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Brooklyn Dreams

Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)

L'année de terminale de Vincent Carl Santini ne fut pas de tout repos...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide DC Comics Gros albums New York

Comment survivre à une famille haute en couleur quand on a 17 ans à Brooklyn dans les années soixante-dix, que les drogues sont à la mode et que les flics se méfient des marginaux ? La réponse est simple : on s’en sort en devenant scénariste et en suivant une très longue analyse psychanalytique. Brooklyn Dreams raconte la jeunesse de Vincent Carl Santini, au début des années 70, dans le quartier de Brooklyn, et les raisons pour lesquelles il est bon pour suivre une psychanalyse maintenant. Car pour comprendre qui il est, il faut découvrir sa famille : une mère juive hypocondriaque qui se gratte au sang dès qu’elle est contrariée et un père italien, macho, et persuadé que Mickey, l’ex-mari de la sœur de sa femme, considéré comme l’incarnation du mal dans la famille, est le vrai père de Vincent. Au fil du récit, nous découvrons comment un chien abandonné divise la famille, comment un homonyme de Vincent le conduit en prison, comment la découverte de la drogue transforme sa vie…

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Juin 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Brooklyn Dreams

06/07/2009 | Spooky
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Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ubrald

C’est typiquement le genre de roman graphique que j’affectionne tant en termes de contenu que de dessin. J’ai tout d’abord savouré la façon dont John Marc DeMatteis introduit son témoignage autobiographique, en philosophant sur le degré limité de vérité que nous réussissons à transmettre, notre perception humaine étant imparfaite. Une fois cette précaution liminaire prise, il se lance dans un récit introspectif, frisant parfois la psychanalyse, pas une démarche purement mentale, mais quelque chose de beaucoup plus vivant, de son enfance jusqu’à son année de terminale. C’est admirablement réalisé, via la superposition de 2 codes graphiques distincts, d’une part un narrateur adulte crayonné ou en aquarelle sombre quelque peu brumeuse, et d’autre part un dessin plus classique ligne claire représentant son enfance, sa vie qui défile. Ces 2 frises s’enchevêtrent de façon subtile et pertinente, l’adulte portant un regard que l’on ressent compréhensif, bienveillant, sur le jeune en souffrance qu’il était alors. L’adulte est d’ailleurs parfois seul dans le noir, assis ou dans une posture pouvant suggérer qu’il est en train de suivre une psychanalyse. J’ai adoré la profondeur et la richesse de cette histoire : toute l’évolution psychique du jeune John Marc DeMatteis, de par les cahots de sa vie, ses expériences notamment psychotropes, ses passions solitaires, ses rencontres déterminantes, ses premiers émois amoureux puis surtout son questionnement mystique et existentiel. Il évoque aussi les 15 années qu’il lui a fallu pour guérir ses souffrances intérieures, ce qui pourrait faire l’objet d’un nouveau roman graphique. Niveau dessin, c’est un superbe noir & blanc, il y a du Eisner dans la façon dont Glenn Barr croque les travers familiaux, c’est jubilatoire, cela m’a rappelé Affaires de famille (Une affaire de famille). Son dessin me fait aussi penser à l’argentin Eduardo Risso, que j’apprécie beaucoup, notamment pour la réalisation de la couverture. J’espère ardemment que l’auteur nous offrira une suite à ce premier opus !

06/06/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Ah l'année de la terminale... Un passage vers autre chose pour beaucoup d'entre nous. Et pour Vincent Santini, ce fut une année inoubliable. Drogue, sexe, autre, voilà comment on pourrait résumer cette année. John Marc de Matteis, scénariste à la plume féroce, a choisi de nous conter par le menu ce qu'il arrive à son alter ego de papier, un jeune homme qui découvre plusieurs plaisirs, mais aussi les contraintes de sa double ascendance juive et italienne. C'est assez drôle par moments, mais quand même relativement répétitif dans l'ensemble. Je me suis quand même plus marré en voyant l'image que Vincent Carl se fait de ses parents (un King Kong rital et une mère juive, avec tout ce que cela sous-entend), par rapport à sa découverte des paradis artificiels ou ses premiers émois amoureux. Ca m'a laissé relativement froid. Par contre le dessin de Glen Barr, qui change de registre à plusieurs reprises, m'a bien plu, c'est un dessinateur à suivre. Ceci dit, vu que la publication originale de "Brooklyn Dreams" date de 15 ans, il a dû faire son bout de chemin...

06/07/2009 (modifier)