Seccotine

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Créée par Franquin dans Le journal de Spirou, Seccotine est une figure majeure de la BD franco-belge qui méritait bien sa propre série.


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Elle est journaliste, intrépide, piquante... et a besoin d'une petite pause : c'est Seccotine ! Loin des aventures de Spirou et Fantasio, elle décide de ralentir et de se mettre au vert. Champignac-en-Cambrousse s'impose alors comme le refuge idéal : campagne paisible, habitudes rassurantes, silences réparateurs. Mais à peine installée, la journaliste se retrouve entraînée dans une affaire de disparitions d'animaux. Entre les écologistes équivoques d'Arthur Nature et les chasseurs du GSC, le Groupement pour la sécurité de Champignac, le village révèle ses zones d'ombre... Derrière les façades tranquilles, l'intrigue s'inscrit dans la grande tradition du cosy mystery anglais, où le mystère se glisse dans un décor bucolique et faussement innocent...

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Mai 2026
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Seccotine © Dupuis 2026
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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13/03/2026 | Josq
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Par Josq
Note: 2/5
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Au début, j'ai été plutôt agréablement surpris par le dessin d'Elric, qui, malgré un manque de relief global et des soucis mineurs de proportion ici et là, parvient à nous offrir un résultat graphique très propre, et une modernisation assez acceptable de l'univers de Spirou et Fantasio. Rien qui relève de l'hérésie, en tous cas, et on retrouve même l'ambiance de Champignac avec un certain plaisir, grâce au scénario de Guerrive, qui choisit de nous emmener à la campagne. Un choix assez rafraîchissant, qui dépayse un peu, et nous ramène aux fondamentaux de la saga-mère. Rapidement, toutefois, on se rend compte que tout ça est assez plat. Les dialogues ne sont pas spécialement drôles ; le récit trainasse dès qu'il en a l'occasion ; les couleurs très claires, presque pastel, semblent effacer le caractère des autant des paysages et des personnages, qui en deviennent quasi-transparents. Sans doute par volonté de ne pas cliver, peut-être par peur du politiquement incorrect, les auteurs semblent vouloir éviter soigneusement tout ce qui pourrait ressembler à de la caricature. C'est d'ailleurs partiellement raté, puisque la complotiste est ultra-cliché, mais d'une part, on a le droit de trouver que c'est inhérent au complotisme même, et surtout, on peut probablement partir du principe que ça ne fâchera personne... Sinon, Seccotine décide d'enquêter sur des disparitions mystérieuses d'animaux et de personnes à Champignac, et découvre que tout cela est très probablement lié à une expérience du comte, lui aussi introuvable. Le lecteur découvre également que le petit village est devenu le théâtre d'affrontements entre deux groupes, l'un constitué de chasseurs et l'autre d'écolos qui fabriquent du granulé pour les élevages locaux. On imagine ce que Franquin aurait pu en tirer... et on reste ahuri de constater à quel point Guerrive n'en tire rien. À force de ne vouloir fâcher personne et de ne pas tomber dans la caricature, on se demande ce qui anime les deux auteurs. Leur récit en devient d'une fadeur inconcevable. Il n'y a rien derrière, juste la volonté de reprendre le schéma classique de l'affrontement entre deux bandes de taille égale (et pourquoi pas ?), mais à partir du moment où ce schéma n'est le support à aucun discours en particulier, ni à aucun humour, on se questionne vraiment sur l'intention de l'album. Les auteurs le savent-ils eux-mêmes, d'ailleurs ? Bref, on pourrait louer la volonté des auteurs de réussir à ne jamais basculer dans le politiquement correct sur un sujet potentiellement glissant, mais si c'est pour avoir ça derrière, j'aurais encore préféré un propos anti-chasse ou anti-écolos. Au moins, on aurait eu quelque chose à se mettre sous la dent... Le plus drôle, c'est quand même que la seule intention identifiable derrière cet album est d'avoir voulu donner à un personnage féminin secondaire une saga où elle aurait le premier rôle. Ce qui, précisément, est le summum du politiquement correct...

13/03/2026 (modifier)