jusqu'à la dernière page du dernier sorti. Finalement, le seul gros défaut de cette saga, c'est l'attente interminable qu'on subit entre deux tomes... Heureusement, on peut toujours lire et relire chacun des tomes de cette saga épique et poétique sans se lasser !

17/06/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

"Le Château des étoiles", voilà une histoire que Jules Verne aurait certainement très appréciée, lui qui a émerveillé bon nombre de petits et grands avec ses récits imaginaires décomplexés. Une sorte de Voyage au centre de la Terre inversée, direction la conquête de l’espace au moyen de cette substance qu’on appelle l’éther et dont serait composé le vide spatial et qu’une grande majorité de scientifiques du XIXème siècle croyaient réelle. Partir du principe que dans cette époque de révolution industrielle on découvre l’existence de l’éther et que des nations colonisatrices telles que la Prusse de Bismarck vont tenter de s'approprier cette découverte, c’est le parti pris de cette nouvelle grande aventure signée Alex Alice. Une histoire qui n’est pas tout à fait ce qu’on peut nommer comme une uchronie car Alice s’amuse à incorporer à son récit fictif des éléments historiques véridiques ainsi que des personnages ayant bien existé. Ainsi on verra apparaître furtivement le compositeur Richard Wagner, l’architecte royal Christian Jank chargé de réaliser la structure de l’astronef, Élisabeth « Sissi » impératrice d’Autriche, et dans un rôle de premier plan le roi Ludwig de Bavière. La passion de ce dernier pour les contes et le mythe du Graal et des chevaliers de la table ronde sont tout à fait authentiques. De même que le château où se déroule la grande majorité de l’intrigue n’est ni plus ni moins que le château de Neuschwanstein qui est un des mes préférés dans le monde. Il est majestueusement dépeint ici aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Quel talent de la part de l’auteur ! Il sait comment vendre du rêve (plus que celui de Disneyland qui est lui aussi inspiré de Neuschwanstein pour la petite anecdote). Pour en revenir à la BD, on peut dire que j’ai pris mon pied pour faire court. Pour la version longue, j’ai trouvé cette BD très intéressante également pour les lecteurs fans d’Alex Alice. On arrive à déceler des points communs dans chacune de ses œuvres. Je soupçonne Alice d’avoir un gros faible pour les jolies rousses, après Elisabeth d’Elsénor dans Le Troisième Testament et la Walkyrie dans Siegfried, c’est la ravissante Sophie qui reprend le flambeau. C’est même un combo de rouquine si on y ajoute Claire Dulac et Sissi impératrice. D’ailleurs en parlant de Sissi, la ressemblance physique du duo très proche Sissi-Ludwig est quasi similaire à celle du couple la Walkyrie et Siegfried, comme si ces derniers étaient de lointains ascendants aux deux autres. Je ne sais pas si c’est voulu ou non mais je suis très tenté de le croire, c’est très cool et ça apporte une certaine profondeur. C’est comme si les œuvres d’Alice étaient imprégnées d’une continuité, l’histoire comme un éternel recommencement. Même le cadre est identique, la mythologie germanique face à la romantique Bavière. L’histoire de cet « intégrale 1 » se veut plus qu’introductive car elle fait aussi la part belle à l’action et les complots de couloirs. L’auteur fait monter la pression petit à petit et cela devrait atteindre son point culminant dans le deuxième intégrale. C’est un peu l’équivalent d’un Objectif Lune chez Tintin. Le dessin est majestueux comme je l’ai dit plus haut, tout en esquisse, on peut utiliser n’importe quel superlatif juste pour dire que c’est du grand art. Alice s’essaye pour la première fois à la couleur directe et je pense qu’on peut dire que le pari est gagné, on en prend plein les mirettes. Alors, y a-t-il tout de même quelques défauts ? Personnellement rien ne m’a dérangé, si, aller, quelques situations ne paraissent pas très crédibles mais à partir du moment où on envisage la théorie de l’éther comme crédible on fait un peu fi de la crédibilité, place à la magie (ce qui est paradoxal vu que le récit se repose beaucoup sur la science). Le physique de Hans et son aspect « cartoonesque » peut décontenancer plus d’un lecteur car il apparaît en plus assez tardivement dans l’histoire mais cela ne m’a moi pas dérangé car il apporte une caution humoristique enfantine. Le Nibelung Mime avait déjà un peu le même rôle dans Siegfried avec un rôle plus sarcastique. J’y vois là une volonté de plaire aux enfants