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Valentin le vagabond

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Les aventures d'un vagabond sur les routes de France...


Goscinny Les SDF Pilote

Il est blond, a les cheveux en bataille, habillé de "n'importe quoi", porte un baluchon sur l'épaule et mâchonne continuellement une fleur... "Il", c'est Valentin, un vagabond gentil, qui se balade sur les routes de France et qui -à l'occasion- résoud quelques énigmes. Tout irait bien dans cette vie bohême s'il n'y avait -pour l'ennuyer ou même l'arrêter- une maréchaussée qui -heureusement- est plus bête que méchante...

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1973
Statut histoire Série terminée 7 tomes parus
Couverture de la série Valentin le vagabond
Les notes (3)
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07/10/2006 | L'Ymagier
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je réécris mon avis après avoir lu les deux intégrales qui m'ont permis de découvrir des récits que je n'avais jamais lu. Valentin le vagabond est selon moi l'exemple même du type de série mineur qui va surtout plaire aux fans des auteurs quoique je dirais surtout que c'est pour les fans de Tabary vu qu'il scénarise seul la plupart des histoires, Goscinny ayant abandonné rapidement la série. On retrouve donc l'humour de Tabary qui est fait de non-sens, de quiproquos et de running gags. Parfois on dirait qu'il étire un peu inutilement un récit pour en faire 44 planches et j'ai parfois préféré les histoires plus courtes. J'ai tout de même bien aimé les longs récits Le prisonnier récalcitrant et Valentin et les hippies. Valentin fait le singe commence bien, mais vers la fin je trouvais que ça devenait n'importe quoi. Je trouve aussi que ça se lit un peu à petite dose parce que vers la fin j'en avais un peu marre des quiproquos et des personnages ayant une logique idiote. Valentin est un personnage sympathique, mais qui subit un peu trop les événements. Je préfère lorsqu'un héros prends une part actif dans l'action au lieu d'être une simple victime. On notera quelques curiosités comme les deux récits scénarisé par Fred qui ont un style différent du reste de la série (d'ailleurs le court récit dessiné par le frère de Tabary est assez bizarre et semble vouloir marquer la fin de la série) ou l’apparition de Jacques Lob dans une histoire courte avec des martiens. Donc si vous aimez Tabary et son style, je recommande l'emprunt d'un ou deux albums de temps à autres.

04/09/2010 (MAJ le 21/04/2019) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Valentin est un joyeux vagabond qui parcourt, baluchon sur l'épaule, les petites routes de France, il passe son temps à observer ce qui l'entoure, en flânant le long de ces routes et se trouve confronté à l'incompréhension des gens , des crapules au caractère crétin, et surtout ses véritables "ennemis": la maréchaussée omniprésente qui est montrée truculente mais toujours bornée ; dès son premier récit dans le journal Pilote en 1962, Valentin se fait arrêter, les gendarmes sont toujours idiots et incapables de comprendre qu'un vagabond puisse être aussi un poète amoureux de la nature et honnête. Goscinny écrit 4 scénarios pour Tabary en donnant le ton de l'ensemble de la série : beaucoup de tendresse, de la poésie, un brin d'écologie à une époque où ça n'était pas encore à la mode (le héros musardait au détour des petites routes de campagne ou des sous-bois et aimait les fleurs), et un humour proche du Petit Nicolas qu'il écrit pour Sempé. Débordé, il laissera ensuite Tabary s'en occuper seul. Admirateur de Tabary, de son humour et de son style graphique, Valentin était le personnage de ses séries que j'aimais le moins, préférant Iznogoud ou Totoche, mais je lisais avec plaisir ses aventures au ton campagnard qui ridiculisaient la police, comme le faisait déja Tabary dans Corinne et Jeannot avec l'agent Bodart, et où il dessinait là aussi des trognes savoureuses dont il avait le secret; la bande était aussi une critique de la bêtise. Tout ceci en faisait une Bd singulière qui n'a peut-être pas été appréciée à sa juste valeur. A redécouvrir.

14/08/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Valentin débouche dans l'hebdo Pilote n° 123 du 1er Mars 1962. Il disparaît, au détour d'un chemin, dans le mensuel Lucky Luke de Novembre 1974. Un bon postulat de départ : narrer les (més)aventures d'un vagabond sur les routes de la France profonde. Concept attirant. J'ai été attiré. Quelque temps... Si les scénarios -bien que d'une ligne assez simple- sont bien construits, c'est au niveau du dessin que je n'ai pas accroché. Je ne sais vraiment dire pourquoi, mais j'ai parfois ressenti une certaine aversion pour le dessin de Tabary. Je reconnais que son trait est nerveux et expressif, mais il me semble utiliser un peu trop les poncifs de "l'ancienne" narration graphique (des traits pour souligner la vitesse quand il court, des courbes dessinées pour accentuer un geste, des gouttelettes qui "éclatent" de son visage quand il est surpris, etc...). Un peu trop "appuyé" pour moi... Hors cela, une série divertissante et poétique ; un "jeu de chat et de souris" sur des chemins souvent ensoleillés qui -occasionnellement- m'a diverti. Sept recueils seront édités chez Dargaud de 1973 à 1977.

07/10/2006 (modifier)