Waterloo 1911

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 9 avis)

Un objet précieux et mystérieux a été dérobé dans une exposition située dans un endroit inaccessible pour qui n'y est pas invité. Le responsable de cette exposition commandite Théophile Duroc, un fin limier aux méthodes peu orthodoxes. Commence alors pour Duroc et son acolyte, Alcée Poivron, une enquête qui s'avèrera dangereuse, capricieuse et romanesque.


Les Uchronies

Un objet précieux et mystérieux a été dérobé dans une exposition située dans un endroit inaccessible pour qui n'y est pas invité. Le responsable de cette exposition commandite Théophile Duroc, un fin limier aux méthodes peu orthodoxes. Commence alors pour Duroc et son acolyte, Alcée Poivron, une enquête qui s'avèrera dangereuse, capricieuse et romanesque.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Août 2008
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Waterloo 1911
Les notes (9)
Cliquez pour lire les avis

05/09/2008 | iannick
Modifier


L'avatar du posteur Agecanonix

La base de départ semblait séduisante et relayait un peu Empire (Delcourt), mais avec Gloris, j'ai appris à me méfier ; si son dialogue est souvent spirituel, savoureux et riche comme ici, je n'adhère pas toujours à ses scénarios, j'ai encore en mauvaise mémoire Le Codex angélique. Il imagine ici un univers uchronique mais assorti d'un mélange hétéroclite de multiples éléments qui finissent par alourdir la narration et engluer le lecteur un peu perdu parmi différentes circonvolutions. Et pourtant, ça fourmille d'idées, de petits détails et d'allusions, comme la main vampirique, Van Helsing, le rue Morgue, le poème l'Expiation de Victor Hugo ("L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme.."), Napoléon qui a la physionomie de Marlon Brando (parce qu'il a incarné le rôle dans un film)... De même que le vortex temporel du tome 3 rappelle le système du Chronogyr de la série TV Au coeur du temps... Il y a donc une accumulation de bonnes idées qui s'entrechoquent dans cette série où tout est calqué sur un Sherlock Holmes français au sein d'une uchronie assez peu exploitée en définitive, car en gros c'est une enquête policière où le limier Duroc s'inspire des méthodes sherlockiennes, mais il est un sacré clin d'oeil au fameux Dupin d'Edgar Poe, apparu dans 3 nouvelles dont la plus célèbre reste Double assassinat dans la rue Morgue ; on voit que Gloris connait ses classiques car la rue Morgue et l'oran-outang menaçant sont là pour compléter ce tableau. On peut même dire que Poivron signifie en substance Poirot... Malgré toutes ces inventions, je n'arrive pas à bien me cramponner à cette histoire qui comporte des facilités scénaristiques un peu grosses, comme la femme de ménage vite trouvée, sans compter Duroc qui est transpercé par un bout de ferraille et qui s'en sort... Quant au dessin, c'est une sorte de flou pas très joli qui ne me convient pas tellement ; certaines cases sont assez réussies alors que d'autres sont plutôt moches. Dommage, car cette ambiance de passé un peu vétuste et décrépit aurait pu me plaire, mais il faut avouer qu'il n'y a rien de bien palpitant dans cette histoire.