car cette série peut tout aussi bien s’adresser à un public adulte (le langage scientifique n’est pas à la porté de tout le monde), ou de grands enfants. L’esprit « julesvernien » est donc respecté. En attendant les prochaines aventures de Séraphin et ses amis chevaliers de l’éther, je souhaite à ce premier volume de conquérir les étagères des bédéphiles. Le Château des étoiles – 2ème diptyque – 3ème année Les Chevaliers de Mars ! Les plus impatients peuvent d’ores et déjà embarquer à bord de la suite. Deux mois avant la sortie de la gazette numéro 7, Rue de Sèvres sort un coffret comprenant ladite gazette plus un almanach calendrier de belle facture avec des hommages de grands artistes, plus la maquette du Cygne des étoiles à monter soi-même pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant. La 2ème année mettait en scène l’alunissage de nos aventuriers, leur exploration et la révélation des mystères de l’astre. La tonalité enfantine du premier livre perdait peu à peu de son innocence pour rentrer davantage dans le mythe arthurien avec cet émouvant adieu du roi Ludwig à Séraphin qui lui fît promettre de partager la connaissance de l’éther pour le bien des peuples, tel le roi Arthur désignant Perceval comme son meilleur disciple et successeur, avant de partir pour Avalon d’où il ne revint jamais. Et ainsi une fois revenu sur Terre, ce deuxième chapitre se concluait sur un formidable message d’espoir, de tolérance et d’appel à la fraternité entre les peuples. Si je lui trouvais des allures d’Objectif Lune au tout début de l'aventure, Les Chevaliers de Mars débute sous des auspices dignes de L’Île Noire. L'intrigue prend pour cadre celui d’une Bretagne idyllique et campagnarde avec beaucoup de dessins représentants Océan, phare, plage, village typique du coin… dans une ambiance inquiétante où les personnages cherchent à se faire peur. Il se murmure de sombres rumeurs dans les tavernes parmi les pedzouilles mal débourrés dont certains auraient aperçu un albatros monstrueusement géant (ces derniers n’ayant jamais entendu parler de l’éthernef). Et lorsque se ne sont pas ces béotiens, c’est cet indécrottable trouillard d’Hans qui s’y colle, croyant dur comme fer à ces légendes celtes. Au premier plan, nos champions vont être forcés de sortir de leur retraite : le père de Séraphin a disparu, ses modèles paternels disparaissent les uns après les autres, et le doute commence à s’installer dans son esprit, d’autant plus que les relations avec ses frères chevaliers n’est pas au beau-fixe. Le temps joue contre eux car si la publication des plans de l’éthernef a permis dans un premier temps de couper l’herbe sous le pied de Bismark, ce vampire assoiffé de conquête et qui s’imagine bien tel le dieu de la guerre, n’a pas dit son dernier mot et Mars pourrait bien être la clé de voûte ouvrant la voie à la conquête de toute la galaxie ! Admiratif des graphismes des deux premiers tomes, la suite demeure du même tonneau. Alex Alice nous offre des compositions qui laissent d’abord médusé puis rêveur : il n’y a pas de mot pour décrire le fog londonien et ce plan sur Big Ben en contre-plongée, ou cette vision fantasmagorique de Mars la rouge surplombant cette petite île de Bretagne entourée d’une eau bleue sombre où nos héros se sont installés. Grand enfant ou vieil amateur nostalgique d’Edgar Rice Burroughs, Les Chevaliers de Mars constitue un événement à suivre et à ne surtout pas manquer. Mise à jour 04/07/2018 4ème année - Fin du deuxième diptyque Le Château des étoiles, 2ème diptyque, gazette n°12, c'est déjà fini ! Que le temps passe... on ne voit pas nos héros Séraphin, Sophie et Hans grandirent et pourtant il y a de légères nuances dans les traits faciaux, un brin plus adolescent, moins enfantins qu'aux débuts... et que d'aventures parcourus, que de dangers mortels évités ! Ces Chevaliers de Mars a tenu toutes ses promesses, c'était digne du grand Edgar Rice Burroughs. Alex Alice délaisse dans sa deuxième partie l'action pour davantage d'exploration mais comme encore 12 gazettes sont prévus à la programmation, un petit temps peut faire du bien. Je retiens surtout l'aspect graphique parce que c'est... whoua, il n'y a juste pas de mot pour décrire ces visuels époustouflants en grand format. C'est du niveau Miyazaki quoi. Avec cette série Alice rentre dans la cour des grands, des très grands (il y était déjà selon moi mais là, il n'y a plus de doute possible). Désormais, la guerre des mondes est déclarée. Vivement la suite !

