Jacques Gallard

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

1987 : Prix ACBD (tome 2). Les aventures de Jacques Gallard, toulousain et aventurier malgré lui.


Grands prix de la Critique ACBD Racisme, fascisme

Jacques Gallard est Toulousain. Ce n'est pas un aventurier mais au besoin il est prêt à s'engager pour des causes pleines d'humanité. C'est ainsi qu'il se retrouvera impliqué dans des aventures diverses. Aidé de ses amis Léon et d'autres débrouillards, soutenu par Zoubida, sa petite amie, il fera partie du combat contre le racisme primaire ou organisé, se retrouvera embrigadé dans une complexe histoire dans le Moscou soviétique, ou encore il affrontera de dangereux Sud Africains décidés à faire taire la voix de la liberté des noirs de leur pays. Jacques Gallard finira-t-il par enfin couler des jours heureux et tranquilles avec sa douce Zoubida ?

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 1983
Statut histoire Une histoire par tome 4 tomes parus
Couverture de la série Jacques Gallard
Les notes (4)
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05/07/2004 | Ro
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je poste mon avis après la lecture des trois premiers albums (de toute façon il y a une histoire par tome dans cette série), je n’ai donc pas lu le quatrième et dernier paru. Si j’ai lu ces albums sans déplaisir, je n’ai pas non plus été enthousiasmé. Le dessin d’abord. Il n’est pas inintéressant, mais avec quelques défauts. Mais pourquoi pas après tout… Les scénarios sont inégaux. Sur les trois albums lus, c’est celui du deuxième (ou Barcelo officie avec Tripp) qui m’a paru le plus abouti – même si je reste étonné qu’il ait pu décrocher un prix de la presse à Angoulême ! Le premier est le plus faible des trois je trouve. Jacques Gallard est un type ordinaire, embarqué dans des histoires plus ou moins foireuses, des aventures liés à quelques sujets d’actualité de l’époque (l’Afrique, les dernières années de la guerre froide entre URSS et USA, la fin de l’apartheid, etc.). Un peu des héros du Journal de Tintin (d’Hergé ou de Jacobs, pour la manière d’impliquer le héros dans une aventure qui semble le dépasser, et dans laquelle il va s’impliquer et ne rien lâcher), un peu de Julien Boisvert aussi (pour la nonchalance du héros) – plutôt ce dernier pour le public visé. En effet, si au départ je voyais cette série destinée à un lectorat de jeunes adolescents, les ressors des intrigues, quelques traits d’humour et quelques scènes entre Gallard et certaines femmes destinent cette série prioritairement à un public plus adulte (même si pas exclusivement). Une série d’aventure à emprunter, à l’occasion, mais sans en attendre trop de merveilles non plus.

11/05/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Encore une série plus ou moins destinée à un public adolescent (un peu plus exigeant) mais pouvant plaire aussi aux adultes, avec un héros sympathique plongé malgré lui dans des aventures très remuantes ; c'était une tendance dans les années 80, la bande étant proche de Julien Boisvert, Romain Bataille ou Condor... Un bon cocktail d'aventures policières, d'espionnage, d'humour et d'exotisme aux intrigues un poil compliquées, avec quelques scènes violentes et soulevant des thèmes graves (notamment le racisme), avec à la clé quelques jolies filles à regarder. Pour sa première grande série importante, J.L. Tripp s'en sort bien en faisant de son héros un Toulousain (assez normal quand on est né à Montauban), en adoptant un dessin de style nouvelle Ligne claire très inspiré de Ted Benoit, et en soignant décors et cadrages audacieux. Il y a eu peu d'albums, la Bd reste très méconnue, c'est donc une bonne occasion de la rechercher en bouquinerie, mais attention, les éditions originales sont assez bien cotées... en tout cas, c'est une curiosité de ces années 80 que j'ai été bien content de découvrir.

08/05/2016 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5

Il n'a pas de chance, Jacques Gallard. Il habite Toulouse et ne demande qu'à vivre tranquillement. Pas de chance, dis-je, car son créateur n'arrête pas de le plonger dans des aventures aux intrigues compliquées qui se déroulent aux quatre coins de la planète. C'est vrai, cette série est un bon mélange de drames, d'humour, d'exotisme qui en fait une réussite... pour elle. Pour moi, simple lecteur ?... Elle ne m'a -à vrai dire- pas apporté grand chose. Le "pauvre mec à qui il va arriver de (très) grosses tuiles", j'en ai tant vu et lu que je n'en ai pas ressenti un réel plaisir de lecture. Bien fichu, c'est vrai, avec un trait qui me fait penser à un heureux mélange de Jacobs et Hergé. Un bon mélange réaliste qui bénéficie d'une belle "mise en planches". Mais c'est à peu près tout. Série inutile ?... Non !... Car tant le "héros" que le lecteur ne bénéficient d'aucun répit au fil des pages. Mais série néanmoins "convenue".

05/11/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Tripp a un style de dessin très européen que j'aurais facilement vu publié dans le magazine A suivre.... Globalement, j'aime assez. Proche de la ligne claire pour le premier tome, il devient plus souple et plus personnel au fil des albums. Objectivement, je dirais que ce n'est pas un dessin vraiment exceptionnel mais il n'est pas désagréable du tout à lire et à regarder. Ceci dit, ce sont surtout les scénarios et la narration de cette série qui sont notables. Déjà, côté scénario, le thème du racisme et du combat contre celui-ci est très présent. Jacques est amoureux de Zoubida, dont les origines nord-africaines lui valent différentes aggressions racistes de la part de jeunes skins. Avec elle, il participera à différentes manifestations anti-racistes et c'est d'ailleurs cela qui l'entrainera dans certaines aventures. Une personnalité de héros assez originale donc dans le monde de la BD. Ensuite, à partir de ça, les scénarios créés sont eux aussi assez originaux (je pense plus particulièrement à Soviet Zig-Zag et Zoulou Blues). C'est aussi au niveau de la narration que l'auteur cherche à faire différent. Si l'on prend l'exemple du tome 3 (Zoulou Blues), l'histoire est narrée par Zoubida et Jacques comme si l'un se racontait à l'autre ce que chacun a fait durant la même période. Ca donne un récit à double voix, empli de flash destinés à montrer ce que faisait l'autre quand le premier fait telle ou telle chose, histoire de bien s'y retrouver dans la chronologie. Et... force m'est d'avouer que c'est raté. Les scènes se superposent, déjà difficiles à suivre simultannément, mais en plus le texte narratif est parfois génant, attirant l'attention sur encore autre chose, et à cela s'additionne des citations d'un discours de Mandela. Cela donne que l'histoire relativement originale et finalement assez simple est rendue ardue à comprendre par cette narration confuse. A noter cependant une fin également originale car le héros se transforme en anti-héros mais je n'en dirais pas plus pour ne pas trop dévoiler. Bref, quelques bons points pour cette série (originalité, personnages,...), hélas compensés par des mauvais points (narration, quelques invraisemblances...). A lire par curiosité.

05/07/2004 (modifier)