23/05/2015 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

Encore une réussite de Thierry Gloris, une uchronie à peine mâtinée de steampunk où le fantastique et l’Histoire se mêlent à la perfection. J'ai vraiment eu la sensation de me retrouver dans un monde parallèle, souvent je trouve les uchronies artificielles et parfois même poussives, alors qu’ici je suis immédiatement rentrée dans l’univers proposé, ce monde m’a paru totalement authentique et indiscutable. Chaque évènement est à sa place, chaque personnage tient son rôle avec naturel voire même avec élégance. La touche fantastique est aussi la bienvenue, dans ce monde finalement tout est possible alors pourquoi ne pas en profiter ? Et le détournement de l’Histoire n’est pas en reste, l’auteur joue avec elle comme un enfant avec de la pâte à modeler et on sent qu’il s’amuse, il la triture, la tord, la roule et l’aplatît pour nous proposer une version surprenante et ludique. Par ailleurs, les deux tomes se terminent à un moment crucial du récit où le suspense devient insoutenable et palpitant. Le choix du dessinateur, Emiliano Zarcone, fait aussi partie de l’aboutissement l’œuvre. Des personnages expressifs, des perspectives parfaites, et les couleurs bien qu’informatisées sont superbement maîtrisées, tout en finesse et avec profusion de détails. Suite et fin Je vais commencer par le dessin. Celui-ci est réussi tout au long de la série, certes ; mais la colorisation change un peu trop, même si chaque tome, encore une fois, est très beau. De ce côté-là j'aurais aimé un peu plus d'unicité. Pour ce qui est du scénario, j'ai apprécié l’histoire dans son ensemble, mais ce qui m'a un peu déçue c'est que la part donnée à l'Histoire est un peu trop importante. J'aurais préféré un récit qui voyage dans l'Histoire mais sans vraiment participer à celle-ci, comme c'est le cas dans le premier tome et aussi un peu dans le second, mais qui prend trop d'importance à mon goût dans le dernier. Néanmoins, cette série est très bien traitée et est à lire au moins une fois.

09/07/2011 (MAJ le 25/03/2013) (modifier)
Par Puma
Note: 2/5

Certaines uchronies me plaisent (Luxley par exemple), et celle-ci aurait pu être prometteuse car partant d'un postulat intéressant : Et si Napoléon avait remporté la bataille à Waterloo et celles qui suivirent, avec ensuite une Europe du 20ème siècle bien différente... Mais finalement, le filon de ce postulat de départ est très peu exploité, et nous avons à la place une histoire purement fantastique (type spatio-temporelle avec des immortels qui ne le deviennent plus) et qui n'a ni queue ni tête ! Le dessin est beau mais convient mal à mon avis à ce type de récit car trop figé ; c'est comme s'il y avait erreur de casting. Je ne conseille pas la lecture car je crois qu'il y a beaucoup d'autres choses plus réussies ailleurs.

29/07/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Première œuvre signée Thierry Gloris dont je sors déçu. L’auteur crée ici un univers steam-punk (en l’occurrence, une uchronie mâtinée de fantastique et agrémentée de voyages dans le temps) pour nous conter les aventures d’une espèce de Sherlock Holmes français. Première grosse difficulté pour moi : rentrer dans cet univers. Déjà assimiler l’uchronie est un travail en soi mais si, en plus, on ajoute une grosse dose de fantastique avec des héros immortels, là j’avoue avoir du mal à rester intéressé. Ensuite, il y a cette enquête durant laquelle on part sur des bases classiques, avec une civilisation disparue, pour bifurquer sur l’uchronie conventionnelle, avec un méchant qui veut changer le passé, pour retourner enfin, et assez poussivement, vers le fantastique et le destin du monde qui serait entre les mains d’un immortel maudit des dieux. Oui, bon, à force de sauter d’une idée à l’autre, Thierry Gloris m’a fait disjoncter. Trop d’idées mélangées pour ma pauvre tête, tout simplement. Au niveau du dessin, et si je reconnais le talent d’Emilio Zarcone, j’ai eu du mal à vraiment apprécier ces planches surchargées. J’ai trop souvent dû passer mon temps à décrypter ce dessin avant de pouvoir lire l’histoire. Non que ce soit mal dessiné mais j’avais souvent une impression de flou artistique, un flou essentiellement dû à la colorisation et résolument volontaire. Après deux tomes, je restais sur un 3/5 mais la conclusion m’est apparue poussive. En fait, après la résolution de la partie « uchronie-voyage dans le temps », une résolution finalement simpliste, défilent une dizaine de planches où il ne se passe plus rien, pour ainsi dire. Et, enfin, vient l’explication mystico-fantastique : une explication manquant de clarté et qui par ailleurs, et pour ce que j’en ai compris, me parait peu logique. Donc, bof… J'ai vraiment éprouvé trop de difficultés à finir cette lecture pour la conseiller à qui que ce soit.