02/10/2014 (MAJ le 04/07/2018) (modifier)
Par Jaydee
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Dernière série en date du prolifique Alex Alice, j'ai pris une claque en terminant la lecture de ce Château des étoiles. Il est difficile de ne pas décrire cet univers sans citer ceux qui l'ont inspiré : Miyazaki, Jules Vernes et Les Mystérieuses Cités d'Or. Parlons tout d'abord de l'univers complètement barré qui s'appuie sur les "connaissances" les plus fantaisistes en matière de conquête spaciale au XIXème siècle, époque de l'histoire. Ainsi on pensait que l'univers était rempli d'éther -sorte d'énergie pure- , que plus une planète était proche du soleil, plus elle était récente -Vénus est ainsi vue comme une planète abritant une vie préhistorique-, et j'en passe. La grande force du scénario est de donner un dimension merveilleuse à ces théories tout en gardant un semblant de sérieux. Cet aspect est d'autant plus central que la page titre porte la mention "ils ne savaient pas que c'était impossible donc ils l'ont fait". Les personnages ne sont pas en reste et permettent de passer du rire aux larmes en un rien de temps. Enfin, les dessins sont vraiment réussis, Alice prouvant tout son talent en couleurs directes. Une mention spéciale pour les découpages audacieux qui rendent l'histoire encore plus palpitante. Le premier tome aurait mérité à lui seul 4 étoiles, l'intrigue et l'univers développés y sont passionnants bien que l'on puisse regretter que les choses n'avancent pas plus vite. Mais une fois le second tome terminé, on ne peut être que béat d'admiration, chapeau l'artiste, tu n'as pas volé tes 5 étoiles !

