Didier, la 5e roue du tracteur

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

Une « comédie romantique » rurale et décapante, à l’humour ravageur !


Agriculture et élevage Bretagne Ecole Pivaut, Nantes

Didier, 45 ans, vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Ce grand passionné de sport (à la télé) est bien malheureux : il n’a jamais connu le grand amour. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain ! Mais cela ne résout pas son problème. Alors, aidé par Soazig et Régis, Didier décide de prendre le taureau par les corne et s'inscrit sur Mythic.FR

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Août 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Didier, la 5e roue du tracteur
Les notes (5)
Cliquez pour lire les avis

28/08/2018 | Mac Arthur
Modifier


Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Le genre d'histoire que je qualifie de divertissement agréable. En effet, si j'ai bien aimé cet album, je trouve qu'il manque quelque chose pour le rendre indispensable. Il y a pas le 'petit plus' qui ferait en sorte que je le verrais sortir du lot des centaines (voire même des milliers) de bandes dessinées qui sortent chaque année. C'est une lecture agréable, mais un peu légère et je trouve que ça se lit tout de même un peu vite pour un album de presque 80 pages. Parmi les qualités de l'album, il y a le dessin que je trouve bon, les personnages sont attachants et il y a toujours cet humour léger qui me fait sourire à défaut de me faire rire. J'ai bien aimé comment les auteurs montrent que les trois personnages principaux ont des problèmes sans les faire s'apitoyer sur leurs sorts durant des dizaines de pages.

21/12/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Une nouvelle version de l'amour est dans le pré. Cependant, l'amour peut ne pas être ce que l'on attend. Le pauvre Didier, on le plaint vraiment. Heureusement, sa soeur Soazig est là pour veiller sur lui. C'est également une histoire d'amitié avec Régis qui vient de perdre son exploitation. Cependant, le ton ne sera jamais au mélodrame bien au contraire. Il souffle comme un vent de légèreté sur cette oeuvre avec ses personnages attachants. J'ai bien aimé la conclusion assez champêtre de cette histoire rurale et sympathique.

15/12/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une histoire qui ne casse pas forcément des briques, mais qui se laisse tout de même lire – et plutôt agréablement. Sur un arrière-plan proche de l’ambiance de « L’amour est dans le pré » (du moins de ce que j’en connais, n’ayant jamais réellement regardé cette émission), Rabaté nous monte une petite comédie romantique, dans la France profonde et rurale, avec des personnages éloignés des canons de la mode, mais tellement « vrais », sincères – et donc finalement éloignés de toute beauferie. Si finalement ce n’est pas le personnage visé qui trouve son âme sœur, cette quête de l’alter-ego, pour fuir la solitude et une certaine désespérance qui envahit les campagnes (en cela le début, avec la vente aux enchères des biens d’un fermier, asphyxié par les dettes, laissait prévoir quelque chose de plus noir, alors que l’intrigue reste sur les rails du romantisme décalé, de l’humour champêtre) se révèle assez rafraîchissante. C’est une histoire agréable donc, et le dessin de Ravard qui la met en images est assez surprenant. Et d’abord chez Futuropolis, qui ne m’avait pas vraiment habitué à accueillir ce genre de trait – et de colorisation. Mais l’ensemble est bon, et tout à fait raccord, avec ses tons frais, avec ce que Rabaté nous propose. Album sympathique et rafraichissant.

14/12/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Une petite chronique sociale dans une ferme bretonne où vivent un frère et sa sœur, ainsi qu'un fermier voisin tout juste recueilli suite à la faillite de son exploitation. Ce dernier était suicidaire mais retrouve le goût de vivre dans cette petite famille d'accueil. Le frère, lui, est un gros mollasson qui n'a jamais connu l'amour. Sa sœur aimerait bien le caser et en même temps, elle n'est pas insensible au passage à l'attrait de la nouveauté apporté par ce fermier qu'ils ont accueilli. Ambiance campagnarde de la France d'en bas et une dose indubitable d'humour pince-sans-rire : la touche typique des scénarios de Rabaté. Histoires comme dessins sont très agréables. Le trait de François Ravard est doux et appréciable, rehaussé par des couleurs légèrement pastels. Le récit amène d'abord le sourire par son côté humoristique puis plus tard par sa conclusion optimiste et pleine d'un bonheur simple. C'est une lecture un peu rapide mais très plaisante et divertissante.

06/12/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Bien sûr, il y a un petit côté « L’amour est dans les prés » dans cet album mais pour moi celui-ci va bien au-delà de ça. Et c’est un grand moment de plaisir coupable que je viens de passer à lire ce délicieux récit. Je retrouve ici Pascal Rabaté dans le domaine dans lequel je le préfère. Cet album est dans la lignée des Petits Ruisseaux et autres Marie en plastique. Il s’en dégage une profonde tendresse pour le genre humain, sa bêtise et sa bonté. François Ravard l’illustre avec grand talent et l’éclaire grâce à une colorisation légère et lumineuse, voire audacieuse avec des intérieurs rose flashy des plus sympathiques. Ce duo aime les personnages qu’il met en scène et cela se sent ! Comment ne pas s’attacher à Didier, malgré sa fainéantise, sa bêtise et son penchant pour la bouteille ? Comment ne pas sympathiser avec sa sœur au caractère de grand frère, au bon sens paysan et au cœur en jachère ? Mais là où cet album confine au grand art, c’est dans le fait qu’il parvient à nous parler de choses graves avec une légèreté, une ironie, un recul… qui finiraient presque par nous convaincre que rien n'est grave dans la vie et que l’humanité à un avenir. La fin est résolument optimiste, heureuse, sereine. Elle arrive bien trop vite, me laissant avec un goût de trop peu. J’aurais tant voulu encore accompagner ce trio magique, maintenant devenu quatuor… Que dire encore, sinon que chaque planche est un ravissement à mes yeux tantôt par un visuel apaisant, tantôt par un dialogue savoureux, tantôt par un visage expressif, tantôt par un silence éloquent ? L’ensemble sonne merveilleusement juste et cela semble si simple, si évident… Quel talent !!! Et comme me le disait ma copine Herta en allant chercher des œufs : ne passons pas à côté des choses simples ! C’est pitoyable. C’est drôle. C’est con. C’est touchant. C’est humain… C'est un album à ne pas rater.

28/08/2018 (modifier)