Julia & Roem

Note: 2.62/5
(2.62/5 pour 13 avis)

Après une catastrophe climatique, dans une géographie devenue folle, deux groupes de survivants se rencontrent. Un drame d'amour se noue, sera-t-il évité ?


Anticipation Après l'apocalypse... Enki Bilal

Deux amis, Roem et Merkt, lassés d’errer au milieu de rien pour trouver un moyen de subsistance, au bord de la déshydratation, sont recueillis par Howard George Lawrence, un aumônier multiconfessionnel baroudeur et bien équipé. Non loin de là, dans un hôtel dont la construction ne sera désormais jamais achevée, une famille de survivants survit grâce à l’hélicoptère d’un dénommé Kyle qui les a rejoints et qui a des vues sur la fille du clan, Julia. Quand les trois rescapés parviennent à l’hôtel, l’ambiance est tendue. Ils sont franchement indésirables. Tybb, le frère de Julia, n’est pas très maître de ses nerfs ; défaut regrettable quand on s’est vu confier une arme à feu… Les relations entre Merkt et Tybb dégénèrent rapidement. Julia et Roem tombent éperdument amoureux. D’un amour indicible, démultiplié par les tourments de Julia d’avoir abandonné d’autres êtres humains pour fuir avec sa famille et par l’absurdité totale du monde qui les entoure. Tout est en place pour que le drame arrive. L’aumônier Lawrence saura-t-il l’éviter ou sombrera-t-il définitivement dans la folie ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Mai 2011
Statut histoire One shot (même univers qu'Animal'z) 1 tome paru
Couverture de la série Julia & Roem
Les notes (13)
Cliquez pour lire les avis

Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

Vraiment bizarre : c'est le premier sentiment qui m'est venu après avoir refermé "Julia et Roem". Bon, déjà il faut dire que je ne suis pas du tout un habitué ni de Bilal, dont je n'avais auparavant lu que La Trilogie Nikopol ni de science fiction. Et je n'ai pas percuté au titre qu'on allait me parler de Roméo et Juliette. Tout était donc réuni pour me surprendre. Je dois dire que si l'intrusion de la pièce de Shakespeare dans ce récit au pitch somme toute assez classique m'a d'abord beaucoup perturbé, ça a contribué à me remettre dans la bd. Car au début, on s'ennuie assez ferme. Même pour moi qui ne suis pas du tout habitué aux récits post apocalyptiques, on est quand même sur du hyper classique : les trois voyageurs dans un monde sans repères qui rencontrent un groupe de survivants hostiles, avec une fille rebelle dont l'un des voyageurs (Roem) tombe amoureux, jusque là zéro surprise. Mais à partir du moment où les personnages s'aperçoivent qu'ils rejouent la célèbre pièce de Shakespeare, on part dans quelque chose de totalement différent, et de beaucoup moins prévisible. Alors certes c'est un peu tiré par les cheveux et farfelu, mais au moins c'est original. Je ne dirais pas que ça m'a énormément plu, mais ça m'a diverti, j'ai été interpellé par la tournure de la bd. Le dessin, lui, est dans le plus pur style de l'auteur. C'est hyper graphique, ça fait plus tableau que bd, mais personnellement j'aime bien, les décors sont magistraux. Quant aux personnages, c'est à double tranchant. D'un côté, ils sont hyper beaux, ils ont les traits fins, des regards plongeants, des corps sveltes. Les deux héros en particulier sont d'une beauté vraiment marquante. Mais d'un autre côté, les personnages, tout beaux qu'ils soient, manquent de dynamisme. Ils sont comme figés et ça perturbe un peu la lecture. Après, c'est le style de l'auteur, si particulier, et qui présente ses défauts et ses qualités. Ca reste un de ces albums, et un de ces dessinateurs dont j'aime admirer les planches. Un achat conseillé pour ceux qui affectionnent vraiment l'auteur, sinon plutôt privilégier un emprunt en bibliothèque car c'est vraiment spécial. Mais ça vaut le coup d'œil. Note : 3,5/5

