Oglaf
Oglaf est d'abord un webcomic australien réalisé par une dessinatrice, Trudy Cooper et son acolyte, l'humoriste Doug Bayne.
Vous trouverez dans Oglaf des personnages particulièrement hauts en couleurs : Kronar le barbare, guerrier sanguinaire ultime, issu d'une société 100 % mâle et ses démêles avec ses collègues de travail… L'apprenti, héros de l'histoire, est le souffre-douleur de la reine des lieux, érotomane psychotique appelée simplement 'maîtresse'. Avec la cité de la virginité, le lézard des regrets, des monstres, des succubes, des grimoires magiques, des changeformes, des rois, des chevaliers, des princesses des servantes des salopes des des des… Un monde héroïc-érotico-fantastico-porno qui vous émerveillera, vous fera rire et plus si affinités…
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| Date de parution | 29 Novembre 2012 |
| Statut histoire | Série terminée 2 tomes parus |
Les avis
Vous saviez qu'Oglaf avait été traduit en français il y a près de 15 ans ? Vous saviez aussi que deux tomes traduits avaient été publiés ? Bah moi, jusqu'à il y a une semaine, non ! Oglaf c'est une série fourre-tout créée sur internet à la fin des années 2000 par deux artistes australien-ne-s et qui consiste en une succession d'histoires courtes très souvent décousues, autour d'une pelletée de personnages dont certains reviennent régulièrement, mais qui resteront tout du long unies par trois aspects : la comédie, l'univers fantastique et… le cul ! On parodie les archétypes du jeu de rôle, des légendes anciennes, des mythes antiques, des contes, bref tous les poussifs du répertoire fantastique, et au milieu de tout ça les personnages baisent à tout va. Entre deux quêtes et quelques tortures on a bien le temps pour des galipettes et des câlins. Je n'ai jamais su pleinement dire ce qui prévalait le plus entre la nature comique et la forme ouvertement (et bien souvent absurdement) érotique de l'œuvre, les deux font partie intégrante de l'œuvre et pourtant ne sont pas indispensables pour que l'on reconnaisse la patte "Oglaf". Beaucoup de gags ne reposent pas du tout sur la moindre allusion sexuelle, d'autres gags ne sont presque que des excuses pour de l'érotisme facile (surtout au début), et pourtant les deux restes indissociables à ce qui fait d'Oglaf ce récit "absurdo-érotico-fantastico-médiéval". Pas juste du cul à tout va, pas juste de l'aventure parodique, pas juste non plus de la comédie déjantée. Comme dit plus haut les récits sont bien souvent indépendants et presque toujours très courts, pourtant quelques lignes narratives apparaissent quelques fois, on a le droit a de véritables aventures filées (comme les déboires du pauvre Ivan compilées dans le premier tome ou encore l'aventure de "La Chenille de l'Eclate" du second tome) et un casting de personnages réguliers se dessine assez rapidement, avec notamment Ivan l'assistant exploité, Kronar le barbare à la culture absurdement viriliste, Navaan la "docteure" avec quelques neurones en moins, les nains et leur caractère inventif et explosif, ou encore la guerrière blasée bien trop compétente pour le monde dans lequel elle vit (qui n'est jamais nommée d'ailleurs). Les personnages sont cons comme pas permis (sauf pour les rares ayant écopé du rôle d'Auguste et de souffre douleur récurrent), toutes les espèces sentientes ont une sexualité décomplexée, on a le droit à une grande variété dans les types de sexualités représentées (on a même très souvent le droit à des relations homosexuelles), une variété aussi dans les kinks et ressorts humoristiques mis en scène, … Bref, je risque encore de me répéter, c'est à la fois très con, très drôle et très très la baise (pour citer ma mamie). Petit passage sur la forme de ces deux albums. La traduction de Francis est bonne, les runnings gags et les punchlines marchent, honnêtement c'est réussi. Je ne saurais dire si la traduction de la dimension érotique de l’œuvre est tout aussi juste, je lis quasi-exclusivement ma littérature érotique en anglais (la langue des perfides grands-bretons), et puis il faut dire que certains termes francophones comme "foufoune" ont plus tendance à me faire ricaner que vibrer le pantalon. Pour ce qui est de la dimension érotique de l’œuvre, justement, je ne saurais pleinement attester de sa qualité. Comme expliqué dans quelques autres avis l'érotisme marche surtout en pur écrit chez moi et même si je peux juger objectivement la plastique des personnages comme typiques de ce genre de créations émoustillantes, je ne saurais dire si elle est ici particulièrement de bonne facture ou non. Et puis, n'étant pas sensible aux charmes masculins, c'est déjà tout une partie des scènes de jambes en l'air qui me passe au dessus de la tête. Allez, je reconnais tout de même que certains scénarios me parlent quand-même, que certaines prémisses auraient pu me faire rougir... si je n'étais pas déjà occupée à glousser. Bah oui, je lis cette série surtout pour la comédie ! Et puis de toute façon, encore une fois, c'est suffisamment varié pour qu'il y en ait pour tous les goûts. Pour ce qui est du dessin je suis mitigée. Subjectivement je l'affectionne, j'y suis attachée (peut-être parce qu'habituée), mais objectivement je lui reconnais un certain aspect trop "simpliste" dans beaucoup de designs, une colorisation parfois plate et un style webcomic typique de son époque qui ne parlera sans doute pas à tout le monde. Série comique, série fantastique ou série strictement pour adulte ? Je n'ai pas su choisir alors j'ai tranché pour la classer comme une série avant tout humoristique. Gardons juste en tête que la myriade de vulves, de pénis, d'anus, de seins et de brouettes moldaves en gros plans ne prédestinent pas cette lecture à un public jeunesse. Bon, après, rien ne vous empêche de faire lire à des ados les quelques gags sans cul (ou a minima sans rien d'explicite), il y en a des sacrément chiadés ! Même si beaucoup des premiers gags me paraissent un peu faibles, j'avoue trouver la série dans sa globalité assez savoureuse, alors je lui arrondis sa note au supérieur sans le moindre regret. (Note réelle 3,5) PS : Je suis surprise que l'intégralité du webcomic n'ait pas été publié en album, après tout la série continue toujours et la traduction francophone disponible sur le site des éditions Lapin est déjà allée très loin.
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