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Journal d'une bipolaire

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Le journal d’une bipolaire est le récit autobiographique bouleversant d’une jeune femme en proie à une fluctuation anormale des troubles de l’humeur. Si le trouble bipolaire est une pathologie psychiatrique bien connue, rares sont les témoignages qui la présentent simplement, dans son apparition et ses conséquences sur le quotidien. Un témoignage authentique, qui n’est pas sans rappeler Dans la secte, un livre déjà scénarisé par Patrice Guillon, alias Pierre Henri qui met ici en forme le récit de sa propre fille Un récit porté par les dessins vifs et expressifs de Sébastien Samson, un débutant au dessin déjà mature…


Autobiographie Douleurs intimes La Boite à Bulles Maladies et épidémies

Lorsque Camille rentre de ses vacances au Canada, tout se précipite : son amoureux québécois (resté sur place) exerce sur elle une sorte de chantage affectif et l’arrivée des examens n’est pas de nature à la rassurer… S’ensuit une montée de stress qui va bouleverser à jamais sa vie ! Epuisée, constamment au bord des larmes, Camille découvre le quotidien d’une bipolarité (maniaco-dépression) qui lui donne plusieurs fois envie d’en finir. Elle enchaîne les séjours en centres psychiatriques, au grand désespoir d’un entourage qui a parfois du mal à la comprendre... Entre euphories passagères, expérimentations diverses et rechutes brutales, Camille tente de retrouver une vie de jeune femme « normale »… Le journal d’une bipolaire est le récit autobiographique bouleversant d’une jeune femme en proie à une fluctuation anormale des troubles de l’humeur. Si le trouble bipolaire est une pathologie psychiatrique bien connue, rares sont les témoignages qui la présentent simplement, dans son apparition et ses conséquences sur le quotidien. Un témoignage authentique, qui n’est pas sans rappeler Dans la secte, un livre déjà scénarisé par Patrice Guillon, alias Pierre Henri qui met ici en forme le récit de sa propre fille Un récit porté par les dessins vifs et expressifs de Sébastien Samson, un débutant au dessin déjà mature…

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Octobre 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Journal d'une bipolaire
Les notes (3)
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08/10/2010 | Ro
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Par Erik
Note: 3/5
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Je suis toujours preneur pour lire des récits qui nous font découvrir la maladie afin de mieux l'appréhender le cas échéant. La bi-polarité était encore inconnue du grand public il y a peu de temps. Nous suivons en l'espèce le parcours autobiographique d'une jeune femme Camille en proie à des troubles de l'humeur puisqu'elle passe de phases euphoriques au désespoir le plus total pouvant conduire à des tentatives de suicide. Ce sont souvent des gens normaux, totalement intégrés, que l'on peut croiser tout les jours comme une collègue par exemple. Cela touche souvent l'entourage qui doit avoir beaucoup de courage pour faire face à cette situation malheureuse. Le pire de cette maladie est le fait de ne pas parvenir à la détecter à temps. Je constate comme Camille que ces personnes sont souvent plus intelligentes que la moyenne, qu'elles passent souvent des concours administratifs de haut rang pour intégrer notre administration. Ainsi, je me rappelle que le responsable hiérarchique de mon épouse était malheureusement atteint de bipolarité. C'est alors la première fois que j'avais entendu parler de cette affection d'ordre psychologique liée à un dysfonctionnement au niveau du système nerveux central. Lorsque des malades occupent des rangs assez importants dans l'Administration, je vous jure que cela peut causer des dégâts importants... Pour le reste, c'est un témoignage authentique qui peut nous toucher. Cependant, j'avoue avoir été sans doute plus marqué par d'autres témoignages du même genre dans d'autres oeuvres comme La Parenthèse par exemple. Peut-être que c'est dans le style d'écriture.