05/05/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Roméo et Juliette en terre apocalyptique. Adaptation du drame de Shakespeare, cela donne l'occasion à Bilal de nous montrer un monde tout en couleurs marrons avec quelques fulgurances de tons plus crus. J'aime bien l'idée d'un monde post quelque chose et encore une fois nous sommes servis, cependant à force d'à force je trouve que cela devient un peu redondant. Je ne dirais pas que je me suis emmerdé, mais c'était limite. A vouloir coller à la trame originelle, le background s'efface ou devient abscons. Cette histoire, magnifiquement illustrée pour peu que l'on aime le style de l'auteur, ne présente à mes yeux que peu d’intérêt, si ce n'est de reprendre le texte original qui nous change des élucubrations métaphysico-religieuses et politico-philosophiques que l'on trouve dans d'autres titres de E. Bilal. Pour les fans de cet auteur uniquement.

30/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cela faisait un certain temps que je n'avais plus lu du Bilal. Il faut dire que j'avais été excédé par ces précédentes oeuvres un peu trop sophistiquées. Fort heureusement, en l'espèce, on ne retrouve plus les termes pseudo-intellectuel qui ne voulaient rien dire. En effet, on se concentre sur une atmosphère post-apocalyptique et plus précisément sur une histoire d'amour à la Roméo et Juliette. C'est un peu du Shakespeare à la Mad Max. Le dessin avec sa patte personnelle est toujours une merveille: il faut bien le reconnaître. La véritable surprise provient de la fin de son histoire qui change du registre habituel. Cela ne me déplaît pas, au contraire. Un vrai coup de sang ?

20/06/2015 (modifier)
Par soledad
Note: 3/5

Album très sombre tant sur le plan de la couleur que de l'histoire. Dans la lignée de Animal'z, j'ai apprécié la lecture de cet album. Je pense qu'il faut avoir lu les 3 volets (avec Animal'z et La Couleur de l'Air) pour que l'album prenne sens. En lecture isolée par contre, je comprends que certains lecteurs puissent être déçus. Donc achat conseillé "oui" MAIS si on lit aussi les deux autres titres cités dans mon post.

23/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Bilal revisite ici le mythe de Roméo et Juliette. On se retrouve dans un univers post-apocalyptique désertique et sans grande originalité. L'artiste utilise sa palette de couleur traditionnelle, donc les planches sont à dominante bleu et marron. L'histoire se veut poignante et la vérité est que je me suis royalement emmerdé tant c'est convenu. Ben oui, tout le monde connait l'histoire des amants maudits et cette adaptation est très fidèle. Résultat : pour le suspense, faudra repasser. Quant à la pertinence de déplacer ce drame dans cet univers, je reste dubitatif (sinon que l'artiste est certainement plus à l'aise pour dessiner un bâtiment cubique et désertique plutôt qu'une bâtisse de type renaissance italienne). Pour les fans du dessin de Bilal... et encore car il a fait mieux dans d'autres albums, à mon humble avis.

04/12/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

C’est le même univers post apocalyptique que dans l’album Animal'z, même si sans aucun rapport, puisque les personnages sont totalement différents. On y retrouve aussi le même univers visuel. Quelques clins d’œil aussi aux albums précédents (comme les rapaces de Nikopol). L’histoire proprement dite est une sorte d’adaptation du Roméo et Juliette de Shakespeare. Bon, ça se laisse lire facilement, mais c’est je pense l’album le moins original de Bilal depuis bien longtemps, et pas mon préféré. Au final, malgré un dessin bon et une histoire qui se tient, si vous n’êtes pas un fan de Bilal comme moi, je vous conseille d’aller découvrir son œuvre dans d’autres albums (mais allez-y !!!).

04/12/2013 (modifier)
Par dut
Note: 1/5

Je n’avais jamais lu de Bilal avant Julia & Roem, et bah pour une 1ère, c'est pas trop une réussite... Graphiquement, c'est pas que c'est moche. Quand on prend case par case, c'est même plutôt réussi, c'est très travaillé, du Bilal dans le style (car même en ayant jamais lu de Bilal, c'est un style reconnaissable parmi tant d'autres), mais franchement ce coté sombre m'a vraiment fatigué pendant toute le livre... Les teintes sont toujours les mêmes, aucune variation... Alors certes le coté post-apocalyptique est bien représenté, mais sur plus de 100 pages, c'est indigeste pour moi ! Quant à l'histoire, je me suis profondément ennuyé également... Cet espèce de Roméo et Juliette revisité façon post-apocalyptique, j'y ai pas cru une seconde... C'est mou, il y a la moitié des cases qui ne servent à rien... Je pense que pour mon 1er Bilal, j'ai clairement pas pris le meilleur... je vais essayer de ne pas m’arrêter à cette impression, et lire si l'occasion se présente d'autres livres écrits par Bilal...

