Seccotine

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)

Créée par Franquin dans Le journal de Spirou, Seccotine est une figure majeure de la BD franco-belge qui méritait bien sa propre série.


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Elle est journaliste, intrépide, piquante... et a besoin d'une petite pause : c'est Seccotine ! Loin des aventures de Spirou et Fantasio, elle décide de ralentir et de se mettre au vert. Champignac-en-Cambrousse s'impose alors comme le refuge idéal : campagne paisible, habitudes rassurantes, silences réparateurs. Mais à peine installée, la journaliste se retrouve entraînée dans une affaire de disparitions d'animaux. Entre les écologistes équivoques d'Arthur Nature et les chasseurs du GSC, le Groupement pour la sécurité de Champignac, le village révèle ses zones d'ombre... Derrière les façades tranquilles, l'intrigue s'inscrit dans la grande tradition du cosy mystery anglais, où le mystère se glisse dans un décor bucolique et faussement innocent...

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Mai 2026
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Seccotine © Dupuis 2026
Les notes
Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)
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13/03/2026 | Josq
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Par Ro
Note: 3/5
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À la lecture des avis précédents, je m'attendais à pire, mais au final je n'ai pas trouvé ce spin-off centré sur Seccotine désagréable à lire, même s'il reste inégal. Graphiquement, l'ensemble est plutôt réussi. Le dessin est propre, plus soigné que dans Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons, avec des décors plus détaillés et une vraie volonté de redonner vie au village de Champignac et à son atmosphère. J'ai aussi trouvé que Seccotine était plutôt bien caractérisée dans cette version, avec un personnage qui conserve une certaine énergie et un côté attachant. En revanche, la colorisation de certains ciels et effets de lumière m'a parfois un peu fait tiquer, avec un rendu qui m'a semblé moins naturel. Là où ça se complique, c'est du côté des personnages secondaires et de l'intrigue. J'ai trouvé Colette assez pénible, tout comme les deux antagonistes, qui ne m'ont pas vraiment intéressé. L'histoire en elle-même est très classique, presque trop sage, avec une impression générale de récit enfantin et sans aspérité. La résolution n'a pas réussi à me surprendre ni à me convaincre. Il y a aussi cette étrange sensation au niveau du rythme, comme si les journées ne duraient qu'une ou deux heures dans le récit tant Seccotine semble vouloir déjà se reposer ou passer à autre chose dès qu'une piste commence à apparaître. Cela renforce encore cette impression de narration molle et de manque de tension. Au final, même si je rejoins en partie les critiques sur le côté assez fade de l'ensemble, je n'ai pas passé un mauvais moment non plus. C'est une lecture plutôt tranquille, avec quelques qualités graphiques et une vraie envie de revisiter Champignac, mais globalement trop sage et trop lisse pour marquer durablement. Je reste malgré tout curieux de voir si d'autres tomes pourraient mieux exploiter le potentiel du personnage. Note : 2.5/5

16/05/2026 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
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"Fade" est le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce 1er épisode (s'il y en a d'autres). Pourtant, il y avait de quoi faire une aventure fun et amusante avec pareils personnages (surtout Seccotine et le Comte) et pareille base champignonesque, mais tout tombe à plat, plouf, y compris les apparitions de Gaston. On a franchement envie de baffer tout le monde, y compris Spirou (inexistant) et Fantasio (brassant du vent), tant c'est plat et mouuu. L'avis de Josq pourrait être le mien. À trop vouloir être sans angle, sans aspérité, on finit par tout vider de sa substance. Pourtant, avec un personnage comme Seccotine, il y avait de quoi bien faire. Son créateur, le pauvre Franquin, doit se retourner dans sa tombe :( Il y avait moyen de faire une belle montagne, les auteurs ont accouché d'un monticule... PS : je mets un "bof" car je n'ai pas envie d'être trop méchant, bien que j'ai la sinistre impression de pouvoir faire mieux que les 2 auteurs.

13/03/2026 (MAJ le 20/04/2026) (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
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Au début, j'ai été plutôt agréablement surpris par le dessin d'Elric, qui, malgré un manque de relief global et des soucis mineurs de proportion ici et là, parvient à nous offrir un résultat graphique très propre, et une modernisation assez acceptable de l'univers de Spirou et Fantasio. Rien qui relève de l'hérésie, en tous cas, et on retrouve même l'ambiance de Champignac avec un certain plaisir, grâce au scénario de Guerrive, qui choisit de nous emmener à la campagne. Un choix assez rafraîchissant, qui dépayse un peu, et nous ramène aux fondamentaux de la saga-mère. Rapidement, toutefois, on se rend compte que tout ça est assez plat. Les dialogues ne sont pas spécialement drôles ; le récit trainasse dès qu'il en a l'occasion ; les couleurs très claires, presque pastel, semblent effacer le caractère des autant des paysages et des personnages, qui en deviennent quasi-transparents. Sans doute par volonté de ne pas cliver, peut-être par peur du politiquement incorrect, les auteurs semblent vouloir éviter soigneusement tout ce qui pourrait ressembler à de la caricature. C'est d'ailleurs partiellement raté, puisque la complotiste est ultra-cliché, mais d'une part, on a le droit de trouver que c'est inhérent au complotisme même, et surtout, on peut probablement partir du principe que ça ne fâchera personne... Sinon, Seccotine décide d'enquêter sur des disparitions mystérieuses d'animaux et de personnes à Champignac, et découvre que tout cela est très probablement lié à une expérience du comte, lui aussi introuvable. Le lecteur découvre également que le petit village est devenu le théâtre d'affrontements entre deux groupes, l'un constitué de chasseurs et l'autre d'écolos qui fabriquent du granulé pour les élevages locaux. On imagine ce que Franquin aurait pu en tirer... et on reste ahuri de constater à quel point Guerrive n'en tire rien. À force de ne vouloir fâcher personne et de ne pas tomber dans la caricature, on se demande ce qui anime les deux auteurs. Leur récit en devient d'une fadeur inconcevable. Il n'y a rien derrière, juste la volonté de reprendre le schéma classique de l'affrontement entre deux bandes de taille égale (et pourquoi pas ?), mais à partir du moment où ce schéma n'est le support à aucun discours en particulier, ni à aucun humour, on se questionne vraiment sur l'intention de l'album. Les auteurs le savent-ils eux-mêmes, d'ailleurs ? Bref, on pourrait louer la volonté des auteurs de réussir à ne jamais basculer dans le politiquement correct sur un sujet potentiellement glissant, mais si c'est pour avoir ça derrière, j'aurais encore préféré un propos anti-chasse ou anti-écolos. Au moins, on aurait eu quelque chose à se mettre sous la dent... Le plus drôle, c'est quand même que la seule intention identifiable derrière cet album est d'avoir voulu donner à un personnage féminin secondaire une saga où elle aurait le premier rôle. Ce qui, précisément, est le summum du politiquement correct...

13/03/2026 (modifier)