15/09/2015 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur pol

J'avais fait l'impasse sur les journaux pour mieux profiter de la version album et je n'ai pas été déçu. Soyons direct : cette série est réussie à tous les points. Un : Graphiquement c'est beau, Alex Alice fait une nouvelle fois preuve de beaucoup de talent que ce soit dans son dessin ou dans sa mise en page. Il y a des motifs pour se régaler les pupilles à toutes les pages : des châteaux splendides, des cadrages et des perspectives superbes, des engins volants originaux, des vues du ciel qui sont une invitation au voyage... et la liste est encore plus longue. Deux : Des personnages attachants. On se prend de sympathie tout de suite pour ces enfants. Séraphin fait un très bon héros. Personnellement, j'ai un petit faible pour Hans et sa bonne bouille. Leur rôle est bien trouvé et il y a un juste équilibre avec les adultes. J'aime les voir bricoler leurs ethernefs, j'aime voir leurs yeux briller quand ils côtoient l'aventure. J'aime leur imagination quand ils se sentent investis d'une mission et qu'ils décident de former les chevaliers de l'Ether. Trois : une histoire originale et prenante. Au niveau de la thématique, même si le parallèle avec Jules Verne n'est pas faux du tout, on ne lit pas une histoire déjà lue 10 fois par ailleurs, et ça fait du bien. En quelques pages à peine on rentre dans cette aventure pleine de mystères ! On voyage, on s’inquiète du sort de nos jeunes héros, on craint les espions prussiens. Chaque péripétie a de l’intérêt. Un vrai régal pour le moment. Ce premier tome est une vraie réussite. Le second est dans la continuité, il reprend là où l'histoire nous avait laissé et nous emmène en altitude pour un voyage direction la lune. Entre la tentation d'explorer cet astre inconnu, et l'envie de rentrer sur terre les points de vue divergent. Les découvertes que feront nos héros rythment ce second opus. Et là encore Alex Alice fait preuve d'une belle imagination pour nous proposer une aventure originale. Le graphisme est toujours aussi agréable, il nous fait voyager. Les héros, eux, sont toujours aussi attachants. Ce serait presque parfait, mais il m'a manqué un peu de tension, celle qui était palpable dans le tome 1 lorsque les chevaliers de l'Ether se sentaient traqués par les prussiens, qu'ils cherchaient un mystérieux espion. Ce second chapitre me parait moins tendu. Un bémol bien mince qui n'atténue en rien le ressenti global qui est excellent. Vivement la suite.

26/10/2014 (MAJ le 03/09/2015) (modifier)
Par bab
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur bab

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». C’est par cette citation que commence Le Château des Etoiles, et elle pourrait s’appliquer à Alex Alice quant à son talent pour sublimer l’esprit de Jules Verne. Inspiration assumée. Et très bien assumée. Cette histoire de conquête spatiale avant l’heure, car c’est de cela dont il s’agit, reprend tous les classiques du genre, et du maître Vernes, en les mettant aux goûts du jour avec un panache et un brio dont Alex Alice n’a pas à rougir. L’histoire nous place en plein XIXe siècle, à la croisée d’une découverte scientifique sans précédent et d’un contexte géopolitique instable. L’un et l’autre étant étroitement liés. Au cœur de cette intrigue : la Bavière, le jeune Séraphin Dulac, son père et leurs compagnons Hans, Sophie et le roi. Tout ce petit monde va se retrouver confronté aux ambitions impériales d’unification de l’Allemagne de Bismarck et à la plus grande avancée scientifique de tout les temps : le voyage à travers l’éther et la conquête de l’espace. Au scénario, Alex Alice nous livre une histoire en deux tomes rondement menée. Encore une fois, impossible de ne pas évoquer Jules Verne, aussi bien dans le rythme de la narration, la conception des engins, que dans la façon de traiter les thématiques scientifiques et politiques. Mais l’auteur passe avec brio au travers des poncifs du genre pour s’approprier le style en le forgeant à sa vision de la narration. On se plait à croire à la lecture de ces deux tomes que la découverte de l’espace reste à mener. On suit avec délectation et impatience les aventures de Séraphin vers la conquête des cieux. Chaque personnage est fouillé, animé de ses propres motivations pour faire aboutir ce projet grandiose. Chacun trouve sa juste place dans un scénario au cordeau. Une fois la bd dans les mains, impossible de la lâcher. Niveau dessins, c’est brillant ! Chaque cadrage est pensé, la narration fluide, chaque case une œuvre d’art de finesse, de détails, de méticulosité. On y ressent le temps passé, mais aussi l’investissement et l’amour de l’auteur dans son œuvre. La mise en couleur en aquarelle ne vient que renforcer l’impression d’ensemble. C’est beau. Que dis-je ? C’est magnifique. Le deuxième tome vient clore le premier opus de l’aventure, mais la porte est grande ouverte pour la suite des aventures de Séraphin et de ses compagnons. Aussi ferme t’on cette histoire des étoiles pleins les yeux, et l’impatience non dissimulée de se replonger dans l’éther.

