Mac Coy
Le sergent Mac Coy promène sa carcasse de baroudeur à travers le Far West américain. Un rien tête brûlée, il se manifeste par un goût immodéré pour l'aventure... Non sans en payer le prix !
1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune 1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Auteurs espagnols Journal Tintin Les Apaches Lucky Luke magazine Pilote
Alexis Mac Coy porte l'uniforme gris de l'armée des Confédérés. Fait prisonnier par les nordistes, il est réhabilité à la fin de la guerre et, en raison de son courage, nommé sergent-major à Fort Apache où il retrouve son vieux copain Charley. Mac Coy fait la guerre, se conduit parfois en héros, mais ce qu'il préfère finalement, c'est siroter une bonne bouteille au calme. Il tente toujours d'entamer le dialogue plutôt que de foncer tête baissée et d'obéir aveuglement aux ordres.
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| Date de parution | Novembre 1974 |
| Statut histoire | Une histoire par tome 21 tomes parus |
Les avis
La série Mac Coy est rarement citée parmi les meilleures séries de Western et c'est pour moi une injustice tant cette série est de qualité. Le lieutenant Mac Coy sévit essentiellement dans le sud de États-Unis avec certains aller / retour vers le Mexique. Membre de l'armée confédérée, il apprend sa débâcle alors qu'il est en mission au Mexique. Parvenu à quitter le pays en pleine effervescence du rebelle Juajez, il rejoindra finalement l'armée légale et deviendra l'homme de confiance du général Hood du côté du Nouveau Mexique. Fin connaisseur des tribus indiennes, il sera appelé à mener les missions les plus périlleuses, qui mêlent parfois et le réel et le fantastique (la malle au sortilèges, le fantôme de l'Espagnol). Mais Mac Coy côtoie aussi la grande histoire comme dans l'album Little big horn. Les scénarios de Gourmelen sont à la fois variés et très bien menés. Et que dire du dessin de Palacios? Si blueberry avait les traits de Belmondo, on reconnaît derrière le lieutenant Mc Coy ceux de Robert Redford qui s'était illustré dans les années 60/70 au cinéma dans les western célèbres. Son trait réaliste fait de légères hachures est inimitable et reconnaissable entre tous. À part peut être Serpieri, je ne vois aucun autre dessinateur Italien ou Espagnol capable de rivaliser dans le domaine du réalisme. Si la colorisation n'est pas d'une grande qualité dans les années 70, elle s'améliore avec le temps notamment dans les derniers albums. Si vous ne connaissez pas cette série, je vous invite à la découvrir ou à la redécouvrir; je doute que vous soyez déçu.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à lire une série avec plus de 10 tomes. D'ailleurs, je n'ai pas pu lire toute la série car ma bibliothèque n'avait pas le premier tome et les tomes 17 à 20 et je ne pense pas trouver cette série à la librairie car elle est un peu oubliée de nos jours. Enfin, je pense que j'ai lu assez de tomes pour pouvoir noter ! Une chose que j'ai adorée avec Mac Coy c'est comment sa situation évolue au fil des tomes (c'est d'ailleurs dommage que je n'ai pas pu lire tous les tomes car il y a clairement eu des changements entre le tome 16 et 21) et cette évolution est intéressante. Les tomes ont chacun une histoire indépendante, mais je trouve qu'il faut lire la série en ordre afin de l'apprécier complétement. Les scénariis ne réinventent pas le western, mais malgré le fait que les auteurs réutilisent des clichés déjà vus dans d'autres western ils arrivent à créer une certaine originalité et qu'ils réutilisent de manière intéressante ces clichés. Un autre point fort de cette série sont les personnages qui sont souvent haut en couleur et mémorables. J'aime aussi les moments plus humoristiques. Le dessin est bon quoique la colorisation n'est pas toujours au top. Le dessinateur sait dessiner de belles gueules, mais, paradoxalement, j'ai eu parfois, au début, un peu de difficulté à différencier certains personnages sur certaines cases (notamment Mac Coy et son copain Charley dans les premiers tomes). Mais ce défaut n'a pas du tout brisé mon enthousiasme pour cette série que doivent lire les amateurs de western !
Mac Coy est une série indispensable pour qui aime le western. Créée parallèlement à Cartland (de Blanc-Dumont et Harlé), cette série en est l'exact contraire : elle n'adopte pas du tout le ton pessimiste ou réaliste des westerns récents mais choisit d'exploiter un aspect picaresque digne des meilleurs films de John Ford. Ses scénarios classiques mais solides se suivent avec plaisir, grâce à un sens du dialogue hors pair qui préfère l'humour à la naïveté feuilletonesque de vulgaires plagiats de Blueberry, méchante catégorie où on a trop souvent rangé cette série. Certes, les emprunts sont nombreux (à des films comme "Jérémiah Johnson" , "Fureur Apache" , "Le Reptile" ou " Bandolero") mais le souffle est là, notamment grâce au charisme du sergent-major Alexis Mac Coy et de ses compagnons Charley et Maxi, personnages remarquablement typés et qui inspirent immédiatement la sympathie. Il faut dire qu'ils possèdent des trognes inégalables, admirablement croquées par le dessin fort et complexe de Palacios. Si Alexis Mac Coy ressemble au départ à un Robert Redford sorti tout droit de "Butch Cassidy et le kid", il tranche avec son modèle rapidement par sa barbe de plusieurs jours, sa saleté et sa peau tannée par le soleil qui déborde des cases de Palacios. La mise en couleur fait partie intégrante de l'illustration, par ces teintes chaudes, achevant l'aspect graphique singulier de cette collection. Certes, le dessin de Palacios est moins bon sur les derniers albums, mais par son trait complexe et ses choix d'angles parfois étranges, il recréé un univers fascinant dont nul ne pourra nier l'originalité. Bref, un série qui assume l'héritage de ses aînés, mais trouve aussi son ton grâce à la singularité de ses auteurs.
Excellente et malheureusement trop méconnue suite d'aventures où se mêlent far west, humour et quelque fois magie. Une brochette de "gueules" s'entrecroisent et se déglinguent à tout va. La plupart des personnages, hommes et femmes, vendraient père et mère pour quelques dollars et les confrontations sont toujours détonantes et jubilatoires. Les faiblesses de scenario sont très rares et le dessin un rien pointilliste regorge de détails. Une des meilleures représentations de chevaux lancés à toute allure. Mon seul regret ? Pas de suite au numéro 21.
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