25/04/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

Après avoir entendu l'auteur parler de sa volonté délibérée de porter l'accent sur le texte et de déplorer que celui-ci soit trop peu valorisé dans la production actuelle de la BD, je comprend aujourd'hui encore mieux ce qu'il voulait dire en terminant "Julia & Roem". Shakespeare entre dans la danse... S'attaquer à ce genre d’œuvre littéraire, on a vu moins casse gueule. Mais en même temps, le pari est intéressant. Reste à convaincre... Et là je ne suis pas pleinement emballé par cette adaptation post-apocalyptique de la pièce de théâtre qui impose rien que par son titre l'essence même de l'amour impossible. Nous nous retrouvons de nouveau sur cette terre dévastée que nous avons découvert avec l'album Animal'z, mais avec des personnages différents. L'un d'eux va jouer le catalyseur et permettre la rencontre improbable de tous les néo personnages de la tragédie Shakespearienne. Heureusement, Bilal ne se contente pas de transposer (j'avoue avoir eu peur un moment...). Car certains des personnages prennent conscience de ce qu'ils sont en train de rejouer... Bonne petite réflexion sur le fatalisme du coup ! Nos routes sont-elles donc toutes tracées ou peut-on échapper à son destin ? Je n'en dévoilerais pas plus de ce côté-là... Côté graphisme, les adeptes de Bilal (comme moi) s'y retrouvent et apprécieront toujours sa maîtrise. Un travail très sombre, certes, mais qui colle parfaitement à l'univers imposé. J'ai juste eu un peu de mal avec la typographie informatisée du début d'album... J'ai cru que tout le texte allait être traité de cette manière si "froide" ; heureusement, non, cela fait partie du travail sur l'écriture, mais si je n'en suis pas vraiment fan. Alors au bout du compte, un bel album graphiquement, traitant d'une pièce et de personnage surexploité, qui sort quand même son épingle du jeu, sans être pour autant exceptionnel. J'attendais à la rigueur davantage d'un tel auteur sur un tel sujet...

10/09/2011 (modifier)

Un scénario dans la veine d'Animal'z avec un univers post apocalypse teinté d'écologisme. Enki Bilal se propose dans cette œuvre de reprendre la tragédie de Shakespeare, Roméo & Juliette et de l'adapter avec sa sensibilité. Le dénouement final sera-t-il identique à l’œuvre initiale ? J'ai relativement apprécié le scénario proposé par Bilal même s'il est vrai que l'on reste un peu sur notre faim, rien ne permettant d'expliquer l’envoutement des différents protagonistes les poussant à citer des passages de l’œuvre de Shakespeare. Au niveau du dessin, le dessin ressemble beaucoup à celui d'Animal'z avec une dominante de gris et quelques touches de bleu ou de rouge. Pour ma part, j'aime toujours autant. En espérant tout de même que Bilal recherche un peu de nouveauté dans ses prochaines œuvres. Un 3,5/5 en raison surtout du dessin. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 14/20

23/08/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime bien habituellement les scénarii moins compliqués de Bilal, sauf que là je me suis ennuyé. J'ai eu la sensation qu'il ne se passait rien. En fait, il se passe des choses et il y a des rebondissements, mais il ne se passe pas grand chose sur la moitié des pages. De plus, l'histoire très banale et ressemble à une version post-apocalyptique de Roméo et Juliette. D'ailleurs, je me fichais totalement des personnages ou de leurs motivations. J'aime bien toutefois le dessin qui donne une atmosphère noire à l'histoire. Elle donne la sensation qu'il n'y a aucune vie ni d'espoir dans cette histoire et c'est justement le cas.

29/07/2011 (modifier)