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Jim Morrison, poète du chaos

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Une légende du rock...


Biographies Emmanuel Proust Éditions Le Rock Musique

À Paris, en 1971, quelques jours avant la mort de l’icône rock : Jim Morrison. Jim a 27 ans mais il est brisé, dépressif, alcoolique. Il a quitté son pays, fuyant la justice et la célébrité. L’accompagne dans sa fuite Pam, l’amour de sa vie. Alors Morrison se souvient de son enfance, des Doors, de ses excès et de la gloire…

Scénariste
Dessinateur
Jef
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Novembre 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Jim Morrison, poète du chaos © Emmanuel Proust Éditions 2010

19/02/2011 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

Jim Morrison est un personnage attachant, avant d’être une icône. C’est essentiellement sur sa personne, sa personnalité que s’attarde cet album, laissant presque en retrait le côté iconique de star du rock, du chanteur adulé des Doors. C’est un groupe que j’aime bien (et je ne peux penser à l’excellent film « Apocalypse Now » sans avoir en tête l’interprétation de « The End » sur la fin). Mais j’ai surtout été accroché par la personne même de Jim Morrison, torturée, incandescente, sans cesse sur le fil du rasoir, la mort en bandoulière. Mort qui est très présente ici, même si le décès du chanteur n’est pas évoqué, et si sa dernière période parisienne, avec Agnès Varda, est, elle aussi, passée sous silence. J’avais bien aimé certains de ses poèmes (je possède un recueil paru chez 10/18), que j’avais découverts il y a bien longtemps après avoir lu Carlos Castaneda et alors que j’étais imprégné de surréalisme, deux pensées qui l’ont sinon inspiré, du moins avec lesquelles il se sentait proche, en plus de s’intéresser à tout ce qui pouvait nourrir une contestation contre le système, quel qu’il soit. Le récit, un peu haché, parfois engourdi, est je trouve raccord avec le personnage. Et le dessin de Jef, lui aussi torturé, gras, charbonneux, lui va parfaitement. Si vous ne connaissais que sa voix, cet album peut mettre une grande profondeur derrière ce rideau verbeux. Les amateurs du chanteur lui reconnaitront en tout cas certainement une certaine sincérité.

22/09/2022 (modifier)
Par andré
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Superbe album dans lequel les auteurs nous livrent les derniers moments de Jim Morrison, à Paris, avec des flashbacks judicieux. Loin des scènes de délire, nous sommes plutôt dans l'intimité de Morrison, avec ses souffrances intérieures, ses doutes, ses délires. L'album est très psychologique et de ce fait, nous prend à contre-pied sur ce que l'on sait de Morrison. Le texte est composé d'excellents dialogues, quelquefois sombres, sans complaisance et surtout très percutants, qui vont à l'essentiel. On retrouve à quelques endroits la poésie de Morrison. Le dessin quant à lui est marqué par ce contraste entre les ténèbres et l'écarlate blancheur. Pas de demi-mesure non plus. Quelques fois, le style est photographique. Je pense que Jef a dû utiliser des photos pour parvenir à ce rendu. Bref, un roman graphique de toute beauté, que j'ai pris plaisir à lire et relire. Un bel investissement pour ceux qui aiment les Doors et ceux qui veulent les découvrir.

04/09/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Je ne connais pas trop l'histoire de Jim Morrison, mis à part quelques refrains lancinants, et le fait qu'il soit enterré au Père Lachaise à Paris après être mort de façon un peu mystérieuse... J'en ai appris un peu plus grâce à cet album ; quelle expérience dans son enfance, lui a fait penser qu'il devenait chaman, comment il a formé les Doors, comment il a vécu ses dernières semaines à Paris... Ce chanteur et musicien se considérait comme un poète, un écrivain qui avait des choses à dire sur la mort, l'amour, le chaos... Décédé à 27 ans, comme plusieurs autres légendes du rock, il laissera une trace indélébile dans l'histoire de la musique. Mais aussi une image contrastée, un homme aux multiples casseroles aux Etats-Unis (aspect finalement peu abordé par Bertocchini). La BD s'attache ici à une sorte de biographie à la première personne, à nous faire entrer dans l'esprit de Morrison ; le journaliste Bertocchini a donc épluché les interviews, les témoignages, et dû extrapoler pour livrer le portrait d'un jeune homme rêveur et tourmenté. Plutôt intéressant dans l'ensemble, même si ç'aurait pu aller plus dans l'intimité du chanteur je pense. Côté dessin c'est le très polyvalent Jef qui s'y colle, après la trilogie Une Balle dans la tête et le premier tome de 9/11. Un boulot graphique très particulier, en noir et blanc, photo-réaliste et très travaillé à la fois. Ses portraits de Morrison sont tétanisants. Un album qui plaira donc en priorité aux fans du chanteur, mais qui vaut le coup d'oeil de la part des autres je pense.

19/02/2011 (modifier)