04/03/2011 (MAJ le 29/02/2012) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Waterloo 1911 est encore une uchronie basée sur la victoire de l'Empire napoléonien. Déjà, la série Empire (Delcourt) de Pecau avait émis l'hypothèse que le règne de Napoléon ne s'était pas achevé par la défaite de Waterloo. La série Jour J, toujours signé de Pecau, va sortir prochainement un tome faisant état d'un Napoléon V qui règne sur notre pays au XXème siècle. Bref, l'idée n'est franchement pas nouvelle. On observe un foisonnement sur ce sujet qui semble inspirer. Du coup, je n'ai pas trouver cette série bien originale. J'aime pourtant bien les scénarios concocté par Gloris. Cependant, c'est plutôt mou en l'espèce dans la progression de l'intrigue. Le premier tome est basé sur une enquête policière avant qu'on puisse trouver un caractère fantastique à la fin du second tome. On va rencontrer des personnages connus tel que Gavroche ou Champollion en 1911 ! J'ai bien aimé également le mélange des technologies. C'est toujours intéressant de découvrir une uchronie ! Graphiquement, c'est une réussite. Bref, on pourra toujours découvrir cette série. Pour l'achat, c'est un peu tôt.

26/03/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture du premier tome. Tout comme pour Le Codex angélique du même scénariste, il est difficile de se faire une idée après le premier tome mais je suis à nouveau intrigué. L'histoire me plait mais elle reste opaque et la narration est relativement lourde. En fait j'ai tout trouvé chargé, le dessin en premier. Il est très beau et détaillé. On pourrait faire référence graphiquement à plusieurs séries du même genre voir même à la série Le Régulateur. C'est très chargé. Chaque case regorge de détails mais les pages en arrivent presque à être trop denses. J'ai hâte de voir ce que donnera la suite en espérant un rebondissement pour Duroc car ce personnage m'intrigue.

06/08/2009 (modifier)
Par scuineld
Note: 4/5

J'ai acheté cette BD pour deux raisons: parce que le scénariste est Thierry Gloris et parce que le dessin me plaisait bien. Au niveau graphique, je n'ai donc pas été déçu. Original, chaud (notamment à cause des couleurs) et fourmillant de détails au niveau des décors. Une note positive donc. Au niveau du scénar, on retrouve la patte de Thierry Gloris, c-a-d des dialogues succulents, des références à d'autres personnages/oeuvres, des situations bizarres pas encore expliquées, ... Bref, un peu tout ce qui faisait une partie de la recette du codex angélique. Cependant, je trouve ce scénario un peu plus "léger" que ses autres albums. Peut-être est-ce dû au fait qu'il s'agisse d'une enquête policière (ce qui limite plus les débordements scénaristiques, je pense) ? Mais cela reste quand même une bonne BD. Notons aussi que si tout n'est pas expliqué dans ce premier tome (par exemple, pourquoi Duroc se passionne pour cette enquête), je suis sûr que ce le sera dans les tomes suivants. A suivre donc...

14/03/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 2/5

Bah mince alors, j’en ai pensé exactement la même chose que iannick, limite mot pour mot. Effectivement, d’emblé, je conseillerai cette série à ceux qui ont aimé l’inventivité des autres récentes séries de la collection conquistador ; La Licorne ou autre Hauteville House. On y retrouve les couleurs de l’un, l’ambiance de l’autre et surtout la volonté de modeler l’histoire à sa convenance pour nous pondre une aventure qui est inévitablement originale. En fait, je pense qu’à la base, le nom de la collection se rapportait aux personnages et que maintenant, il correspond plus à ces auteurs qui explorent de toutes nouvelles toiles de fonds pour leurs intrigues. Pardon, je m’égare. Donc, oui, une situation loufoque qui donne envie ; Napoléon a gagné Waterloo, donc Sherlock Holmes est français et s’appelle Duroc (dos de couverture, désolé).Une colorisation très intéressante qui met en valeur un dessin encore hésitant concernant les visages, des décors qui en jettent. Par contre, l’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, pour le moment, mais ce n’est qu’un tome 1. Pour finir sur une note plus positive, j’ai vraiment adoré les dialogues et le vocabulaire usité. La fin donne envie de voir la suite et je pense que ça pourra devenir intéressant dans les tomes à venir, un gros 3 étoiles qui je l’espère sera réhaussé à la sortie du tome 2. MAJ La fin m'a vraiment déçue. Comme soulignée par d'autres, c'est poussif pour un final moyen. Et pourtant, il y avait de l'idée. Mais ajoutez à ça, un dessin qui s'est légèrement dégradé pour le dernier tome et vous obtenez la première déception chez Gloris.