24/08/2015 (modifier)
Par Yannock
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

L'aventure a commencé début 2014 lorsqu'au salon de la bd d’Angoulême, au détour d'un stand, je suis tombé totalement amoureux d'une affiche, reprenant la couverture du premier tome de cette magnifique bd. Grand amateur de Jules Verne et du steampunk, cette affiche et le contenu hétéroclite du stand me renvoya mes lectures de 20.000 lieues sous les mers en pleine mémoire... Je savais déjà avant sa sortie que j'allais l'aimer, cette bd. Quelques mois plus tard, je n'ai pas été déçu, bien au contraire : la sortie originale au format gazette, donnant un petit plus à l'ambiance de l'histoire, permet de goûter aux fabuleuses images que nous offre Alex Alice en format XXL ! L'histoire est à l'image des romans de Verne, accessible à tous les âges, pleine d'aventure, même si la thématique fleure le déjà vu (notamment avec l'excellent De Cape et de Crocs et son voyage lunaire). Les personnages sont attachants, le soin apporté à la conception de l'Ethernef est tout bonnement génial, cet appareil est un mélange bien dosé du Nautilus de Nemo (le capitaine, pas le poisson !) et du Grand Condor d'Esteban, Tao et Zia, une vrai réussite. Visuellement, c'est superbe, avec certaines planches sortant vraiment du lot (la double page du feu d'artifice sur le château du Rocher du Cygne est magnifique). Je conseille l'achat non pas les yeux fermés car il serait dommage d'en rater une miette, mais au contraire les mirettes grandes ouvertes et l’âme aventureuse, vous ne serez pas déçus. Pour les plus réticents à l'achat et sur une note moins enchantée et plus matérielle, les 6 gazettes reprenant la totalité de l'histoire étalée sur 2 tomes "classiques", coûtent un peu moins de 3 euros l’unité, soit moins de 18 euros pour l'histoire complète dans son format le plus original et plaisant. Faites-vous une fleur, vous ne regretterez pas le voyage à bord de l'Ethernef ! Graphisme : 5/5 Scénario : 4/5 Bonus coup de cœur (pour l'Ambiance, le Format, et l'Ethernef) : 6/5 Le compte est bon, 5/5 !

20/07/2015 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yannis

Magnifique. Je pourrais m'arrêter là car cela résume parfaitement cette BD. J'adore Jules Verne et Hayao Miyazaki, le steam-punk et les personnalité excentriques notamment historiques comme Louis II de Bavières alors mêler le tout avec beaucoup de talent, que ce soit scénaristiquement et graphiquement, est une prouesse impressionnante. J'attends avec beaucoup d'impatience la conclusion de cette série pour la passer en culte.

09/02/2015 (modifier)
Par Erwelyn
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Et si la conquête spatiale avait débuté en cette année 1868, alors que l'aventurière Claire Dulac, grimpée dans sa folle montgolfière, atteint l'éther, ce ciel doté de substances subtiles ayant pour effet (selon Descartes) le mouvement des planètes. Malheureusement, prise dans un orage, elle disparait sans laisser de trace. Mais un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une mystérieuse missive les enjoignant de rejoindre la Bavière. Là quelqu'un aurait retrouvé le carnet de note de Claire et s'emploierait à vouloir faire revivre le rêve de la jeune femme. Dans ce XIXe siècle parallèle, savoureusement steampunk, l'aventure commence pour un dyptique somptueux fait de cases (utilisant le procédé de la couleur directe) aux couleurs pastels d'une douceur et d'une beauté à la hauteur du scénario palpitant. Telle une histoire à la Jules Verne, nous voilà emboitant le pas à Séraphin, à son père et à quelques autres personnages croisés en route, comme Louis II de Bavière et la splendide Sissi. Aventure, Histoire et conquête spatiale sont les mots-clés de cette magnifique BD réalisée par Alex Alice. Lui à qui l'on doit déjà Le troisième Testament (Glénat) et Siegfried (Dargaud) revient en force avec ce petit bijou graphique et scénaristique. Cette bande-dessinée s'adresse à tous les amoureux de belles aventures : jeunes et moins jeunes et aussi aux passionnés de steampunk et d'aérostats !

