Saba et la plante magique

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Librement adapté d’un conte africain.


Afrique Noire Albums jeunesse : 6 à 10 ans Ethiopie et Erythrée

Il y a bien longtemps, en Abyssinie (ancien nom de l'Éthiopie), une petite fille nommée Saba, curieuse et dégourdie, décide de suivre une chèvre sauvage, très gourmande. En effet, cette dernière gambade tous les jours à travers la montagne pour déguster une plante mystérieuse . . . Texte de l'Editeur.

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Octobre 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Saba et la plante magique © Delcourt 2012
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)
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07/11/2012 | Pierig
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L'avatar du posteur bamiléké

Une note un peu généreuse mais j'ai bien aimé la lecture rapide de ce conte africain pour enfants. Si on retrouve des similitudes avec la chèvre d'Alphonse Daudet, je pense que la morale est bien différente. En effet ici la liberté est déjà acquise, le sacrifice est autre car il va servir la communauté pour des générations. La mise en scène de Yann Dégruel permet aux enfants de se retrouver immédiatement dans l'univers du conte à travers le récit du grand-père. Le graphisme est fin et précis avec beaucoup d'expressivité des enfants acteurs ou auditeurs. Seule la mise en couleur est un peu triste à mon goût avec cette utilisation quasi unique de ce ton marron-ocre. Une bonne lecture à partager avec ses enfants.

11/12/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Conte inventé ou traditionnel, je ne saurais pas le dire, mais Saba et la plante magique raconte une jolie fable éthiopienne autour d'une petite fille qui suit sa chèvre dans la montagne et découvre un étrange secret. Le début de l'histoire fait beaucoup penser à La Chèvre de Monsieur Seguin, avec cet animal qui désobéit et part vers les hauteurs malgré les dangers qui le guettent. Mais la conclusion prend une direction très différente, avec un petit twist final sur l'identité de la fameuse plante magique que je n'avais pas vu venir. Yann Dégruel propose un récit simple, clairement destiné aux enfants, mais joliment construit grâce à la mise en abyme du conte raconté par un vieux villageois aux enfants réunis autour de lui. Leurs réactions ponctuent le récit avec une touche d'humour et renforcent l'impression d'assister à une véritable transmission orale. L'ensemble aborde des thèmes classiques (la curiosité, l'imprudence, la protection familiale) tout en offrant une petite ouverture sur la culture éthiopienne. Le dessin est très agréable, avec cette patte immédiatement reconnaissable de Yann Dégruel, à la fois douce et épurée. Les tons ocres et sépia évoquent parfaitement les paysages d'Abyssinie et donnent beaucoup de chaleur à l'ensemble. J'ai en revanche été un peu plus réservé sur le dénouement. L'idée de révéler l'origine légendaire du café est originale, mais je trouve curieux d'en faire quasiment l'apothéose d'un conte destiné aux enfants, d'autant que je ne partage pas vraiment l'enthousiasme des personnages pour cette boisson. Cela reste malgré tout une lecture sympathique, mignonne et agréable, qui vaut surtout pour son atmosphère et son ancrage culturel, même si je doute qu'elle me laisse un souvenir impérissable.

01/11/2014 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Tout comme avec L'Enfant d'éléphant, d'aprés Rudyard Kipling, Yann Degruel n’aura pas réussi à me charmer avec ce conte aux accents méridionaux. Le récit est clairement formaté pour le jeune lectorat (6 -10 ans). La couverture attire le regard. Les planches sont jolies mais cela est dû essentiellement au travail réalisé sur la couleur. Car le dessin est plutôt du genre dépouillé. Mais soit, le visuel reste attrayant, c’est le principal. En ce qui concerne la structure du conte, elle est classique. Toutefois, je n’ai pas réussi à être porté par ce récit. En fait, je n’ai ressenti aucune émotion comme peut en procurer une autre chèvre, celle de Monsieur Seguin par exemple. La narration manque de relief, de vitalité. Un ton un peu trop monotone en somme . . . Bref, un album à réserver à ses enfants plutôt qu’à soi-même.

07/11/2012 (modifier)