18/01/2015 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
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Le sujet m’intéresse (pour raisons personnelles), c’est donc intrigué que je débutai ma lecture de ce journal d’une bipolaire. Et je reste sur une impression mitigée. Certes, le récit est intéressant et bien mené, et est bien mis en image. Mais la narration à la première personne (même si le papa de l’auteur a participé) fait que l’ensemble manque de recul et d’explications. Les tentatives de suicides semblent soudaines et inexpliquées. Les réactions de défaitisme semblent injustifiées. On en arrive presque à comprendre les plaintes exaspérées et frustrées de sa maman (« Enfin quoi, tu fais semblant, secoue toi » etc.) Puis la postface du docteur Christian Gay arrive à point, et explique tout ce qui m’avait échappé dans l’album. Il parle de cette maladie d’un point de vue théorique, mais illustre son propos avec des passages de l’album. C’est diablement intéressant, mais il est quand même dommage que la BD elle-même n’intègre pas cette analyse. Une bonne BD, qui selon moi aurait pu être encore meilleure si les explications du docteur avaient été intégrées au récit. A découvrir quand même !

12/10/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Journal d'une bipolaire, voilà un titre qui ne m'indiquait en rien son contenu. En effet, j'ignorais avant de lire cet album que le trouble bipolaire est le nom actuel d'une maladie plus connue du grand public sous le terme de maniaco-dépression, l'alternance de phases dépressives et de phases d'exubérances. Emilie Guillon a souffert depuis la fin de son adolescence de cette maladie, et elle en souffre toujours même si des médicaments et des soins semblent lui apporter désormais du réconfort et un état relativement stable. Patrice Guillon, son père, déjà auteur de Mes Copains d'autrefois et de Dans la secte (sous un pseudonyme) chez La Boite à Bulles, a su la convaincre de participer avec lui à l'écriture du récit de sa maladie, de son apparition à ce qui ressemble le plus à sa résolution. Au dessin, Sébastien Samson est pour moi un inconnu. C'est sa première véritable BD et il s'en sort carrément bien. J'étais persuadé de retrouver là le dessin d'un auteur que je connaissais déjà sans savoir situer qui exactement. Son trait rond et vivant me faisait notamment penser à un mélange entre les styles de Jérôme d'Aviau et d'Emile Bravo. Sa mise en page est fluide, son dessin très agréable et ce sont donc de jolies planches qui mettent en scène la vie de la jeune Emilie. Pour le récit, précisément, il tient un peu du documentaire. Il s'agit d'un témoignage pur et dur, une autobiographie dont l'objectif est double. Je cite les dialogues de l'auteure quand elle dit qu'il s'agit, d'une part, de donner un sens à sa vie et j'imagine à mettre des mots et des images sur sa maladie, et, d'autre part, d'intéresser si possible d'autres personnes en souffrance ou ayant un lien avec cette maladie. Pour le lecteur standard, du coup, il s'agit avant tout de découvrir cette maladie et ses effets sur la vie d'une jeune femme. Ses conséquences sont mises en images et relatées mais le lecteur est longtemps laissé à l'écart de l'explication de l'origine de ces troubles (leur description exacte n'arrivera qu'à la planche 61). Et les moments de déprime sont simplement décrits par des mots indiquant que l'héroïne ne va pas bien, quelques plaintes, pleurs et prostrations de sa part, mais peu de choses dans la narration permettent de ressentir la teneur de ces déprimes et de la faire ressentir aussi peu soit-il aux lecteurs. Chaque tentative de suicide de l'héroïne arrive du coup presque comme un cheveu sur la soupe tant on a du mal à capter sa dépression. Il s'avère que cela fait un peu partie de la maladie puisque, s'agissant d'un dérèglement du système nerveux, les phases d'angoisse, de déprime et de maniaquerie paraissent totalement incompréhensibles pour un observateur extérieur. Mais j'aurais aimé que le récit nous mette néanmoins davantage dans la peau de l'héroïne, pour mieux comprendre ce qu'elle ressent. Le contenu est instructif... Hélas, il se révèle peu passionnant. On suit la vie quotidienne de cette jeune femme avec un peu d'intérêt au départ, puis les évènements se succèdent, moments de déprime, tentatives de suicide, hospitalisations, foyers, psychiatres, moments d'euphorie, et ainsi de suite. Certes réaliste, le récit se bornant aux faits se révèle parfois ennuyeux, au point de faire décrocher le lecteur. Du coup, c'est une BD qui ne parlera pas à tout le monde et s'adressera plus particulièrement à ceux qui sont vraiment intéressés par le sujet ou qui ont un rapport plus ou moins proche avec la maladie.

08/10/2010 (modifier)