Après l'orage (Lepointe)

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Septembre 1914. Henri de Maury est précipité au cœur de la bataille de la Marne. Ce jeune officier connaît à Vitry-le-François son baptême du feu. Si la France est sauvée par ce « miracle », Henri de Maury, lui, n’en sortira pas indemne.


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Première Guerre mondiale Séquelles de guerre

Après l’orage, comment se remettre et survivre, lorsque l’on a été confronté à l’horreur ? Un récit poignant sur le patriotisme, l’aveuglement et les traumatismes nés de la Grande Guerre.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Avril 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Après l'orage (Lepointe) © Editions Pierre de Taillac 2021
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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12/08/2026 | gruizzli
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Par gruizzli
Note: 2/5
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J'ai un souci avec cette BD, qui est lié à un trait de caractère personnel que je détaillerais ensuite. Pour un avis plus neutre sur la BD, voyez le premier paragraphe ! Cette BD est une histoire des premiers jours de la Grande Guerre, celle de 14-18. Des jeunes hommes s'en vont par wagons entiers se faire charcuter dans des champs du nord de la France, et le jeune capitaine Henri de Maury est précipité dans le bain de feu. Le front se stabilisera ensuite, quelques jours plus tard, autour de cette colline qu'il devra charger plusieurs fois, où tous tomberont (ou presque). La BD est un mélange donc des premiers jours de la guerre mais aussi de l'après, puisque comme indiqué dans le résumé, la BD veut aussi parler du PTSD et de la découverte de ce syndrome lors d'une guerre industrielle. La violence assimilée sera créatrice de pathologie psychologique, quelque chose qu'on ne connaissais pas encore et qui est malheureusement bien étudié aujourd'hui. Cela dit, même si la BD en parle c'est franchement très léger et je dirais même que si on ne parlait pas de ce trouble en résumé, on pourrait ne pas le voir. C'est surtout un rescapé de la guerre qui n'en réchappe pas, mais pas vraiment une étude de cas ni une vraie réflexion sur ce trouble. La BD est bien plus longue sur les combats, tout en montrant l'absurdité de cette guerre, heureusement. Niveau dessin, c'est assez réaliste pour coller à une image proche des photos d'époque, dans une colorisation qui fait de belles planches mais je n'aime pas le style global. C'est trop propre, trop lissé pour un tel récit, à mon gout. Maintenant que cela est dit, quel est mon souci avec cette BD ? C'est que, comme beaucoup d’œuvre parlant de la guerre, je trouve que le récit n'arrive pas à éviter l'écueil de la glorification. Par son dessin, par son souci de parler longuement des combats, par l'esthétique et la représentation des corps, cette BD est dans la droite ligne de ce qu'on appelle "l'esthétique de guerre" que tant de personnes décrient. Il y a rarement des œuvres parlant de la guerre qui ne finissent pas par en exalter des aspects et faire de l'héroïsation de ses personnages. Ici encore, malgré l'intention, qui est trop diluée au final pour réellement faire ressentir l'horreur. On voit des choses moches, mais les personnages sont beaux, jeunes, font des choses dingues que nous ne vivrons pas. Encore une fois, c'est difficile de réellement faire ressentir la guerre et l'horreur sans jamais la mettre en valeur. Je pense au film "Requiem pour un massacre" qui le réussit réellement bien, mais ces œuvres anti-guerres sont rares. Et je ressors de cette BD en me disant qu'a force d'esthétique, de poses et de personnages attachants, elle reste trop gentille, trop plaisante pour ceux qui aiment ça. De savoir que plusieurs personnes passionnées par la première guerre mondiale l'ont adoré me donne l'impression que c'est plutôt ça : la BD veut montrer l'horreur, mais finalement l'expose d'une belle façon. Et moi, je n'aime pas la guerre, je ne l'ai jamais aimé, et je n'aime pas quand on la rend belle.

12/08/2026 (modifier)