04/11/2014 (modifier)
Par dut
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Un mega coup de coeur pour cette BD ! Je me suis fait transporter dans cette histoire et cet univers qui est un savant mélange entre Miyazaki et Jules Verne : La conquête de l'espace à la fin du 19ème siècle et qui s’appuie sur la théorie de l'éther (théorie que j'avoue ne pas connaître). Alex Alice qui fait de la couleur directe, c'est vraiment splendide, c'est à tomber. Chaque page est un régal, la mise en page est top, les décors et les engins sont extra. J'arrête les superlatifs, je pense que c'est assez clair. Vivement le tome 2 pour avoir la suite et fin de cette formidable aventure.

15/10/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Alex Alice, qu'il ne faut plus présenter, publie ici chez l'éditeur "Rue de Sèvres", cette nouvelle aventure Le Château des étoiles. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur, que l'on savait friand de projets originaux, nous offre une première parution des plus réussies! Dans un premier temps, c'est le format d'édition qui nous fait de l'œil. Publié en format journal agrafé (29cmx42cm), cette parution de 22 planches est le premier tiers de l'aventure qui devrait être publiée en intégralité à la rentrée. Adepte ou non de ces éditions décalées (je me souviens au passage de la collection 32 de Futuro), l'audace du projet est évidente et personnellement, cela me plaît. D'abord parce je sais qu'avant même d'avoir lu la première planche, je vais découvrir quelque chose de très singulier. La curiosité qui m'anime à ce moment-là est énorme et ne me permet pas de faire preuve de patience... Il faut que j'ouvre ce journal. Et là, une nouvelle claque des plus agréables vient heurter mes mirettes. La mise-en-couleurs directe, constituée d'un crayonné léger et de couleurs pastels, est sublime. J'adore et je me retrouve immédiatement transporté dans des souvenirs d'enfance, mêlant rêve et aventure. Vient ensuite la lecture de ce premier volume. L'histoire tient ses promesses même si à la fin du journal, je reste sur l'impression d'une introduction; excellente, certes, mais qui ne demande qu'à se développer. L'influence de Jules Verne est évidente: la machinerie steampunk, l'époque des grandes découvertes de la seconde moitié du XXème siècle, la quête entreprise, autant d'éléments qui éveillent en moi une douce nostalgie qu'il me plaît de redécouvrir. J'ai cru également ressentir, de la thématique au dessin de certains visages, une influence des grands Hayao Miyazaki, auteur de "Nausicaä de la vallée du vent" et Le Château dans le Ciel, ou Katsuhiro Otomo pour son Steamboy. Quoiqu'il en soit, même après autant d'éloges, il m'est difficile d'être complètement enthousiaste et conquis car, comme déjà évoqué, l'histoire n'en est qu'à ses balbutiements. Mais pour l'heure, l'audace du projet, parfaitement assumée, et son traitement efficace, font de cette première parution une excellente découverte et, sans la moindre hésitation, un très gros coup de cœur! Vivement la suite, qui ne se fera par ailleurs pas attendre, puisque les deux prochains mois devraient nous offrir le restant de cette aventure. L'histoire se poursuit dans cette deuxième parution. Bien que le récit garde un rythme relativement calme, l'aventure n'en demeure pas moins prenante dans son évolution. Reste qu'il me semble difficile de conclure cela en un dernier tome qui devra, non seulement apporter plusieurs réponses mais également développer l'expédition principale. Je trépigne d'impatience de lire la conclusion de cette aventure car l'exercice est à ce stade dangereux: la qualité générale du récit va beaucoup dépendre du dernier tiers de l'aventure… Pour le reste, je trouve le trait et la colorisation magnifique. La réussite est toujours au rendez-vous et le plaisir de lecture, dans cette édition originale, est pour ma part un vrai plaisir. Allez, la suite s'il vous plaît!

30/05/2014 (MAJ le 18/06/2014) (modifier)