08/01/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

C’est le titre de cette bd qui m’a intrigué : Waterloo, c’est le nom et le lieu d’une célèbre bataille napoléonienne et je m’intéresse beaucoup à cette époque. « 1911 », quel lien y-a-t-il entre Waterloo et 1911 ? Aucun puisque l’affrontement entre les troupes de Napoléon et celles réunies autour des Anglais a eu lieu en 1815 ! N’empêche, ça m’a donné tout de même l’envie de feuilleter ce premier tome… "Waterloo 1911" se déroule sous le règne de Napoléon IV (qui n’a jamais existé !). Un musée parisien est théâtre du vol d’une sphère gravée d’une écriture inconnue et d’une valeur inestimable. Devant les circonstances pour le moins étranges de ce délit, le responsable de ce musée, Alcée Poivron, va demander l’aide de Théophile Duroc pour retrouver les commanditaires... La première chose qui m’est venue en refermant ce livre, c’est que je trouve que les scénaristes proposent des histoires de plus en plus loufoques qui mélangent plusieurs genres. L’éditeur Delcourt semble en être à la pointe en ce moment en faisant paraître les étranges La Licorne, Le Codex angélique (du même scénariste), Hauteville House et j’en passe ! "Waterloo 1911" propose un scénario classique et linéaire. En effet, le lecteur suivra une enquête policière sur fond d’intrigues et de rencontres inattendues. En fait, l’originalité de ce récit vient de sa situation dans une époque où Napoléon n’a pas été défait par la bataille de Waterloo. Ainsi, au lieu que la France soit une république, le bédéphile découvre ce pays gouverné par Napoléon IV avec des technologies n’ayant pas ou prou évolué différemment par rapport à ce qui s’est réellement passé. Dans cette bd, j’ai aimé le personnage un peu déjanté de Théophile Duroc. Cependant, j’avoue n’avoir toujours pas compris pourquoi Alcée Poivron le contactera. Je n’ai pas pigé non plus le comportement de Théophile Duroc qui se précipite sur l’affaire sans contrepartie et sans poser trop de questions à Alcée Poivron. Il est vrai que d’un autre côté, cela permet au récit de démarrer au quart de tour, d’aller tout de suite au cœur du sujet. Quant à l’enquête proprement dite, j’avoue ne pas avoir été très captivé par les péripéties de nos deux héros. Ça se laisse lire mais sans plus… Graphiquement, j’ai été charmé par la mise en couleurs de Lorien et Virginie Blancher. Ce duo a, à mon avis, réussi à donner un « cachet » à cette bd en y intégrant des ambiances étranges. En tout cas, cette mise en couleurs m’est apparue très réussie. Quant au dessin, je suis un peu mitigé : autant les perspectives, les cadrages me semblent bons ; autant les visages des différents protagonistes sont –à mon avis- bâclés. Cependant, les décors sont très riches. Les fans d’ambiance à la « Jack l’éventreur » et de récits du passé revisité devraient prendre du plaisir à lire "Waterloo 1911" d’autant plus que sa partie graphique est –à mon avis- captivante à contempler. Quant aux autres lecteurs dont je fais partie, je pense qu’ils patienteront jusqu’au second tome de la série pour en faire un avis définitif car l’histoire est un peu trop linéaire à mon goût et parce que certains comportements des principaux personnages me sont apparus incohérents.

05/09/2008 (modifier)