Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Folles passions (Kyoujin Kankei)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Époque d'Edo, un jeune dessinateur, Sutehachi, arrive chez Katsuhika Hokusai, le génie de l'estampe et sa fille O-ei. Si la passion du garçon pour le dessin ne le cède en rien à celle du maître, hanté tout comme lui par la passion de l'estampe, il est aussi très attiré par le monde des plaisirs.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Gekiga Le Japon historique Peinture et tableaux en bande dessinée

Époque d'Edo, un jeune dessinateur, Sutehachi, arrive chez Katsuhika Hokusai, le génie de l'estampe et sa fille O-ei. Si la passion du garçon pour le dessin ne le cède en rien à celle du maître, hanté tout comme lui par la passion de l'estampe, il est aussi très attiré par le monde des plaisirs. Chronique artistique et sociale du Japon du début du 19e siècle.

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Janvier 2010
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Folles passions

06/02/2010 | Ro
Modifier


Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Folles passions décrit les moeurs du Japon au XIXème siècle, un peu à la manière de La Plaine du Kanto du même auteur. C'est une suite de petites histoires sur la vie au sein des baraques d'Edo dans lesquelles on trouve le maître Hokusai, le vieux fou de dessin. Mais contrairement au manga Hokusai de Ishinomori, Folles passions est assez peu centré sur la vie du maître. Ce n'est pas une biographie mais plus une retranscription de la vie assez miséreuse à l'époque il faut le dire et notamment celle de Sutehachi un disciple du maître qui ne pense qu'à faire la fête, s'enivrer et s'entourer de femmes au lieu de développer véritablement son talent d'artiste. Ces trois tomes denses de 300 pages décrivent une vie de Bohême de Sutehachi qui réalise des dessins érotiques ne récoltant que le mépris de son père qui est lui un artiste reconnu. Nous croisons aussi O-Shichi une femme qui se laisse dévorer tragiquement par une passion après avoir goûté à l'amour avec Sutehachi. Il s'agit même d'une véritable auto-destruction au fur et à mesure allant jusqu'à provoquer un gigantesque incendie, métaphore du désir qui brûle en elle. Un doux mélange de vie et de mort, d'amour et de sexe, dans tous les cas une violence latente est instillée dans ses pages pour exploser par moments. C'est cru, c'est crade. On ne voit Hokusai que sur la fin de sa vie mais on peut penser que Sutehachi est à son image, le miroir d'une seconde jeunesse en quelque sorte. Le trait du mangaka est dynamique, c'est loin d'être un débutant à ce niveau. Bref ce manga n'est pas ce qu'il y a de plus accessible mais est à découvrir.

05/02/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Note : 2.5/5 Folles passions a pour cadre la ville d'Edo vers 1840. Il met en scène de très grands noms de la peinture et de l'estampe japonaise d'époque dont principalement Hokusai et Hiroshige. Le personnage principal de ce récit est un disciple probablement fictif d'Hokusai nommé Sutehachi. Ce dernier est spécialisé dans l'Ukiyo-e, l'estampe, et plus particulièrement dans le shunga, l'estampe érotique. Il partage avec son maître un comportement assez fantasque, presque paillard, entouré d'alcool et de femmes. Je ne saurais dire quelle est la part de réalité historique et de fiction dans ce manga, mais il permet en tout cas de se faire une idée assez précise de la vie sociale et artistique à l'époque Edo. Le célèbre Hokusai y apparait très humain, trop humain peut-être même puisqu'assez foufou et un peu dégoûtant par son côté très nature (curage de nez, entrejambe qui pue, etc...). Le manga est structuré en chapitres qui sont autant de petites histoires plus ou moins suivies, centrées autour d'anecdotes sociales ou d'inspirations artistiques des protagonistes. Malheureusement, la narration et le dessin ont assez mal vieilli, à mon goût en tout cas. La mise en page n'est pas fluide. Les dessins sont dans un style désuet et pas toujours très beaux. Les personnages sont peu attachants, leurs réactions pas toujours compréhensibles ou trop fantasques. Il y a également beaucoup de termes d'époque utilisés et les dialogues se révèlent parfois indigestes. Du coup, la lecture m'a été un peu pénible et je me suis régulièrement ennuyé, ne poursuivant que par une légère curiosité historique.

06/02/2010 (modifier)