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Tiriel - Héritier d'un monde

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

Tiriel hérite de la maison de son oncle... et de l'accès à un monde parallèle par la même occasion.


D'un monde à l'autre Les années Métal Hurlant Lucky Luke magazine

Il devra affronter une cruelle reine... qui succombera bien vite à son charme.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1975
Statut histoire Une histoire par tome (courts récits qui forment une histoire complète) 1 tome paru
Couverture de la série Tiriel - Héritier d'un monde

21/05/2014 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je rejoins Mac Arthur pour la quasi-totalité de ses remarques concernant cet album. A savoir la grande naïveté des scénarios des 5 récits composant le recueil (et qui peuvent constituer une histoire complète). Naïveté dans les grandes et les petites lignes. Idem pour l’entrée du héros dans le « monde parallèle », ce n’est pas très original (même s’il faut replacer tout ça dans le contexte des années 1970 !). Alors bon, certes, la narration est relativement fluide, ça se laisse lire, avec le plaisir que l’on peut prendre à s’adonner au kitsch. Et la science-fiction développée ici par Dionnet pioche ses influences un peu partout (Daniel Riche en cite certaines dans sa préface). Elle ne joue pas sur le space opéra assez classique des années 1970, et les personnages de la planète Tirzah, sur laquelle se retrouve propulsé Tiriel (le héros) portent des vêtements « ordinaires » (tandis que les soldats de la reine – la méchante qui tombe amoureuse du héros, forcément… - portent eux des uniformes du XIXème siècle, la reine elle-même ressemblant aux belles femmes antiques peintes par Gustave Moreau !). Le bestiaire est lui plus original – et aurait sans doute mérité d’être davantage exploité, pour rendre moins mièvres et prévisibles certains aspects de l’intrigue. Contrairement à Mac Arthur, ce n’est pas de Pratt que je rapprocherais le travail de Poïvet au dessin, mais bien plus de Guido Buzzelli (certains aspects des scénarios m’y ont aussi fait penser). En effet, le dessin de Poïvet (par bien des aspects très classique – et un peu figé), par son trait nerveux, jouant sur un crayonné vif, est très proche de ce que pouvait faire Buzzelli. C’est beaucoup plus visible sur les dessins accompagnant la bonne préface de Daniel Riche déjà citée (qui présente – et encense – en 3 pages le travail et l’œuvre de Poïvet). Dessins qui sont en Noir et Blanc, ce qui rend davantage grâce au trait de Poïvet que la version en couleur (réédition de 1982 par les Humanos) que j’ai lue, et où la colorisation de Marie-Paul Alluard, souvent approximative et à l’encrage insuffisant, ne m’a pas convenu. Même si je ne la connais pas, je pense que la version d’origine en Noir et Blanc, parue chez Nathan en 1975, permet d’apprécier davantage le travail de Poïvet. Bon, donc voilà un album pas forcément facile à rencontrer, qui est daté et très naïf, mais que certains peuvent apprécier – pour les quelques potentialités du scénario (bestiaire, relative originalité de l’imagerie), mais surtout pour le dessin de Poïvet (préférez la version Noir et Blanc). Note réelle 2,5/5.

15/09/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai vraiment été surpris par la naïveté des scénarios (l’album est découpé en plusieurs courts chapitres qui peuvent se lire comme des récits indépendants). C’est vraiment très facile et parfois carrément stupide (le coup de la forêt magique vaut le coup d’œil, si j’ose dire). Mais la narration est fluide et l’usage de l’ellipse est bien maîtrisé. L’auteur n’a pas grand-chose à raconter, semble dépourvu d’originalité, mais il raconte bien. J’ai donc lu cet album jusqu’à son terme sans ressentir de véritable lassitude. Maintenant, le coup de l’héritage étrange, du monde parallèle, de la reine cruelle amoureuse du héros, hein, bon… Et puis, il y a le dessin. Là, je trouve que ça vaut le coup d’œil. On est face à un des grands anciens parmi les auteurs européens et son coup de crayon (de bic ?) en a certainement influencé plus d’un. Les esprits taquins trouveront sans doute que Raymond Poïvet (puisque c’est de lui dont il s’agit) a lui-même piqué pas mal à Hugo Pratt, n’empêche ! Un objet de curiosité. A réserver aux amateurs du genre, mais je ne crois pas que l’achat se justifie.

21/05/2014 (modifier)