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Après-guerre

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Berlin, 1947. Un homme est abattu par les soldats russes alors qu'il cherchait à gagner le secteur anglais. Dans sa mallette, on retrouve des fiches de prisonniers détenus dans des camps soviétiques. Parmi celles-ci, celle d'Assunta Lorca, la républicaine espagnole, amante de Thomas. Ce dernier n'aura alors de cesse de la faire libérer. Cette histoire est la suite directe de la série Les Temps Nouveaux, précédent diptyque du duo d'auteurs. Il trouve également sa suite dans la série Les Jours Heureux.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Eric Warnauts et Guy Raives Signé

Berlin, 1947. Un homme est abattu par les soldats russes alors qu'il cherchait à gagner le secteur anglais. Dans sa mallette, on retrouve des fiches de prisonniers détenus dans des camps soviétiques. Parmi celles-ci, celle d'Assunta Lorca, la républicaine espagnole, amante de Thomas. Ce dernier n'aura alors de cesse de la faire libérer. Son amie Lucie le met en contact avec l'intelligentsia parisienne du café de Flore et les leaders communistes français. Grâce à eux, Thomas espère trouver l'endroit où Assunta est retenue prisonnière. Mais le temps lui est compté. La guerre froide commence... Cette histoire est la suite directe des Temps Nouveaux, précédent diptyque du duo d'auteurs.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mars 2013
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Après-guerre
Les notes (3)
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28/03/2013 | Mac Arthur
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Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Allons à l'essentiel pour dire tout de suite que la lecture de ce diptyque est conseillée. L'une des principales raison en est qu'elle nous permet d'apprendre une somme de choses importantes sur la période de l'après guerre, notamment en Belgique et à Berlin au sortir de la seconde guerre mondiale. Le moins que l'on puisse dire est que tout cela est touffu, que d'infos, que d'infos ! Alors sans doute faut-il deux lectures pour bien apprécier la chose. L'une où l'on va se concentrer sur l'histoire de Thomas voulant retrouver Assunta dans les camps russes et l'autre qui va permettre une lecture plus historique. Ce type de construction possède néanmoins son revers, d'abord a-t-on envie de lire deux fois une BD ? Et je dois l'avouer ce récit ne m'a pas franchement passionné au contraire de l'aspect historique des choses. Ce Thomas n'est pas très sympathique, il ne possède pas un charisme extraordinaire et puis comme l'a noté un autre posteur on s'y perd un peu avec ces personnages, surtout les femmes qui ont tendance à beaucoup se ressembler. Au final une BD intéressante qui aurait mérité un traitement plus clair, pour moi les auteurs hésitent constamment entre le document historique et "l'enquête, les tractations" pour récupérer Assunta, dommage mais du coup je ne peux décemment mettre une note supérieure.

24/02/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai lu cette série sans savoir qu'elle était une suite à Les Temps Nouveaux des mêmes auteurs. Bon ben, en l'état, je ne peux pas dire que j'ai apprécié ce diptyque, alors est-ce utile de lire Les Temps Nouveaux ? J'ai pas trop envie au vu de ce que j'ai découvert ici. Je reconnais que le talent de conteur est là, mais tout ceci me semble un peu trop confus, Warnauts et Raives mêlent beaucoup d'événements dont il faut être un peu familier pour vraiment les apprécier ; il y a beaucoup trop de personnages, dont de nombreuses femmes qu'il n'est pas toujours aisé d'identifier ; aucun n'est sympathique, leurs destins s'entremêlent, les passions et les haines, le courage et la lâcheté s'animent, ça parle beaucoup, l'action change sans cesse, on passe de Berlin à Paris, puis de Bruxelles à Liège, de Paris à Prague, de la Russie aux Ardennes belges... L'Occupation et la collaboration ont laissé des traces, la guerre froide est lancée, Berlin est divisée en 2 secteurs, la Belgique retrouve son roi sur fond de conflit entre Wallons et Flamands, le Congo va devenir indépendant... bref les auteurs se focalisent sur l'histoire contemporaine de la Belgique et se livrent à une sorte de marivaudage politico-social qui m'a ennuyé et auquel je n'ai pas compris grand chose. C'est dommage, j'aime le dessin et l'ambiance d'époque avec la reconstitution historique qui me semble excellente, mais question scénario, pour moi c'est le vide absolu. Je ne pense pas qu'il faut être plus Belge que Français pour apprécier ce diptyque, plein de sujets peuvent m'intéresser, mais c'est le traitement qui m'apparaît hermétique et dans lequel je ne rentre pas.

20/02/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Nouveau diptyque du duo Warnauts et Raives, cet Après-guerre est la suite directe des Temps Nouveaux, déjà parus dans la même collection. Nous retrouvons donc les mêmes personnages tels que nous les avions laissés à la fin du diptyque susnommé. Le cadre historique est bien retranscrit et intéressant pour qui cherche à en savoir plus sur l’immédiat après-guerre. L’histoire se développe en différents lieu, des Ardennes belges à Berlin en passant par Paris, Liège ou la Russie. La représentation de l’époque se veut réaliste et se révèle riche en informations (marché noir, question royale en Belgique, division de Berlin, début de la guerre froide, sort des Belges des cantons de l’Est (équivalent belge de l’Alsace et de ses « malgré-nous »)). Tout cela alourdit considérablement une lecture qui, de ce fait, ne s’exécute pas en ¼ d’heure. Ce genre de structure possède les avantages de ses inconvénients… et inversement. J’ai grandement apprécié le côté instructif de l’ouvrage mais, à force de m’intéresser aux faits et à la situation politique de l’époque, je n’ai pas éprouvé d’empathie pour les personnages, et surtout pour Thomas (personnage principal de la série). Il me faut avouer que déjà dans le précédent diptyque, ce personnage ne m’avait pas spécialement touché… je reste donc dans la continuité. Mais s’il est un aspect qui m’a marqué, c’est l’évolution du dessin. Et, pour tout dire, je l’apprécie bien plus sous cette forme moins fouillée mais plus naturelle que dans les œuvres précédentes du duo. Attention ! Cela reste du dessin léché, et les décors sont restitués avec un souci de véracité manifeste, mais les personnages dégagent quelque chose de plus impulsif, de plus dynamique. Ils semblent moins prendre la pose (même si les personnages féminins des auteurs ont toujours bien la même physionomie). Naturel, c’est vraiment le mot qui me vient à l’esprit quand je cherche à définir cette évolution, et je suis fan ! La colorisation, elle aussi, m’est apparue plus nuancée et plus subtile. Ce qui est certainement dû au fait que les couleurs choisies sont moins vives et moins « brillantes ». Au final, voici un premier tome qui devrait ravir les fans du duo et les amateurs de récits historiques en général et de cette époque de l’immédiat après-guerre en particulier. Un bon départ, à confirmer dans la suite.

28/03/2013 (modifier)