Serpent rouge

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Si votre grand-mère se prend pour une poule et essaie tous les jours de pondre un oeuf, il y a de fortes chances pour que vous partagiez le même destin du dernier de la famille. Et face aux moeurs si étranges de ses congénères (le père adore décapiter les poulets, la soeur, embrasser les vers de terre), le jeune garçon n'a qu'une seule envie : s'enfuir de cette gigantesque demeure. Seul problème, la maison est perdue au milieu d'un forêt sans fin.


L'horreur en bande dessinée Poules et poulets Seinen

Si votre grand-mère se prend pour une poule et essaie tous les jours de pondre un oeuf, il y a de fortes chances pour que vous partagiez le même destin du dernier de la famille. Et face aux moeurs si étranges de ses congénères (le père adore décapiter les poulets, la soeur, embrasser les vers de terre), le jeune garçon n'a qu'une seule envie : s'enfuir de cette gigantesque demeure. Seul problème, la maison est perdue au milieu d'un forêt sans fin. Pire encore, une inquiétante étrangeté entoure un mystérieux miroir lié par le sang à la malédiction du Serpent Rouge. Serait-il déjà trop tard ? Entre cauchemar et réalité, un conte horrifique de premier plan. Hideshi Hino, chef de file du manga d'horreur insipirateur de Ito, "Spirale" et de Inuki "La Femme Défigurée".

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2004
Statut histoire One shot (réédité en novembre 2012) 1 tome paru
Couverture de la série Serpent rouge
Les notes (4)
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24/10/2004 | ThePatrick
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Par Pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pasukare

Etrange, décidément très étrange l'horreur à la japonaise... L'histoire qui nous est contée ici est celle d'un jeune garçon qui est visiblement le seul membre "normal" d'une famille de psychopathes et autres dégénérés de la pire espèce : une grand-mère qui se prend pour une poule, un grand père qui se fait masser ses furoncles par sa belle-fille (bon appétit), un père (fils des deux premiers) au QI négatif qui élève des poules (vivantes ou mortes selon leur bonne volonté à pondre des oeufs) et des vers pour encourager les délires de la grand-mère, une mère "captive" dont on se demande comment elle a atterri dans cette famille et une sœur psychopathe ! Tout ce petit monde vit isolé dans une maison immense, labyrinthique et perdue au fond d'une forêt infranchissable, dotée d'un miroir maléfique qu'il ne faut pas abîmer sous peine de malédiction sur la famille (comme si ça pouvait être pire que ça ne l'est déjà...). Je passe sur les scènes peu ragoutantes qui constituent l'essentiel de cette histoire, ce qui est terrifiant c'est de s'imaginer isolé dans une environnement pareil comme l'est ce jeune garçon, c'est franchement cauchemardesque surtout quand il est impossible de s'en échapper... L'auteur mélange allègrement le grotesque et le tendancieux, c'est un mélange des genre surprenant. La chute est bien trouvée, même si un peu abrupte. Graphiquement, j'aime bien les décors, la forêt, cette grande maison mais je suis moins convaincue par le côté caricatural des personnages, hyper expressifs et difformes car cela manque de réalisme. A ne pas mettre entre toutes le mains et à réserver aux amateurs du genre...

17/11/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5

Je ne sais pas trop expliquer pourquoi, j'ai bien été capté par cet album qui se lit très bien. C'est un manga d'horreur mais en même temps tellement outré, grotesque que ça fait un peu sourire. Cela conte une famille complètement timbrée dont le fils qui est également narrateur semble la seule personne sensée. Par exemple la grand-mère se prend pour une poule. Donc elle couve des œufs en faisant Cot cot et mange des vers bien répugnants. La sœur aime beaucoup les vers aussi... Le grand-père est doté d'un furoncle purulent que sa belle-fille vient masser avec de l'œuf. C'est à la fois dégoûtant et mâtiné d'une connotation sexuelle évidente. J'en passe et des meilleures. La fin est un peu abrupte, je me suis demandé s'il me manquait pas des pages surtout qu'il n'y a même pas un petit mot "fin". Le dessin est super bien maîtrisé. Franchement c'est à réserver à un public averti, il ne faut y chercher aucune explication rationnelle ni même de message particulier à mon avis. Juste trippant.

18/01/2011 (modifier)
Par André
Note: 2/5

Personnellement, j'aime bien le "bizarre" dans la bande dessinée,comme en littérature, e cinéma et autres...C'est donc ravi que, sur un conseil, j'ai lu Serpent Rouge. Et c'est déçu que je fus à la fin de cet album. Déçu parce que l'histoire n'a vraiment ni queue ni tête,en gros du gore, encore du gore et beaucoup de n'importe quoi. Parce que l'on se demande quel était le message de l'auteur (à mon avis cela correspond plus à un vieux délire de l'auteur) et déçu parce que la fin est vraiment codifiée... A part le dessin qui relève d'un quelconque intérêt, on se demande vraiment quelle utilité a cet album. Certes tous les albums ne doivent pas obligatoirement transmettre un message ou bien dénoncer, amuser... Mais là, ça sert à quoi?

03/10/2007 (modifier)

Ici sur mangavoraces, on vous dira beaucoup de bien de "Serpent rouge". Plus intéressant, vous y trouverez de petites analyses intéressantes. Personnellement (et pour contraster par rapport à ces avis) j'ai trouvé cet album presque aussi chiant que Panorama de l'enfer. Presque parce qu'il présente tout de même un peu plus de cohérence, de liant, que les 13 tableaux de cet autre ouvrage. Par contre on y retrouve beaucoup de ressemblances : graphisme très personnel, éléments outrés jusqu'au grotesque le plus absolu, horreur délibérée à ne plus savoir qu'en faire qui sature et n'hésite pas à explorer toutes les profondeurs insondables du ridicule (et allez donc, une masturbation d'un énorme furoncle avec le pied et éjaculation de pus corrosif, bin voyons...), mêmes "tics" graphiques et narratifs... Le problème c'est qu'on n'est pas horrifié (peut-être vaguement dégoûté, sans plus), qu'on ne rit pas, et qu'on est soulagé d'enfin pouvoir fermer l'album pour lire autre chose. Bref, achetez mieux, achetez moins (copyright bulledair), passez votre chemin.

24/10/2004 (modifier)