Ashman (Haisha)

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

Dans le monde du motorball, Snev est un concurrent brillant et plein d'avenir. Mais une malédiction pèse sur ses épaules, impossible pour lui de finir une course, il se crashe à chaque fois. Et si le problème ne venait pas de lui...


Seinen Shueisha

Snev est un concurrent du motorball, sorte de course futuriste où tous les coups sont permis, le but étant de franchir la ligne d'arrivée avec la balle. Mais ce jeune homme se crashe à chaque fois, faisant de lui un joueur peu intéressant pour les actionnaires de son équipe. Mais son manager se rend compte que Snev subit des expériences à son insu et que cela change son comportement durant la course. En effet, le motorball est victime de trucage pour augmenter ses dividendes. Snev décide de rechausser les patins et promet de gagner une course. Snev arrivera-t-il à tenir a promesse et à remporter une course ?

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1999
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Ashman © Glénat 1999
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)
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03/03/2008 | Tetsuo
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Par Ned C.
Note: 3/5

Bien moins palpitant que la série cultissime « Gunnm », « Ashman » reste néanmoins un assez bon manga. Ancré dans l’univers du violent sport, le « Motorball », présent dans la saga « Gunnm » (un de mes moments préférés de la série), les personnages combattent dans un futur cauchemardesque. Si le style de dessin de Yukito Kishiro surprend ici, se rapprochant d’un Frank Miller avec de forts contrastes Noir et Blanc, on reconnait tout de même la vision du monde torturée qu’a l’auteur si particulière et la galerie de personnages singuliers. Achat dispensable mais lecture conseillée pour tout bon fan de l’univers « Gunnm » qui se respecte.

21/11/2014 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pasukare

C'est vrai que c'est court comme one shot. On est plongé d'emblée dans le vif du sujet et en un peu moins de 130 pages, tout est terminé. Et bien malgré cela j'ai eu le temps de m'attacher à certains personnages et en particulier à Snev parce que je trouve toujours très efficace, émotionnellement parlant, de plaquer des sentiments "humains" sur des robots. Un peu à la manière de Jam dans Fée et tendres Automates. Le dessin de Kishiro fait effectivement vraiment penser à du Miller mais en beaucoup beaucoup moins moche quand même. C'est très contrasté, avec beaucoup de jeux d'ombre et de lumière, on retrouve bien cette technique très spéciale d'évoquer une forme par ses ombres tout en la rendant complètement identifiable. Esthétiquement, ce n'est pas le style que je préfère mais il faut bien reconnaître que la technique est très bonne. Les visages de Beretta ou de Lorna sont très jolis lorsqu'ils sont à peine esquissés (une mèche de cheveux, un œil, le contour de la bouche). L'histoire ne me laissera pas un souvenir impérissable, le sujet (usage de drogues pour truquer des résultats sportifs et se faire de l'argent sur les paris, parfois à l'insu du plein gré du sportif lui-même) pourrait être vaguement d'actualité mais tout est tellement banalisé dans le dopage sportif que finalement je ne suis pas sure que ça dénonce encore quelque chose. Et puis il faut bien avouer qu'il y a à peine plus à découvrir à la lecture que ce qui est dit dans le résumé de la fiche, mais ça se lit bien. Un petit "pas mal, sans plus", mais qui donnerait quand même envie de lire la fameuse série d'où est tirée cette discipline, Gunnm.

24/04/2009 (modifier)

Une BD réalisée par Kishiro en hommage à Frank Miller (qui est un fan de Kishiro) : il lui a emprunté sa technique d'encrage pour l'occasion. Niveau histoire, on est malheureusement loin de son sublissime Gunnm. Sans doute à cause du peu de pages qui empêchent de creuser les personnages. C'est bourrin à la Miller, dessiné à la Miller, mais plutôt creux (à la Miller, oserais-je dire). Une oeuvre intéressante pour la façon dont elle est née et son dessin, mais pas vraiment pour son intrigue.

04/03/2008 (MAJ le 04/03/2008) (modifier)
Par Tetsuo
Note: 3/5

Tiré de la série Gunnm du même auteur, Ashman met en scène un jeune homme dans le monde sportif du motorball. Le même auquel Gally, l'héroïne de Gunnm, participe. Mais ici, plutôt que de mettre en scène le côté spectaculaire de ce sport futuriste et d'axer son histoire sur les rebondissements d'une course, Kishito décide d'explorer les entrailles de ce jeu et surtout de montrer les enjeux qui vont au-delà d'une simple compétition. Snev est donc un jeune motorballer plein de talent mais qui étrangement ne finit pas ses courses. Comme il le dit lui-même quand il concourt : "il se met à planer... et s'explose sur la piste". En effet, à chaque fois il aperçoit un coureur de fonds (anachronisme par rapport à nos coureurs de cet albums qui sont motorisés et revêtus d'une armure !) et perds ses moyens. Mais en fait, Snev teste, à ses dépends (on m'aurait menti ?) des produits sensés favoriser ses aptitudes. Une amie proche se retrouve impliquée dans ce complot et se fait supprimer. Snev va mettre tout en oeuvre d'une part pour retrouver l'assassin et d'autre part réussir enfin à gagner une course. Kishiro développe ici une histoire critique sur le sport et ses dérives. On ne peut s'empêcher de faire un rapprochement avec le monde du cyclisme ou de l'athlétisme. L'enjeu sportif et financier devenant tellement énorme que les équipes ne reculent devant aucun stratagème illicite pour arriver à leurs fins. Quitte à mettre des vies en danger, quitte à sacrifier les empêcheurs de tourner en rond. Du côté du dessin, l'auteur manie à merveille le noir et blanc, créant de grandes zones d'ombres pour faire ressortir des détails particuliers. Mais paradoxalement parfois on distingue pas tout dans son dessin, c'est légèrement gênant tout de même. Ses prises de vue, ses cadrages donnent un rendu visuel attractif et intéressant. De même, le style est relativement proche de la série Gunnm, tout en modifiant son sens du détail. Ici les personnages sont peu détaillés et on a parfois une absence de décor totale. Mais j'apprécie le trait et le style de Kishiro.

03/03/2008 (MAJ le 03/03/2008) (modifier)